Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Connexions - Michael Flynn

BLOG EN MODE DÉGRADÉ

ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX.

JUSQUE LÀ, LECTEUR, POUR ENCORE QUELQUES MOMENTS, IL TE FAUDRA ACCEPTER DE ME FAIRE CONFIANCE SUR JUSTE DEUX OU TROIS LIGNES.


Sortie demain de Connexions de Michael Flynn. Du bonhomme on avait lu il y a trop longtemps le génial Eifelheim, et depuis plus grand chose. Le Bélial, avec Jean-Daniel Brèque à la trad., corrigent enfin aujourd'hui ce manque avec Connexions, une novella publiée dans la collection UHL.


Terre, aujourd'hui. Siddhar Nagkmur « est en train de se poivrer dans un bar minable d'un misérable coin de Chicago. Lui aussi est misérable, et donc assorti à ce coin ». C'est là que Nagkmur va voir à la télévision une « héroïne timide » qui vient de sauver un bébé pris dans un incendie à Manhattan. C'est là qu'il pense la reconnaitre et décide alors de partir de toute urgence à sa rencontre. C'est non loin de là, en chemin vers son véhicule, qu'il croisera un monstre, une « chose » plus noire que la nuit. Et, de là, tout s'enchaine. Et moi, j'arrête là.

Je pense très sincèrement que, pour prendre tout l'immense plaisir qu'on peut prendre à la lecture de ce petit bijou, il importe d'en savoir le moins possible. Je suis donc très succinct, le mode dégradé (encore en vigueur pour quelques jours) étant ici un alibi autant qu'une nécessité. Il te protège, lecteur, et, comme j'en suis le seul décisionnaire, c'est donc que JE te protège. Tu me remercieras plus tard.

Je te le redis, ne lis rien lecteur, fais-le pour l'amour de moi. Ne lis même pas les excellentes notes de blog d'Apophis ou de Feyd Rautha (ou alors lis-les après), ne lis pas le résumé fourni sur le site du Bélial, ne lis pas la 4ème de couverture.

Pars à l'aventure dans Connexions.

Pars sur les traces et à la rencontre de personnages délicieusement croqués aux noms aussi improbables que : Siddar Nagkmur, Stacey Papandréou, Bruno Zendhal (lieutenant-colonel de l'USAF), Jim-7, Annie Troy et Janet Murchison.

Sache qu'aucun de ces personnages (sauf un) n'est ce qu'il parait être.

Sache que ces personnages vont tous se croiser et interagir sous l'emprise des lois conjointes du hasard et de la nécessité.

Sache que tu plongeras dans une histoire secrète dont tu n'avais pas la moindre idée.

Sache que les aventures intriquées des six protagonistes – dont personne sur Terre sauf toi n'aura connaissance – sont peut-être les plus importantes qui aient jamais été pour le destin de toute l'humanité.

Sache surtout que ce texte est brillant comme peu le sont. Qu'il est finement construit, qu'il est trépidant, qu'il est drôle – d'un humour pince sans rire qui est irrésistible –, qu'il est aussi intelligent que délicieusement cynique, qu'il est très référencé sans exclure aucun nouveau lecteur, qu'il sait, enfin, se foutre de la gueule de certains tics contemporains sans charger la barque outre-mesure.

Il se lit à toute vitesse tant il est aussi accessible que passionnant et amusant. A chaque action une réaction, on se croirait dans un cartoon de Tex Avery dialogué par les Marx Brothers – et c'est pourtant de la vraie bonne SF.

Toujours là, lecteur ?!? Fonce ! Il n'y en aura pas pour tout le monde.


A lire.

Connexions - Michael Flynn, trad. Jean-Daniel Brèque

Commentaires

Anonyme a dit…
Tiberix : Juste pour le poser là, j'ai commencé à le lire et je suis en train de m'arrêter toutes les deux phrases parce que la traduction a l'air d'avoir été faite par une IA mal réglée. Je suis le seul ? Je vais essayer de trouver la VO... 😪