Mickey7 - Edward Ashton - Retour de Bifrost 119

Mickey7 est le roman SF de Edward Ashton qui a inspiré le film Mickey17 de Bong Joon-ho. Il raconte l'histoire de Mickey Barnes et de ses clones successifs lors d'une mission de colonisation sans retour de la planète Niflheim. Clones successifs car Mickey Barnes est un Consommable, volontaire pour effectuer les missions suicides exigées par les imprévus de la colonisation. Un drôle de job certes, mais un job rendu possible par la certitude qu'après sa(ses) mort(s) presque certaine(s) il sera reconstitué, souvenirs intacts ou presque, à partir du stock de protéines de la colonie ; et s'il a demandé ce misérable emploi c'est qu'il doit fuir d’urgence son monde d'origine à cause d'une énorme dette impayée. Outre le caractère douloureux et un peu dégradant de la fonction, Mickey a de nombreux autres problèmes : d'abord la planète Niflheim se révèle bien moins hospitalière que prévu, ensuite la mission comprend un pourcentage non négligeable de « natali...

Trois saisons en enfer - Mohammad Rabie


"Trois saisons en enfer" est un roman dystopique post-Tahrir de Mohammad Rabie, publié chez Actes Sud Sindbad.

Sa couverture le résume. Il dit le désespoir de l'Egypte et de son peuple. Hélas, de façon si répétitive et névrotique que c'en devient insupportable d'ennui.

Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 102, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…).

Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout :

2015. Au Caire, la rive orientale du Nil est occupée par les forces armées d’une improbable république des Chevaliers de Malte, tandis que la résistance s’organise dans Le Caire-Ouest sous l’égide d’officiers de police désireux de venger leur humiliation de 2011. Le colonel Ahmed Otared, posté en sniper au sommet de la tour du Caire, vise les chefs de l’armée ennemie. Envoyé en mission d’infiltration en zone occupée, il découvre la situation proprement infernale du centre-ville, où les habitants volent, violent, se prostituent, se droguent, s’entretuent et se suicident en masse. Ses chefs sont convaincus que les Égyptiens sont responsables de leur malheur et que davantage de sang doit couler pour les sortir de leur ignoble passivité…
Trois saisons en enfer est la dystopie la plus violente et la plus désespérée de tous les romans inspirés par l’échec du “Printemps arabe”. Elle nous dit que l’enfer est sur terre et non dans l’au-delà. Plongé dès les premières pages dans un cauchemar où les scènes de tueries et de violences sexuelles s’enchaînent sans répit, le lecteur reste fasciné par l’âpreté de la narration, l’imagination à la fois torturée et débridée de l’auteur, et la poésie qui naît inopinément de toute cette effrayante noirceur.
 
Voila. Rien de plus. Sinon voici ce qui m'attend :



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