Haut les cœurs ! Les Utopiales 2026 arrivent !

Du 29 octobre au 1er novembre 2026, les Utopiales retrouvent la Cité des congrès de Nantes pour une 27e édition placée sous le signe des « Perspectives ». Observation, illusion, plan et vertige : quatre portes d’entrée pour interroger nos façons de voir, de représenter et d’imaginer le monde. La science-fiction devrait avoir quelques idées sur la question. Parmi les 97 auteurs annoncés, on retrouvera notamment Robert Jackson Bennett, Kim Bo-Young, Catherine Dufour, Ian McDonald, John Langan, Annalee Newitz et Dolki Min. Scientifiques, artistes, professionnels du jeu et du cinéma croiseront leurs regards avec les leurs au fil de 131 conférences et tables rondes. De quoi nourrir les discussions, avant de prolonger les rencontres dans la grande librairie du festival et ses séances de dédicaces. Les images auront aussi toute leur place : treize expositions, dont une grande traversée de l’univers graphique de Léa Murawiec, également signataire de l’affiche, et les architectures de Miel Van...

James Tiptree Jr. se sauve in Bifrost 115


Dans le Bifrost 115, sous une couverture qui fleure bon l'Age d'or, on trouve les rubriques habituelles : édito d'Olivier Girard, critiques des sorties récentes, scientifiction (sur les Anti-Terre, par le duo Chemla Lehoucq, qui parlent même de Gor ce qui prouve, en nos temps éveillés, une liberté d'esprit méritoire).

On y trouve aussi un imposant dossier James Tiptree Jr. coordonné avec énergie et entrain par l'encyclopédique Jean-Daniel Brèque. Et, comme toujours, quatre nouvelles.


De James Tiptree Jr, Ces femmes que les hommes ne voient pas (titrée Vol 727 pour ailleurs lors de sa première publication en français), est une novelette impressionnante dans laquelle Tiptree donne sa réponse argumentée au dilemme Exit, Voice, Loyalty.

Finaliste Locus, elle alla aussi en finale du Nebula avant que Tiptree elle-même ne la retire de la liste.

Elle reçut une critique très positive de Robert Silverberg (à l'époque personne, pas même lui, ne savait que James Tiptree Jr. était une femme). Il y comparait Tiptree favorablement à Ernest Hemingway et y affirmait : "Ces femmes que les hommes ne voient pas est une histoire profondément féministe racontée d'une manière entièrement masculine, et elle mérite une attention particulière de la part de ceux qui sont en première ligne dans les guerres de la libération sexuelle, hommes comme femmes."

Enjoy !

Commentaires