84K - Claire North - Retour de Bifrost 105

Marx et Lénine l'ont affirmé, « l'Etat n'est qu'un instrument au service de la bourgeoisie », oubliant que parfois, en bon Léviathan, il empêchait aussi les religions de se foutre sur la gueule. Puis vint Thatcher qui du Léviathan coupa les appendices (éducation, santé, transport, aides sociales) qui servaient le peuple, ce que même les deux grands anciens n'avaient pas su prédire. Dans 84K , Claire North imagine une Angleterre qui serait allée tout au bout de la logique thatchérienne, une Angleterre dans laquelle privatisations, externalisations et suppressions des crédits sociaux auraient atteint des niveaux tels qu'une population plongée dans une très grande misère y entrevoit (derrière des barrières) une petite élite qui en extrait sans limite la plus-value. Jusqu'au point où même la police, la justice et la fiscalité sont passées entre les mains de la Compagnie (holding quasi métaphysique qui possède toutes « les compagnies qui possèdent des compagnie

84K - Claire North



"84K" est une dystopie de Claire North dans une Angleterre ultra-hypra-supra libérale. Outrée sans doute, elle ravira ceux des fans de Ken Loach qui trouvent que le réel n'est pas suffisant.

Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 105, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…).

Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout :

Théo Miller connaît la valeur de la vie humaine – jusqu’au dernier centime.
Au Bureau d’audit des crimes, son rôle consiste à évaluer chaque dossier qui lui est confié et à s’assurer que les criminels paient intégralement leur dette à la société. Mais lorsque son amour d’enfance est assassinée, tout change.
Cette mort est la seule qui ne peut se résumer à une ligne de plus dans un bilan annuel. Car si les puissants de ce monde peuvent tuer en toute impunité, il arrive parfois que le compte n’y soit pas.

Voila. Rien de plus. Sinon voici ce qui m'attend :



Commentaires