Vertèbres - Morgane Caussarieu

Avril 1997, Vieux-Boucau-les Bains, dans les Landes. Jonathan dit Jojo, un écolier de dix ans, est enlevé, emmené dans une camionnette par une « femme à barbe » si l'on en croit les témoignages de Sasha et Brahim, ses deux amis présents au moment des faits. Après une semaine d'inquiétude sourde pour la population de la petite station balnéaire – et singulièrement pour Sasha, Brahim, et Marylou, la mère de Jojo – l'enfant reparaît. Retrouvé par la gendarmerie sur une aire d'autoroute, Jojo est hagard, mutique, il a une vilaine blessure au flanc, et surtout, surtout, il a perdu toute la graisse qui faisait de lui un obèse morbide, diabétique entre autres pathologies. Réapparaître spontanément après un enlèvement est déjà étrange, mais réapparaître en ayant perdu 50 kilos en 7 jours, là, on dépasse l'entendement de quiconque. Qu'importe, dans l'immédiat, ce « détail ». La gendarmerie est contente d'avoir retrouvé un enfant vivant après 48 heures, ses amis s

Trois saisons en enfer - Mohammad Rabie


"Trois saisons en enfer" est un roman dystopique post-Tahrir de Mohammad Rabie, publié chez Actes Sud Sindbad.

Sa couverture le résume. Il dit le désespoir de l'Egypte et de son peuple. Hélas, de façon si répétitive et névrotique que c'en devient insupportable d'ennui.

Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 102, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…).

Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout :

2015. Au Caire, la rive orientale du Nil est occupée par les forces armées d’une improbable république des Chevaliers de Malte, tandis que la résistance s’organise dans Le Caire-Ouest sous l’égide d’officiers de police désireux de venger leur humiliation de 2011. Le colonel Ahmed Otared, posté en sniper au sommet de la tour du Caire, vise les chefs de l’armée ennemie. Envoyé en mission d’infiltration en zone occupée, il découvre la situation proprement infernale du centre-ville, où les habitants volent, violent, se prostituent, se droguent, s’entretuent et se suicident en masse. Ses chefs sont convaincus que les Égyptiens sont responsables de leur malheur et que davantage de sang doit couler pour les sortir de leur ignoble passivité…
Trois saisons en enfer est la dystopie la plus violente et la plus désespérée de tous les romans inspirés par l’échec du “Printemps arabe”. Elle nous dit que l’enfer est sur terre et non dans l’au-delà. Plongé dès les premières pages dans un cauchemar où les scènes de tueries et de violences sexuelles s’enchaînent sans répit, le lecteur reste fasciné par l’âpreté de la narration, l’imagination à la fois torturée et débridée de l’auteur, et la poésie qui naît inopinément de toute cette effrayante noirceur.
 
Voila. Rien de plus. Sinon voici ce qui m'attend :



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