C'est un petit texte très amusant dans le ton ironique et pince sans rire de KJ '
Demon' Parker.
C'est aussi un bel exercice de
doublethink, dans l'acception la plus profonde du terme telle qu'expliquée dans
1984 par O'Brien torturant Winston Smith : il ne faut pas dire voir cinq doigts pour complaire au parti quand on n'en voit que quatre, il faut parvenir à en voir cinq, à vraiment les voir, à les voir on oubliant même qu'on a pu ou aurait pu voir autre chose.
C'est ce genre de prouesse que réussit à chaque instant de sa vie le héros sculpteur de l'histoire racontée par KJ Parker, cet homme qui réalise des statues martiales (et victorieuses) du Roi et parvient à se persuader encore et toujours que tout va bien, que tout est beau, et même qu'un enfant à l'origine incertaine est le sien.
Et lorsqu'il représente par la statuaire une bataille à venir avant même qu'elle advienne, on ne peut que penser à la phrase de L'homme qui tua Liberty Valance : « When the legend becomes facts,
print the legend ! »
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