Fistful of Antimatter - Rich Larson

Fistful of Antimatter , de Rich Larson, une référence sans doute au A Fistful of Dollars de Sergio Leone pour ce western spatial situé sur la planète Qopa. Fistful of Antimatter est lisible dans Clarkesworld 240 . Entre nouvelle longue et courte novella, Larson emmène son lecteur sur une planète coloniale peuplée d’humains aussi inégaux que ceux de la planète Terre. Dans les pas de Nuja, bandite, voleuse, mère de sept enfants (dont trois ont grandis dans un exowomb) qui constituent sa bande, Larson nous entraîne dans le désert désolé d’une planète qui ressemble furieusement au Far West, pour des aventures hautes en couleurs. Au menu : « attaque de diligences », gardes armés à déjouer, ville prospère vers laquelle convergent de vulnérables moyens de transport omnibus qui passent d’outpost en outpost, banque remplie comme une caverne d’Ali Baba devenant, de fait, la cible de tous les malandrins des environs. Ajoutons-y un Homme Décapité au corps de polycartilage, pourvu d’une boul...

Debtless - Chen Qiufan


Square Head est un mineur d’astéroïdes indenturé. Il vit et travaille sur Mother Whale, un énorme caillou évidé qui sert de base aux mineurs ainsi que de haut fourneau dans lequel on traite le minerai avant de l’expédier sur Terre par Gauss gun vers les clients inconnus qui l’achèteront.
Comme le reste de l’équipage avec qui il travaille à la récupération d’astéroïdes dont on extrait des minerais en rêvant toujours au gros coup qui permettrait enfin de quitter l’enfer très risqué qu’est le minage d’astéroïde, Square Head (les mineurs n’ont que des surnoms) est endetté auprès de la société qui l’emploie.

Une dette authentique et sincère, inscrite dans leur ADN et mise à jour en temps réel (plus ou moins) par blockchain.
Une dette dont ils ont oublié l’origine, comme ils ont oublié aussi leur identité, leur famille, leur passé ; en un mot tout ce qui précède leur arrivée sur Mother Whale. Le tout est stocké dans une mémoire délocalisée largement inaccessible ; à leur disposition immédiate seulement les souvenirs récents et le Skill Tree dont ils ont besoin pour accomplir leur mission.
Seule certitude : la dette est si lourde qu’il n’y a que peu de chances qu’elle soit soldée un jour. De fait, lorsqu’un mineur meurt en mission on dit comme par réflexe et sans grande émotion que « sa dette est payée, la mort n’est que l’intermédiaire ».
Qu’importe, les mineurs sont là parce qu’ils le doivent. En outre, le saint Traité de notre Divine Dette est très clair : « s’inquiéter de sa dette est un péché ».

Mais, au fur et à mesure des morts accidentelles et alors qu’il fait de plus en plus de rêves étranges qui semblent le ramener à sa vie d’avant, croît en Square Head, le spécialiste des analyses mathématiques qui tire sa lecture du monde des données chiffrées qu’il collecte, le sentiment que quelque chose ne va pas dans le système, que son économie est pour le moins étrange, et qu’il y a de la dissimulation bien au-delà de ce que lui et ses coéquipiers savent ne pas savoir.
Square Head va alors réagir, se mettre en grand danger et progresser ainsi vers la vérité. Une vérité qu’il finira par connaître (avec le lecteur) et qui éclaire les zones d’ombre du récit.

Debtless est une intéressante novella de Chan Qiufan lisible sur Clarkesworld 163. Inquiétante et mystérieuse, on lui reprochera une fin qui est un pur et trop bref infodump et qui aurait donc gagné à être plus longue et plus progressive. « Nobody’s perfect ».

Debtless, Chen Qiufan

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