Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Night of the Mannequins - Stephen Graham Jones


Sawyer, Shanna, JR, Danielle, and Tim sont cinq amis d'enfance d'une petite ville américaine. Ils se connaissent depuis toujours, ont vécu ensemble tous les jeux et toutes les bêtises, ont grandi du jardin d'enfant au lycée. Et maintenant ceci va se terminer car arrive l'heure de la séparation, monde du travail ou départ pour l'université.

Shanna vient de trouver un emploi dans le cinéma du coin. Et ici, je laisse la parole à Sawyer :
« So Shanna got a new job at the movie theater, we thought we’d play a fun prank on her, and now most of us are dead, and I’m really starting to feel kind of guilty about it all. ».

Cet incipit est le preuve qu'un bon incipit ne fait pas un bon texte.

J'ai lu cette novella de Stephen Graham Jones après le très bon The Only Good Indians. Comme dans le roman, une bande d'amis d'enfance y est confrontée à une adversité surnaturelle fatale. Ou pas.
Car ce qui provoque ici la peur panique de Sawyer, ce qui le pousse à des actes aussi horribles qu’irrémédiables, est la certitude que le mannequin trouvé un jour par la bande, et qui a été leur compagnon de jeux involontaire durant toute leur préadolescence, a pris vie lors de la blague faite à Shanna et a décidé de se venger de ces « ex-amis » qui, l'âge adulte approchant, l'ont oublié et s'apprêtent à l'abandonner définitivement.

C'est pour Sawyer l'occasion de réfléchir au temps qui passe et aux amitiés que la vie délite, l’occasion aussi de se comporter en « héros », d'une façon que nul ne pourrait cautionner, guidé par une folie dont on ne comprend pas vraiment l'origine.
Évoquant explicitement Frankenstein et l'incompréhension agressive que peut ressentir le monstre, "Night of the Mannequins" est raté en ceci qu'il n'est pas une seule fois stressant ou effrayant. Tout est désespérément plat : faits, style, narration. Au point même qu'un angle de lecture qui aurait pu être intéressant, celui de l'observation du développement d'une paranoïa, est trop traité par dessus la jambe pour intéresser ou apprendre quoi que ce soit. N'est pas Stephen King qui veut.

A éviter donc.

Night of the Mannequins, Stephen Graham Jones

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