Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

La Mythologie viking t1 - Gaiman - Russell


Sortie en français, dans une traduction de Patrick Marcel qui avait déjà traduit la version text-only de l’ouvrage, de la Mythologie Nordique de Gaiman illustrée par P. Craig Russel et quelques compères.
Ce premier tome contient sept récits, sept légendes de longueurs variables tirées des Eddas.

Les deux premiers, Prologue et Yggdrasil et les neuf mondes racontent la création du monde et offrent aux lecteurs une histoire et une géographie des temps primordiaux.
Du géant Ymir aux parents d’Odin et de ses frères, de la création des humains à leur animation, ce sont neuf mondes qui sont peuplés au début des temps. Des mondes habités d’elfes, de nains, de dieux, de géants et d’humains. Des mondes, entre Niflheim (la terre de glace) au nord et Muspellheim (la terre de feu) au sud, dont au moins deux nous intéressent tout spécialement : Midgard, le monde humain ceinturé par les eaux, et Asgard, le séjour des Ases, les dieux de la mythologie nordique de notre connaissance.
Note : on y voit le Bifrost, le pont arc en ciel qu’Heimdall garde et que seuls les dieux peuvent emprunter. Qu’on se le dise !

La suivante, La Tête de Mimir et l'oeil d'Odin, illustrée par Mike Mignola, raconte comment Odin perdit son œil et gagna en contrepartie une grande sagesse.

Les Trésors des dieux, art par Jerry Ordway, explique comment, par ruse, Loki amena les nains à créer pour les dieux des trésors magiques sans pareil, dont le célébrissime marteau de Thor, Mjolnir.

Le maitre d’œuvre (Piotr Kowalski) est encore une histoire de mensonge et de ruse. Alors qu’un mystérieux maitre d’œuvre risque fort de rouler les dieux, ceux-ci – et notamment le plus roué d’entre eux – parviennent à lui renvoyer l’ascenseur. Mais cette fois Loki aura vraiment dû payer de sa personne.

Les enfants de Loki (David Rubin) met en scène les trois enfants magiques et dangereux de Loki (encore). Et c’est bien sûr aux dieux qu’il revient de prendre en charge cette funeste progéniture : Hel, déesse des morts sans gloire, Jörmungand, le serpent du Midgard qui enserre le monde, et enfin Fenrir, le loup que les dieux emprisonnent grâce au courage de Tyr et qui attend Ragnarök pour accomplir son sinistre destin.

On terminera sur Les Noces insolites de Freya (Jill Thompson), une histoire drôle qui voit Thor se mettre dans une surprenante posture, avec l’aide de Loki, toujours, qui d’histoire en histoire est le metteur en branle des événements, le trickster qui nuit aux dieux au moins autant qu’il les aide après les avoir mis dans la peine, and so on…

Ce premier tome se lit avec grand plaisir grâce à la limpidité du texte et à la beauté des illustrations. On y voit des dieux forts et puissants mais souvent peu malins, fréquemment querelleurs, régulièrement inconséquents, très souvent très machistes. Très humains finalement, avec toutes les vertus et toutes les faiblesses de l’humanité.
Vivement la suite !
Et offrez-le à vos descendants !

La mythologie viking t1, Gaiman, Russell et al.

Commentaires

Oh merci !J'avais adoré le bouquin de Gaiman mais cette version en BD était jusqu'ici passer son mes radars !
Gromovar a dit…
Oubli réparé ;-)