Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Everything's Fine - Matthew Pridham


"Everything's Fine' est une nouvelle de Matthew Pridham, éditée par Ann Vandermeer et lisible sur le site Tor.com.

Résolument weird, le texte montre les pérégrinations d'un monsieur Eric Eldridge qui va aujourd'hui à une importante réunion de managers dont il espère ressortir avec une promotion. A cette fin, et pour améliorer encore ses chances, il a investi dans rien moins que la réalisation puis le port d'un nœud Balthus.

Rien ne compte pour lui que cette promotion possible et son nœud Balthus, alors que tout autour le monde se délite jusqu'au chaos et que sa déambulation matinale se fait dans un paysage qui évoque un mix entre un tableau de Dali et les temps suivant le retour des Grands Anciens sur Terre. Qu'importe le décor, qu'importe même l'identité des managers régionaux, la réunion aura lieu, l'avenir d'Eric en dépend.

Texte à prendre au premier degré sans lui chercher un sens caché métaphorique qui le trivialiserait, "Everything's fine" est une pépite weird pleine de nonsense dans laquelle l'incroyable absurde se trouve autant dans l'état du monde que dans l'absence de réaction de son personnage principal à cet état. On pourrait y voir un Don't Look Up avant l'heure mais il serait, je pense, dommage de lire ce texte autrement que comme un parnassien.

Everything's Fine, Matthew Pridham

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