Conan Le dieu dans le sarcophage - Headline - Civiello

Juste un petit mot de rien du tout parce qu'il ne faudrait pas que chroniquer Conan en BD devienne une habitude . " Le dieu dans le sarcophage " est le onzième volume des adaptations de Conan en BD chez Glénat. " Le dieu dans le sarcophage " est l'une des toutes premières nouvelles de Howard mettant en scène le personnage du Cimmérien. Après quelques éléments de background sur les civilisations maléfiques qui précédèrent dans l'Histoire le très inquiétant royaume de Stygie, on y voit un Conan engagé par un noble pour voler une coupe de grande valeur dans le trésor d'un riche collectionneur. Catastrophe, quand le barbare arrive sur les lieux de son forfait à venir il tombe sur le cadavre du collectionneur, et sur un garde qui le met en joue avec son arbalète. Catastrophe bis, arrivent sur ces entrefaites le chef du conseil inquisitorial de la ville, Demetrius, accompagné du brutal Dionus, chef des pandores locaux, et de quelques gardes armés. Arrivé s

Frantz - Douay et Hayez - Retour de Bifrost 99


"Frantz" est l'un des premiers volumes de la nouvelle collection « Bibliothèque dessinée » des Moutons électriques. Il est l’œuvre commune de Dominique Douay pour le texte et de Sébastien Hayez pour le graphisme en bichromie. Texte et graphisme se répondent, les audaces graphiques (entre images conceptuelles, changement de tonalité, et variations du sens de lecture) faisant écho aux étrangetés du texte. Car, en effet, le soutien graphique apporte une dimension supplémentaire à l'expérience de lecture (il dévoile en partie sans jamais montrer vraiment), et, qu'en effet, le texte est d'une grande étrangeté, sinon dans son sens du moins dans son intention.


Trois astronautes, trois repris de justice à qui on a promis la liberté en échange de leur participation, arrivent sur une planète anciennement colonisée et terraformée avant d'être oubliée. Pourquoi ? Par qui ? Mystère.

Sur la planète désolée, dont ne reste pas grand chose de la terraformation, les explorateurs terriens entrent en contact – à leur corps défendant – avec un « être multiple » qui semble radicalement étranger et dont on peut se demander s'il a un rapport avec l'humanité. Des trois explorateurs naufragés, posés sur un monde apparemment vide et loin d'une Terre qui a fini par régresser vers des âges sombres, l'un disparaît, puis deux, puis les trois.

L'être et l'un des humains parlent, plusieurs fois, à tour de rôle. Progressivement on comprend de quoi il retourne, on comprend ce qu'est cet « être multiple », on comprend ce que deviennent les disparus et pourquoi, on comprend ce qui est arrivé à la colonie. Et on envisage ce qui pourrait advenir, après, à la Terre et à l'humanité.


Mais que le tout est étrange, que le ton goguenard et dépassionné de l'Etre est déstabilisant, qu'il est difficile de comprendre pourquoi il n'aurait pas été possible de raconter cette histoire de « shoggoth » triste s'extrayant de l'indifférence en devenant une matrice vivante sans passer par le détour de la colonie spatiale, qu'il est frustrant de constater que l’intention derrière le texte ne se laisse pas appréhender.

"Frantz" est donc un bel objet-livre pour lecteur qui supporte la frustration.


Frantz, Douay et Hayez

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