An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

Espèce invasive - Christophe Esnault


Sortie chez Milagro Editions d’un petit opuscule qui, comme on dit, ne donne pas envie de danser, Espèce invasive, du poète Christophe Esnault.

Quoique… Où mieux danser que sur le volcan ?


Une espèce invasive, si on en croit la définition que donne le Muséum d’histoire naturelle est « une espèce vivante dont la prolifération provoque des dégâts dans le milieu dans lequel elles s’installent ».

Le Ministère de la transition écologique etc. est plus explicite, précisant que « ces espèces représentent une menace pour les espèces locales, car elles accaparent une part trop importante des ressources (espace, lumière, ressources alimentaires, habitat…) dont les autres espèces ont besoin pour survivre. Elles peuvent aussi être prédatrices directes des espèces locales. » et « sont aujourd’hui considérées comme l’une des principales menaces pour la biodiversité. Elles constituent un danger pour environ un tiers des espèces terrestres et ont contribué à près de la moitié des extinctions connues à l’échelle mondiale. »


WOW !

Si l’on s’en tient à ces deux définitions, l’espèce humaine représente l’espèce invasive ultime, le goat des espèces invasives.


Espèce invasive est donc logiquement un long plaidoyer syncopé pour l’élimination de la seule espèce vraiment invasive que connaisse le biotope terrestre, la nôtre. Dans ces « poèmes génocidaires » on croisera, sur un ton qui rappelle que l’ironie est la politesse du désespoir, programmes d’élimination rapide et sans douleur de l’espèce prédatrice, dénonciations de l’imposture velléitaire, complicité du capitalisme consumériste, bio sous plastique, obscénité des média en continu et incurie d’une jeunesse somnambule qui se croit éveillée mais est addict à la conso surtout si elle est fast.

« L’appel au suicide collectif D’individus impliqués et responsables Ne suffira pas Ceux-là étant une infime Minorité », il faudra donc organiser et ordonner.

Dénoncer ceux « qui niquent Gaïa » ne suffira pas non plus.

Car les humains prolifèrent, comme les méduses, comme les écrevisses, comme les ragondins. Il faudra donc « poser des pièges pour éradiquer les humains ». Ou servir à tous un « cocktail létal au Round Up ».

Les enfants aussi. L’humain pollue parce qu’il est, « Les enfants pollueurs Vos enfants pollueurs Ton enfant pollueur ». Que les acharnés de la reproduction sexuée sachent que dorénavant « Les enfants qui naîtraient » seraient prénommés « Carbone ». Et nonobstant, « Vous pouvez faire des enfants En refusant d’appliquer les mesures Gouvernementales Mais sachez qu’au 1er avril 2026 Ils seront abattus et enterrés à vos frais ».

Plastiques, réchauffement, acidification, bactéries fossiles zombies, que faut-il de plus ? Combien de morts de plus, combien d’autres espèces éradiquées pendant qu’Elvis le chien mange ses « friandises bio » ?


Alors que Christophe Esnault offre la solution : « Ce livre contient une pochette Avec assez de cyanure...Pour toute la famille ». Mais voilà que même ce livre est compromis, il clignote !

Nihil novi sub sole !


« La Terre est devenue le lac Victoria et l’humain y est la perche du Nil »

Un tel art de la concision devrait être primé.

Espèce invasive, Christophe Esnault

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