Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

Naomi Kritzer - The Year Without Sunshine : Hugo Best Novelette 2024


BREVE D'ETE

En plus du très bienveillant Better Living Through Algorithms, Naomu Kritzer a aussi gagné le Hugo 2024 de la meilleure novelette avec The Year Without Sunshine, lisible dans Uncanny Magazine.

BLTA était troublant avant de se conclure sur des moments de belle et bonne bienveillance.
Ici no stress, le point est bienveillant d'entrée et tout du long, avec cette histoire de communauté de voisinage qui s'organise pour survivre par l'entraide et le don à une soft apocalypse qui combine feu de forêts, pandémie, coupures de courants, chutes des réseaux télécoms, pénurie de nourriture et surtout de médicaments.
Contrairement au texte précédent, pas d'inquiétude ici. Dès le début des troubles on se retrousse les manches, on échange, on donne, on fait au mieux avec les aptitudes de chacun. Après le Earth Abides de George Stewart, c'est ici le Community Abides de Naomi Kritzer dans une version soft et happy end du One Second After de William Forschten.

Prix public, les Hugo en disent long sur les votants. De bien belles personnes assurément dont on espère pour elles que l'univers ne viendra jamais frapper à leur porte, ni à celle de Naomi Kritzer.
Moi, je stoppe là avant de ressentir les premiers signes de l'hyperglycémie.

Commentaires