Not Like Other Girls - AL Goldfuss

A creature wearing a woman’s body becomes a lonely man’s girlfriend, but the woman suit and his interest start to rot. Not Like Other Girls est une nouvelle de A.L. Goldfuss lisible gratuitement là . En peu de mots (disons 6000) , Rothfuss réussit un tour de force weird et body-horror qui écoeure un peu, émeut beaucoup et amène - pour peu qu'on le veuille - à réfléchir aussi. Pas mal du tout en seulement huit pages. Invasion, affirmation de soi, utilisation du corps de l'autre (et pas seulement par le coupable idéal) , relation toxique, micro-roman d'apprentissage, on est ici entre Puppet Masters et, pour les happy few, Night Shift (celui de Siouxsie, silly !) . Not Like Other Girls  est une histoire impressionnante qui induit chez son lecteur une succession de sentiments aussi variés que contradictoires et pousse à penser les abus qui s'y déroulent tant d'un coté que de l'autre. C'est un excellent texte à ne pas mettre sous tous les yeux. C'est cela...

Everything's Fine - Matthew Pridham


"Everything's Fine' est une nouvelle de Matthew Pridham, éditée par Ann Vandermeer et lisible sur le site Tor.com.

Résolument weird, le texte montre les pérégrinations d'un monsieur Eric Eldridge qui va aujourd'hui à une importante réunion de managers dont il espère ressortir avec une promotion. A cette fin, et pour améliorer encore ses chances, il a investi dans rien moins que la réalisation puis le port d'un nœud Balthus.

Rien ne compte pour lui que cette promotion possible et son nœud Balthus, alors que tout autour le monde se délite jusqu'au chaos et que sa déambulation matinale se fait dans un paysage qui évoque un mix entre un tableau de Dali et les temps suivant le retour des Grands Anciens sur Terre. Qu'importe le décor, qu'importe même l'identité des managers régionaux, la réunion aura lieu, l'avenir d'Eric en dépend.

Texte à prendre au premier degré sans lui chercher un sens caché métaphorique qui le trivialiserait, "Everything's fine" est une pépite weird pleine de nonsense dans laquelle l'incroyable absurde se trouve autant dans l'état du monde que dans l'absence de réaction de son personnage principal à cet état. On pourrait y voir un Don't Look Up avant l'heure mais il serait, je pense, dommage de lire ce texte autrement que comme un parnassien.

Everything's Fine, Matthew Pridham

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