L'Homme invisible - Tynion IV - Dani

Après un premier album déjà consacré à ressusciter un Universal Monster, en l’occurrence Dracula , James Tynion IV revient à l’exercice avec cet Homme invisible , réalisé avec Dani aux pinceaux. Mais ici c’est une sorte de préquel au film de 1933 que propose Tynion, contrairement à ce qu’il avait fait pour son adaptation précédente. Début du XXe siècle. Jack Griffin est un obscur chimiste. Il travaille comme assistant dans le laboratoire du docteur Cranley où il mène aussi, secrètement, ses propres expériences. Grâce à une substance appelée monocaïne, Griffin parvient à transformer profondément la physiologie de ses cobayes, les rendant plus intelligents et plus agressifs qu’ils ne l’étaient auparavant, et surtout invisibles. Testant ses dosages sur des mammifères de plus en plus gros et proches de l’humain, Griffin avance à grands pas dans ses recherches, au prix d’arrangements de plus en plus grands avec la morale. Au début du film de 1933, Griffin est déjà devenu invisible. Le séru...

Ramdam Blues - Biancharelli - Trondheim


Bon, parfois il faut prendre des décisions des décisions radicales, comme par exemple de faire une brève revue de BD, parce qu'on vient d'en lire trois (avec une quatrième à suivre pour demain) et qu'on n'a pas vraiment le temps de faire de tout ça une recension détaillée (restent plein de fraises à cueillir, Sibeth comprendra).

Enfin (pour le moment, suite cet aprem), un petit mot pour le tome 1 de Karmela Krimm, titré "Ramdam Blues". Trondheim au scénario et le marseillais Biancarelli aux pinceaux y livrent une histoire complète de meurtre et de machinations dans les rues de Marseille.

Sur les traces de la détective privée ex-flic Karmela, on plonge dans les affaires troubles d’une cité phocéenne dans laquelle les vieux parrains du milieu ne contrôlent plus des gangs de cité fous d'argent et de cocaïne et ne craignent plus rien ni personne.
Assistée de Tadj, géant comorien aussi baraqué que chauve, Karmela use de ses talents d'enquêtrice et de ses contacts pour résoudre une affaire tortueuse.

Ecrit sur une idée de Biancarelli, le scénario est dynamique, aussi efficace que cohérent. On lui reprochera juste ce défaut récurrent des œuvres sur Marseille de vouloir faire tenir toute la ville – le vrai et les clichés – entre deux couvertures (défaut très présent chez Jean-Claude Izzo par exemple). Ca émerveillera sans doute le non local, mais lui trouve par moments que ça fait un peu estouffe-gari (pour faire aussi couleur locale que l'album en utilisant donc une expression qu'on n'utilise pas dans la vie courante).
Les dessins sont satisfaisants, et les lieux montrés sont réels et correctement représentés et placés (jusqu'à une petite placette non loin de laquelle se trouve l'antre de votre serviteur), ce qui change de quelques autres BD 'anthropologiques' lues précédemment.

A lire si on aime les histoires policières speed (on ne sera pas déçu) et si l'ambiance marseillaise intéresse.
Et c'est 100% Rubirola et Raoult free :)

Commentaires

Christian a dit…
Connaissais pas cette BD. C’est vrai difficile d’échapper aux clichés
Sur Marseille.
Une enquête policière donc .Je n’exclue pas de la lire si en plus les illustrations sont belles.

Un habitant du quartier Beaumont 12 ème.
Gromovar a dit…
J'étais dubitatif car je lis peu de BD policières mais j'ai trouvé que c'était vraiment pas mal foutu à l'arrivée.