Green City Wars - Adrian Tchaikovsky

Futur peut-être pas si lointain. Le désastre environnemental en cours a continué. En réaction, des firmes construisirent quelques Cités Vertes (Green Cities) , à savoir de grandes villes autonomes, environnementalement neutres, autosuffisantes en énergie et en nourriture (grâce à leurs fermes extérieures liées) . Neuwien est l’une de celles-ci, et c’est dans ses murs que se déroule l’action de Green City Wars . Pour comprendre le monde imaginé par Adrian Tchaikovsky, il faut savoir que les Villes vertes (et singulièrement Neuwien) ne sont pas juste des cités écoresponsables. Elles sont aussi des lieux d’où a été rendu invisible tout le travail de service qui permet à une ville de fonctionner et à ses habitants de vivre une vie agréable consacrée à des activités à forte valeur ajoutée. Une ville sans prolétariat donc, peuplée seulement de CSP+ vaquant à leurs occupations intellectuelles. Problème : ce prolétariat que les CSP+ ne veulent pas voir (comme en Grande-Bretagne au XIXe siècle...

Farmhand 4 - The Seed - Rob Guillory


Juste quelques lignes sur Farmhand 4, intitulé The Seed.

L'histoire continue encore et encore. Thorne a provoqué la mutation de tous les infectés, et ils sont nombreux. Plus personne n'est en sureté dans la ville, sauf les Jenkins qui, inexplicablement, bénéficient d'un décret protecteur de celle qui, de facto, contrôle la cité et en a fait un pandémonium. De fait, Freetown est close, fermée par la sorcière (qui ressemble de plus en plus à une Docteur Octopus végétale). De l'extérieur on ne sait rien, si ce n'est qu'il doit s'y passer des choses presque aussi graves. Trouver un moyen de mettre un terme à la mutation/malédiction devient vital, et pour cela il faut survivre, retrouver l'ancien assistant de Thorne et travailler dur en espérant beaucoup.


Alors que tout se concentre autour de la famille Jenkins, on comprend que les événements actuels ne sont pas des accidents mais qu'au contraire ils résultent d'un plan ourdi depuis bien avant la naissance des protagonistes, avec Thorne (ou ce qui la possède) dans le rôle d'une Révérende mère Bene Gesserit et Zeke Jenkins dans celui du Kwisatz Haderach.

Et ici il s'agit non pas de dresser des maisons les unes contre les autres mais de séparer les membres de la famille Jenkins afin de les rendre vulnérables aux tentations d'une Thorne qui s'affirme comme le démon tentateur de l'histoire, une créature encore mal définie qui a tout orchestré, non seulement durant les dernières semaines mais aussi durant toute la vie des enfants Jenkins et celle des ancêtres qui les ont précédés. Semer les graines de la haine et celles de la division, c'est ce à quoi s'est attelé durant des décennies la créature, sur fond de refus d'émancipation des anciens esclaves. Difficile ici de ne pas faire un parallèle avec la grande histoire américaine (mais ici, ouf, ce n'est pas lourdingue).

Le tout culminera-t-il dans une version inversée du sacrifice d'Abraham ? Tu devrais lire, lecteur, pour savoir quel prix paient les Jenkins à la haine dévorante de la créature Thorne.


De plus en plus décalé et spectaculaire (encore plus que le volume précédent), cet opus est le lieu dans lequel s'affrontent les forces qui, dans une famille déchirée jusqu'aux frontières de l'anéantissement, tentent de ressouder ce qui peut l'être et celles qui veulent achever la destruction totale de tout lien. Du résultat de cette confrontation sortira l'avenir de la famille et du monde. Difficile encore de ne pas faire de parallèle.

A lire, au degré qu'on voudra.


Farmhand t4, The Seed, Rob Guillory

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