Fables - Willingham, Buckingham

Première lecture (mieux vaut tard que jamais !) d'une série publiée entre 2003 et 2015 : Fables . 150 exemplaires (avec un redémarrage récent au numéro 151) écrits par Bill Willingham, avec principalement Mark Buckingham aux pinceaux, 14 (et même un peu plus) Eisner Awards. Après une Intégrale en 10 tomes chez Urban, voici qu'arrive la même en « poche » à petit prix chez Urban Comics Nomad. Les deux premiers numéros sont sortis il y a peu et c'est là qu'enfin je suis entré dans l'histoire. Je ne vais pas chroniquer longuement ici une série bien connue que quantité d'entre vous, lecteurs, ont déjà lue et appréciée, j'en suis convaincu. Disons simplement que Buckingham transporte les personnages des contes (dans leur immense diversité et profusion) dans le monde moderne. Fuyant un Adversaire qui les a conquis et massacrés royaume de conte après royaume de conte, les Fables survivantes ont trouvé refuge dans notre monde il y a quelques siècles déjà ; entre

L'enfer pour aube - Pelaez - Oger - Brève revue BD


Paris, 1903. Alors qu'on construit la nouvelle ligne du métropolitain, un mystérieux homme masqué assassine des notables de manière spectaculaire avant de laisser un Louis d'or près de leur cadavre. La piste pointe vers les Apaches. Elle est suivie par un inspecteur de police à la santé bien fragile.

Dans "L'enfer pour aube", au titre inspiré du poème A ceux qu'on foule aux pieds de Victor Hugo, on s'embarque dans une enquête qui reprend le ton et l'énergie des feuilletons du début du XXe siècle.

Les dessins sont absolument superbes. Le Paris de la Belle Epoque est restitué avec son luxe et ses taudis. Entre sépia et tons de gris, très cinématographique, la mise en images est une réussite, jusqu'à ces fac-similé fictif du Petit Journal qui rythment les méfaits du vengeur masqué. Si on l'achète l'album, c'est pour en admirer les images.

Le scénario est correct, sans être un modèle d'enchainement ou de fluidité. Les recherches historiques sont crédibles, avec notamment le drame de l'incendie du métro, qui fit 84 morts ou l'évocation de la Zone qui ceinturait les fortifications. L'ensemble se lit bien, sans être renversant.

Bémol de taille pour moi : la Commune (au cœur du récit), dont le mythe comme Paradis perdu et Jérusalem Céleste traverse sans répit la production française commence un peu à me fatiguer. Je pense que ceci allié à un scénario dont les personnages ne m'ont pas conquis fera que je ne me procurerai pas le tome 2 à venir.


L'enfer pour Aube, Peleaz, Oger

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