The Apologists - Tade Thompson

The Apologists est une novella de Tade ‘Molly Southbourne’ Thompson, finaliste du BFSA Award 2025  (c’est mérité, ça mérite  même  mieux imho) . Elle est lisible là . Londres. Maintenant ? Bientôt ? Eve Stevens est une inspectrice de la police britannique. Elle vit avec Dane Russell, à l’évidence un artiste, peut-être un autiste. Alors que Dane travaille sur sa prochaine exposition, Eve est envoyée sur un double meurtre. La scène de crime est une maison. S'y trouvent une mère et sa fille. L’enquête commence. Eve s’y investit, au-delà même de son devoir. Phrases courtes au présent. Focalisation sur un point de vue. Primats des faits sur les sentiments. C’est le style qu’a choisi Thompson pour cette novella. Il est approprié. Dérangé d’abord par cette approche très minimaliste, le lecteur l’est encore plus quand il commence à réaliser que quelque chose ne va pas, que le monde d’Eve et Dane ne colle ni avec un maintenant connu ni avec un bientôt imaginable. Comme dans Les ...

Well, Gromovar was tired, So tired...


...Tired of listening to gossip,

J'avais l'intention de commencer à lire le Best of 2021 de Tor.com.
Une intention si forte qu'après m'être procuré l'ouvrage je l'ai commencé, par la fin sans raison particulière.
Une histoire de E. Lily Yu intitulée "Small Monsters".
Que j'ai lue.
En entier.
Même si j'ai vite compris que c'était une mauvaise idée.

Derrière un texte fantasy tout mignon (voir image) se cachait un récit de violence et d'abus parental, de parentalité toxique suivie de fuite suivie d'une succession de relations toxiques, jusqu'à - dira-t-on - la libération par l'affrontement et l'empowerment par l'art et l'amitié.
Sauf que rien se se cachait. Tout était si transparent que ça faisait peine à voir. La métaphore était si pauvre et tout était si téléphoné qu'ayant lu les premières lignes on pouvait deviner les 500 suivantes. 😍Mais, disaient les commentaires, c'était merveilleux parce que si vrai, si important, si beau, etc.😍

Et au cas où existeraient des lecteurs assez myopes pour ne pas comprendre ce qu'on nous assénait à grands coups de balourdise, il y a même dans le texte une explicite morale dialoguée de l'histoire que je vous offre ci-dessous :
« I’ve been bitten to the bone and hounded to the edge of the world. I’ve been dinner. I’ve been breakfast. An artist, never. »
« None of us can change what has happened to us, the clawed creature said. But if we are lucky, we live. If we are lucky, we do not lose more than we can afford. Much regrows. Claws, tail, teeth, even the vaporous stuff the poets call soul. And bitter experience provides material for art. Ask a shipwreck. Ask an oyster. »

Voilà, pas besoin d'en lire plus, la quintessence de l'histoire est là.
Et j'en ai marre. Je ne supporte plus ces "auteurs" de plus en plus nombreux qui confondent écriture d'un texte d'Imaginaire et séance chez le psy.
Qu'ils y aillent !
Ou qu'ils apprennent cette subtilité qui leur fait si cruellement défaut,
Ou qu'ils se lancent en blanche dans l'autofiction - en France, pays historique de l'observation publique de son propre nombril, il y a déjà foule, mais aux USA ça peut marcher, même si Tor.com est en passe de devenir un nid d'omphalologues.
La littérature d'Imaginaire y gagnera, et mon temps sera moins gaspillé par des lamentos sans talent.

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