Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Naomi Kritzer - The Year Without Sunshine : Hugo Best Novelette 2024


BREVE D'ETE

En plus du très bienveillant Better Living Through Algorithms, Naomu Kritzer a aussi gagné le Hugo 2024 de la meilleure novelette avec The Year Without Sunshine, lisible dans Uncanny Magazine.

BLTA était troublant avant de se conclure sur des moments de belle et bonne bienveillance.
Ici no stress, le point est bienveillant d'entrée et tout du long, avec cette histoire de communauté de voisinage qui s'organise pour survivre par l'entraide et le don à une soft apocalypse qui combine feu de forêts, pandémie, coupures de courants, chutes des réseaux télécoms, pénurie de nourriture et surtout de médicaments.
Contrairement au texte précédent, pas d'inquiétude ici. Dès le début des troubles on se retrousse les manches, on échange, on donne, on fait au mieux avec les aptitudes de chacun. Après le Earth Abides de George Stewart, c'est ici le Community Abides de Naomi Kritzer dans une version soft et happy end du One Second After de William Forschten.

Prix public, les Hugo en disent long sur les votants. De bien belles personnes assurément dont on espère pour elles que l'univers ne viendra jamais frapper à leur porte, ni à celle de Naomi Kritzer.
Moi, je stoppe là avant de ressentir les premiers signes de l'hyperglycémie.

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