Aurora Rising - Alastair Reynolds

Alastair Reynolds est un auteur britannique de SF de grand renom. Il a créé le célèbre cycle des Inhibiteurs dont la revue Bifrost disait en 2023 qu’il constituait la partie « la plus renommée, at assurément la plus volumineuse » de son œuvre. Aurora Rising (titre original : The Prefect) est un roman qui se passe au XXVe siècle, environ cent ans avant l’intrigue principale du cycle. Il peut se lire (comme ses deux suites) indépendamment du cycle principal, et montre aux lecteurs qui le connaîtraient un univers qui n’a pas encore sombré dans la déréliction liée au désastre de la Pourriture fondante. Yellowstone est le monde humain le plus avancé. Un cauchemar atmosphérique constellé de villes sous dôme. Autour de Yellowstone gravitent environ dix mille habitats orbitaux qui forment le Glitter Band . 100 millions de personnes vivent dans ces habitats qui sont tous strictement souverains. Seule condition pour faire partie de l’ensemble : accepter et respecter un système qui place le ...

Well, Gromovar was tired, So tired...


...Tired of listening to gossip,

J'avais l'intention de commencer à lire le Best of 2021 de Tor.com.
Une intention si forte qu'après m'être procuré l'ouvrage je l'ai commencé, par la fin sans raison particulière.
Une histoire de E. Lily Yu intitulée "Small Monsters".
Que j'ai lue.
En entier.
Même si j'ai vite compris que c'était une mauvaise idée.

Derrière un texte fantasy tout mignon (voir image) se cachait un récit de violence et d'abus parental, de parentalité toxique suivie de fuite suivie d'une succession de relations toxiques, jusqu'à - dira-t-on - la libération par l'affrontement et l'empowerment par l'art et l'amitié.
Sauf que rien se se cachait. Tout était si transparent que ça faisait peine à voir. La métaphore était si pauvre et tout était si téléphoné qu'ayant lu les premières lignes on pouvait deviner les 500 suivantes. 😍Mais, disaient les commentaires, c'était merveilleux parce que si vrai, si important, si beau, etc.😍

Et au cas où existeraient des lecteurs assez myopes pour ne pas comprendre ce qu'on nous assénait à grands coups de balourdise, il y a même dans le texte une explicite morale dialoguée de l'histoire que je vous offre ci-dessous :
« I’ve been bitten to the bone and hounded to the edge of the world. I’ve been dinner. I’ve been breakfast. An artist, never. »
« None of us can change what has happened to us, the clawed creature said. But if we are lucky, we live. If we are lucky, we do not lose more than we can afford. Much regrows. Claws, tail, teeth, even the vaporous stuff the poets call soul. And bitter experience provides material for art. Ask a shipwreck. Ask an oyster. »

Voilà, pas besoin d'en lire plus, la quintessence de l'histoire est là.
Et j'en ai marre. Je ne supporte plus ces "auteurs" de plus en plus nombreux qui confondent écriture d'un texte d'Imaginaire et séance chez le psy.
Qu'ils y aillent !
Ou qu'ils apprennent cette subtilité qui leur fait si cruellement défaut,
Ou qu'ils se lancent en blanche dans l'autofiction - en France, pays historique de l'observation publique de son propre nombril, il y a déjà foule, mais aux USA ça peut marcher, même si Tor.com est en passe de devenir un nid d'omphalologues.
La littérature d'Imaginaire y gagnera, et mon temps sera moins gaspillé par des lamentos sans talent.

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