Green City Wars - Adrian Tchaikovsky

Futur peut-être pas si lointain. Le désastre environnemental en cours a continué. En réaction, des firmes construisirent quelques Cités Vertes (Green Cities) , à savoir de grandes villes autonomes, environnementalement neutres, autosuffisantes en énergie et en nourriture (grâce à leurs fermes extérieures liées) . Neuwien est l’une de celles-ci, et c’est dans ses murs que se déroule l’action de Green City Wars . Pour comprendre le monde imaginé par Adrian Tchaikovsky, il faut savoir que les Villes vertes (et singulièrement Neuwien) ne sont pas juste des cités écoresponsables. Elles sont aussi des lieux d’où a été rendu invisible tout le travail de service qui permet à une ville de fonctionner et à ses habitants de vivre une vie agréable consacrée à des activités à forte valeur ajoutée. Une ville sans prolétariat donc, peuplée seulement de CSP+ vaquant à leurs occupations intellectuelles. Problème : ce prolétariat que les CSP+ ne veulent pas voir (comme en Grande-Bretagne au XIXe siècle...

La Mythologie viking t1 - Gaiman - Russell


Sortie en français, dans une traduction de Patrick Marcel qui avait déjà traduit la version text-only de l’ouvrage, de la Mythologie Nordique de Gaiman illustrée par P. Craig Russel et quelques compères.
Ce premier tome contient sept récits, sept légendes de longueurs variables tirées des Eddas.

Les deux premiers, Prologue et Yggdrasil et les neuf mondes racontent la création du monde et offrent aux lecteurs une histoire et une géographie des temps primordiaux.
Du géant Ymir aux parents d’Odin et de ses frères, de la création des humains à leur animation, ce sont neuf mondes qui sont peuplés au début des temps. Des mondes habités d’elfes, de nains, de dieux, de géants et d’humains. Des mondes, entre Niflheim (la terre de glace) au nord et Muspellheim (la terre de feu) au sud, dont au moins deux nous intéressent tout spécialement : Midgard, le monde humain ceinturé par les eaux, et Asgard, le séjour des Ases, les dieux de la mythologie nordique de notre connaissance.
Note : on y voit le Bifrost, le pont arc en ciel qu’Heimdall garde et que seuls les dieux peuvent emprunter. Qu’on se le dise !

La suivante, La Tête de Mimir et l'oeil d'Odin, illustrée par Mike Mignola, raconte comment Odin perdit son œil et gagna en contrepartie une grande sagesse.

Les Trésors des dieux, art par Jerry Ordway, explique comment, par ruse, Loki amena les nains à créer pour les dieux des trésors magiques sans pareil, dont le célébrissime marteau de Thor, Mjolnir.

Le maitre d’œuvre (Piotr Kowalski) est encore une histoire de mensonge et de ruse. Alors qu’un mystérieux maitre d’œuvre risque fort de rouler les dieux, ceux-ci – et notamment le plus roué d’entre eux – parviennent à lui renvoyer l’ascenseur. Mais cette fois Loki aura vraiment dû payer de sa personne.

Les enfants de Loki (David Rubin) met en scène les trois enfants magiques et dangereux de Loki (encore). Et c’est bien sûr aux dieux qu’il revient de prendre en charge cette funeste progéniture : Hel, déesse des morts sans gloire, Jörmungand, le serpent du Midgard qui enserre le monde, et enfin Fenrir, le loup que les dieux emprisonnent grâce au courage de Tyr et qui attend Ragnarök pour accomplir son sinistre destin.

On terminera sur Les Noces insolites de Freya (Jill Thompson), une histoire drôle qui voit Thor se mettre dans une surprenante posture, avec l’aide de Loki, toujours, qui d’histoire en histoire est le metteur en branle des événements, le trickster qui nuit aux dieux au moins autant qu’il les aide après les avoir mis dans la peine, and so on…

Ce premier tome se lit avec grand plaisir grâce à la limpidité du texte et à la beauté des illustrations. On y voit des dieux forts et puissants mais souvent peu malins, fréquemment querelleurs, régulièrement inconséquents, très souvent très machistes. Très humains finalement, avec toutes les vertus et toutes les faiblesses de l’humanité.
Vivement la suite !
Et offrez-le à vos descendants !

La mythologie viking t1, Gaiman, Russell et al.

Commentaires

Oh merci !J'avais adoré le bouquin de Gaiman mais cette version en BD était jusqu'ici passer son mes radars !
Gromovar a dit…
Oubli réparé ;-)