Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Le Caravage par Manara c'est bô


Je n'écris pas de biographie, même romancées, sinon je serais biographe et pas blogueur. Juste quelques mots donc pour signaler la bio romancée de Le Caravage par Manara. Pour le reste, il y a Wikipédia.

Superbe album. Personnage, vêtements, bâtiments, paysages, tout est époustouflant dans cet opus qui part de tout ce qu'on sait sur la vie de Le Caravage (son art, ses excès, ses protecteurs, son long exil, sa fin pitoyable qui, racontée par Manara, fait un peu penser à celle de Pasolini comme d'ailleurs son art, qui met en scène pauvres et marginaux, peut le faire aussi) pour présenter la vie et l'oeuvre, larger than life l'une comme l'autre, d'un maitre du XVIè siècle.
Par delà l'esthétique, narrativement, le rythme aussi et la progression dramatique (bien aidée par la vie tumultueuse du peintre) sont captivants.

Manara raconte toute une vie, imagine ce qui manque, reproduit quantité des oeuvres du maitre italien. Le résultat est magnifique, encore plus sans doute dans cette devenue rare version NB, mais je sais, au vu des couvertures présentées en fin de volume, que la version couleur n'est pas mal non plus.
Enjoy !

Commentaires

Roffi a dit…
C’est noté. À offrir ou se l’offrir(peut-être pas à une paroisse..ahah)
Curieux de voir comment l’auteur analyse ce peintre que j’avais trouvé très ancré dans l’humanité.
Gromovar a dit…
D'une manière très intéressante.
dasola a dit…
Bonsoir Gromova, merci pour l'info sur cet album. J'espère le trouvé un jour en bibliothèque. La vie du Caravane est fascinante. Bonne soirée.
Gromovar a dit…
Bonsoir à toi.