2333 - Ed Park

Il y a des romans presque impossibles à résumer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans dont on se dit au début qu’on n’arrivera pas à les terminer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans qui finissent par embarquer leur lecteur dans un vortex et l’emmènent bien plus loin qu’il n’aurait cru aller, 2333 est de ceux-là. 2333 est le deuxième roman de l’écrivain américain d’origine coréenne Ed Park, le premier traduit en français, par Stéphane Vanderhaeghe chez Actes Sud. C’est un pavé de 600 pages globalement inrésumable, disais-je. Je fais une chose rare sur ce blog : fournir le résumé éditeur. Puis je commenterai. En 1919, des patriotes coréens dispersés à travers le monde établissent le Gouvernement provisoire de Corée pour protester contre la colonisation japonaise. Essentiellement symbolique, ce gouvernement en exil est officiellement dissous après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Une guerre civile éclate, entraînant la tragique division entre le Nord et le...

Ramdam Blues - Biancharelli - Trondheim


Bon, parfois il faut prendre des décisions des décisions radicales, comme par exemple de faire une brève revue de BD, parce qu'on vient d'en lire trois (avec une quatrième à suivre pour demain) et qu'on n'a pas vraiment le temps de faire de tout ça une recension détaillée (restent plein de fraises à cueillir, Sibeth comprendra).

Enfin (pour le moment, suite cet aprem), un petit mot pour le tome 1 de Karmela Krimm, titré "Ramdam Blues". Trondheim au scénario et le marseillais Biancarelli aux pinceaux y livrent une histoire complète de meurtre et de machinations dans les rues de Marseille.

Sur les traces de la détective privée ex-flic Karmela, on plonge dans les affaires troubles d’une cité phocéenne dans laquelle les vieux parrains du milieu ne contrôlent plus des gangs de cité fous d'argent et de cocaïne et ne craignent plus rien ni personne.
Assistée de Tadj, géant comorien aussi baraqué que chauve, Karmela use de ses talents d'enquêtrice et de ses contacts pour résoudre une affaire tortueuse.

Ecrit sur une idée de Biancarelli, le scénario est dynamique, aussi efficace que cohérent. On lui reprochera juste ce défaut récurrent des œuvres sur Marseille de vouloir faire tenir toute la ville – le vrai et les clichés – entre deux couvertures (défaut très présent chez Jean-Claude Izzo par exemple). Ca émerveillera sans doute le non local, mais lui trouve par moments que ça fait un peu estouffe-gari (pour faire aussi couleur locale que l'album en utilisant donc une expression qu'on n'utilise pas dans la vie courante).
Les dessins sont satisfaisants, et les lieux montrés sont réels et correctement représentés et placés (jusqu'à une petite placette non loin de laquelle se trouve l'antre de votre serviteur), ce qui change de quelques autres BD 'anthropologiques' lues précédemment.

A lire si on aime les histoires policières speed (on ne sera pas déçu) et si l'ambiance marseillaise intéresse.
Et c'est 100% Rubirola et Raoult free :)

Commentaires

Christian a dit…
Connaissais pas cette BD. C’est vrai difficile d’échapper aux clichés
Sur Marseille.
Une enquête policière donc .Je n’exclue pas de la lire si en plus les illustrations sont belles.

Un habitant du quartier Beaumont 12 ème.
Gromovar a dit…
J'étais dubitatif car je lis peu de BD policières mais j'ai trouvé que c'était vraiment pas mal foutu à l'arrivée.