Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

The Department of Truth t4 - Tynion - Simmonds - Bidikar

BLOG EN MODE DÉGRADÉ

ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX.

JUSQUE LÀ, LECTEUR, POUR ENCORE QUELQUES MOMENTS, IL TE FAUDRA ACCEPTER DE ME FAIRE CONFIANCE SUR JUSTE DEUX OU TROIS LIGNES.


Voici qu'arrive le tome 4 de la meilleure série d'histoire secrète du moment, écrite par l'un des meilleurs scénaristes en activité, The Department of Truth.

Réunissant les tomes VO 18 à 22, le nouveau TPB continue son récit de la guerre qui se déroule en coulisses entre l'américain Department of Truth et le groupe (terroriste ?) Black Hat pour le contrôle/libération de la réalité historique. Le vrai fonctionnement du monde ayant été expliqué dans le tome 3 il s'agit maintenant d'approfondir et de poursuivre.


Alors qu'un vieil ennemi, le Ministère soviétique des mensonges, a été vaincu en 1991 quand le narratif américain est devenu hégémonique, le risque pour les USA se trouve maintenant, semble-t-il, dans une nouvelle Némésis.

Et, hélas pour l'antihéros Cole Turner, c'est à l'intérieur même de son couple que s'ouvre un nouveau champ de bataille alors que les visées de Black Hat semblent plus proches que jamais d'être atteintes. Que veulent vraiment les leaders de Black Hat ? Quelle confiance Porter peut-il accorder à sa propre organisation ? Qu'est-il encore prêt à sacrifier ? Où se trouve et que peut faire la démoniaque Femme rouge ? Ce sont quelques-unes des questions qui se posent ici.

Face à un niveau de péril jamais encore égalé, il faut au Department of Truth un changement radical d'approche s'il veut espérer conserver une chance de victoire.


Outre qu'il résume finement pour son audience une histoire complexe, encore une fois James Tynion IV saisit le lecteur et l'emmène avec lui dans un monde d'ombres (que le graphisme abscons illustre à merveille) qui inquiète autant qu'il fascine. On est bien loin des monstres et des croquemitaines, loin même de la lutte opposant USA et URSS pour définir la réalité du monde, on est maintenant dans le doute même sur la réalité connue, sur la totalité de l'Histoire, sur l'existence même des protagonistes comme entités véritables plutôt que comme fantasmes nés des croyances d'un fantasme ; à fortiori quand on découvre qu'existe un lieu secret d'entre les secrets qui peut conserver des Histoires effacées. Narrativement c'est très bien fait, même si on peut juger que ce TPB fait moins avancer l'histoire que ses prédécesseurs. Vivement la suite, car à la fin de ce tome un irréversible tipping point est passé par l'organisation (et, conséquemment, par le monde).


A lire.

The Department of Truth t4, Tynion, Simmonds, Bidikar

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