Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Espèce invasive - Christophe Esnault


Sortie chez Milagro Editions d’un petit opuscule qui, comme on dit, ne donne pas envie de danser, Espèce invasive, du poète Christophe Esnault.

Quoique… Où mieux danser que sur le volcan ?


Une espèce invasive, si on en croit la définition que donne le Muséum d’histoire naturelle est « une espèce vivante dont la prolifération provoque des dégâts dans le milieu dans lequel elles s’installent ».

Le Ministère de la transition écologique etc. est plus explicite, précisant que « ces espèces représentent une menace pour les espèces locales, car elles accaparent une part trop importante des ressources (espace, lumière, ressources alimentaires, habitat…) dont les autres espèces ont besoin pour survivre. Elles peuvent aussi être prédatrices directes des espèces locales. » et « sont aujourd’hui considérées comme l’une des principales menaces pour la biodiversité. Elles constituent un danger pour environ un tiers des espèces terrestres et ont contribué à près de la moitié des extinctions connues à l’échelle mondiale. »


WOW !

Si l’on s’en tient à ces deux définitions, l’espèce humaine représente l’espèce invasive ultime, le goat des espèces invasives.


Espèce invasive est donc logiquement un long plaidoyer syncopé pour l’élimination de la seule espèce vraiment invasive que connaisse le biotope terrestre, la nôtre. Dans ces « poèmes génocidaires » on croisera, sur un ton qui rappelle que l’ironie est la politesse du désespoir, programmes d’élimination rapide et sans douleur de l’espèce prédatrice, dénonciations de l’imposture velléitaire, complicité du capitalisme consumériste, bio sous plastique, obscénité des média en continu et incurie d’une jeunesse somnambule qui se croit éveillée mais est addict à la conso surtout si elle est fast.

« L’appel au suicide collectif D’individus impliqués et responsables Ne suffira pas Ceux-là étant une infime Minorité », il faudra donc organiser et ordonner.

Dénoncer ceux « qui niquent Gaïa » ne suffira pas non plus.

Car les humains prolifèrent, comme les méduses, comme les écrevisses, comme les ragondins. Il faudra donc « poser des pièges pour éradiquer les humains ». Ou servir à tous un « cocktail létal au Round Up ».

Les enfants aussi. L’humain pollue parce qu’il est, « Les enfants pollueurs Vos enfants pollueurs Ton enfant pollueur ». Que les acharnés de la reproduction sexuée sachent que dorénavant « Les enfants qui naîtraient » seraient prénommés « Carbone ». Et nonobstant, « Vous pouvez faire des enfants En refusant d’appliquer les mesures Gouvernementales Mais sachez qu’au 1er avril 2026 Ils seront abattus et enterrés à vos frais ».

Plastiques, réchauffement, acidification, bactéries fossiles zombies, que faut-il de plus ? Combien de morts de plus, combien d’autres espèces éradiquées pendant qu’Elvis le chien mange ses « friandises bio » ?


Alors que Christophe Esnault offre la solution : « Ce livre contient une pochette Avec assez de cyanure...Pour toute la famille ». Mais voilà que même ce livre est compromis, il clignote !

Nihil novi sub sole !


« La Terre est devenue le lac Victoria et l’humain y est la perche du Nil »

Un tel art de la concision devrait être primé.

Espèce invasive, Christophe Esnault

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