Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

Les Montagnes Hallucinées : Baranger illustre Lovecraft


"Les montagnes hallucinées" est l'un des textes les plus importants de Lovecraft, l'une des clefs de voute de la théogonie lovecratienne.

Je ne chroniquerai pas ici un texte très connu et déjà analysé avec grand talent par d'autres. Je te renvoie juste, lecteur, à cette fiche si tu veux quelques informations.

François Baranger, déjà à l'origine d'une magistrale adaptation illustrée de L'appel de Cthulhu, s'y attaque ici et crée une oeuvre qui sublime le texte de Lovecraft, inspirant à son lecteur cette awe qu'il ressentait déjà sous une autre forme à la lecture du texte.

Les deux tomes sont maintenant disponibles. Ils n'attendent que toi.
Si j'avais eu la chance d'avoir de tels ouvrages enfant je serais devenu bien plus fou bien plus vite, tant l'interprétation de Baranger, loin de brider le travail de l'imagination, place sous les yeux du spectateur le gigantisme effroyable d'une réalité qui ressurgit du fond des âges, et l'installe, seul, face à son insignifiante petitesse.
Tekeli-li !

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