L'Homme sans tête - Gene Wolfe

Dans le Bifrost 124 , il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction (dans laquelle Roland Lehoucq décortique le film Projet Dernière Chance ) , etc. Il y a un édito d'Olivier Girard qui parle de confiance dans le monde du livre, confiance entre les petites mains, par-delà la valse des généraux, confiance qui permet de travailler et de continuer à le faire en dépit des vicissitudes capitalistiques. Chroniquant le Trois Oboles pour Charon de Frank Ferric, j’écrivais « L’absurdité du conflit des hommes est le seul spectacle que l’éternité lui offre » . Je m’y tiens. Dans le Bifrost 124 , il y a un volumineux dossier sur le très prolifique et insaisissable Antoine Volodine. L’homme a ses fans, je n’en suis pas, je n’ai donc pas grand-chose à en dire si ce n’est que le dossier semble vraiment très complet, comprenant notamment une longue interview réalisée par Hugues Robert. Il y a aussi dans le Bifrost 124 , une très courte nouvelle de Gene Wolfe. L’H...

Naomi Kritzer - The Year Without Sunshine : Hugo Best Novelette 2024


BREVE D'ETE

En plus du très bienveillant Better Living Through Algorithms, Naomu Kritzer a aussi gagné le Hugo 2024 de la meilleure novelette avec The Year Without Sunshine, lisible dans Uncanny Magazine.

BLTA était troublant avant de se conclure sur des moments de belle et bonne bienveillance.
Ici no stress, le point est bienveillant d'entrée et tout du long, avec cette histoire de communauté de voisinage qui s'organise pour survivre par l'entraide et le don à une soft apocalypse qui combine feu de forêts, pandémie, coupures de courants, chutes des réseaux télécoms, pénurie de nourriture et surtout de médicaments.
Contrairement au texte précédent, pas d'inquiétude ici. Dès le début des troubles on se retrousse les manches, on échange, on donne, on fait au mieux avec les aptitudes de chacun. Après le Earth Abides de George Stewart, c'est ici le Community Abides de Naomi Kritzer dans une version soft et happy end du One Second After de William Forschten.

Prix public, les Hugo en disent long sur les votants. De bien belles personnes assurément dont on espère pour elles que l'univers ne viendra jamais frapper à leur porte, ni à celle de Naomi Kritzer.
Moi, je stoppe là avant de ressentir les premiers signes de l'hyperglycémie.

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