Membre fantôme - Brian Evenson - Retour de Bifrost 119

En 2003, Brian Evenson frappait un grand coup littéraire avec sa novella The Brotherhood of Mutilation . Six ans plus tard, il donnait de ce texte une version longue avec le roman Last Days (sorti en français sous le titre La Confrérie des mutilés) . On y suivait les traces de Kline, un détective amputé du bras à la suite d'une affaire qui avait mal tourné, engagé pour trouver le coupable du meurtre du fondateur d'une secte inconnue jusqu'alors : La Confrérie des mutilés. D'investigations en interrogatoires (soumis à des contraintes aussi absurdes qu'invincibles) , Kline finissait par découvrir l'identité du meurtrier. Surtout, il se trouvait contraint de plonger dans un univers délirant et fanatique, un monde dans lequel les croyants amputent volontairement des parties de leur corps – le plus de parties étant le mieux, signe de foi et donc d'influence supérieures. Le monde clos des mutilés est religieux, paranoïaque, violent, organisé suivant une logique a...

Des nouvelles du front


La fin des vacances (et la neige associée) arrive à grand pas. Ce blog va retrouver une activité plus normale (et il y aura moins de photos de plats sur les RS).


Vacances = lecture hachée = capacité d'immersion minimale. Ne jamais rien lire d'important en vacances ! Donc achat volontaire de deux policiers de gros vendeurs (un peu comme faire une orgie de McDo). Une médiocrité inimaginable. Effets de manches, démagogie grasse, études de marché littérarisées. J'aurais pu surligner une phrase sur deux pour en faire un débunkage.

Bilan nul, mais au moins j'ai bien rigolé.


Lu aussi une nouvelle au nom connu, adaptée au cinéma récemment. Je vous la pitche vite. Le narrateur est un vrai progressiste (c'est lui-même qui le dit). Donc il fait plein de trucs progressistes, genre adopter une orpheline chinoise et acheter le grand frère robot chinois qui va avec pour qu'elle ne soit pas trop coupée de sa culture. Il a des voisins réacs. Il nous le prouve en expliquant que George, son voisin, fait plein de trucs réacs, genre avoir des enfants clonés ou se peinturlurer la gueule pour le finale du Super Bowl. Patatras, le robot tombe en panne. Le voisin réac lui conseille un réparateur réac (encore plus) qui lui dit que le robot n'est pas réparable. Mais le narrateur (qui a déjà dû supporter la proximité du réparateur) n'est pas sûr. Alors il va voir un réparateur officiel qui contre frais de devis lui dit que le robot n'est pas réparable. Tout est fini. Cérémonie funéraire pour le robot (!) qui donne l'occasion au voisin réac de prouver au narrateur que même les réacs peuvent être de braves gens compatissants (voire, qui sait, avoir une âme).

Si la SF contemporaine en est rendue à écrire des fables de La Fontaine, je vais peut-être me réorienter vers les livres de jardinage.

Commentaires

Baroona a dit…
Ils n'ont pas l'air si mal ces romans policiers finalement.
Gromovar a dit…
MUHAHAHAHAHAHA
Tigger Lilly a dit…
Oh my god, qu'as-tu fait à ce pauvre After yang XD
Gromovar a dit…
Je l'ai lâché de consternation ;)