A Forest Darkly - Angela Slatter

Monde de Sourdough , encore. Dans la Grande Forêt Sombre que tout monde de conte noir se doit de posséder. Mehrab est une sorcière. Elle vit dans une petite cabane au cœur de la forêt, non loin du minuscule village de Berhta’s Forge. Difficile de faire plus à l’écart du fracas du monde : de Lodellan jusqu’au bord de la Grande Forêt, le voyage prend plusieurs mois de route, et ensuite, une fois arrivé à la lisière de la forêt, il faut encore environ six semaines pour rejoindre Berhta’s Forge, qui se trouve assez profondément dans la forêt, non loin de son cœur selon les cartes – bien que celles-ci restent très imprécises. C’est pourtant sur le pas de sa porte, au fin fond de cette retraite, que le monde va s’inviter sous la forme d’une jeune fille en fuite, Rhea. Rhea est une très jeune sorcière. Prise en charge par les Visiting Sisters après un acte assez grave pour mettre sa vie en danger (si sa nature même de sorcière n’engendrait pas déjà un risque suffisant) , Rhea est passée de ma...

Quand je serai grand je serai mort - Nicolas Liau

"Quand je serai grand, je serai mort" est un recueil de nouvelles revu et corrigé de Nicolas Liau, publié chez Flatland.

Recueil de contes fantastiques romantiques, l'ouvrage, trop chargé, n'est presque jamais vraiment satisfaisant et laisse beaucoup sur sa faim. Dommage.

Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 101, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…).

Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout :

Quatorze rêveries émaillent, dans ce premier recueil de contes de Nicolas Liau, les déambulations d’un promeneur. D’un noir de tombeau, elles diffusent pourtant une lumière singulière : celle que fait naître la magie du verbe dans l’esprit qui s’abandonne aux imaginations.
Laissez-vous embarquer par cette prose somptueuse, vous ne pourrez le regretter. Des délices et des supplices de l’enfance, des répulsives séductions de la mort, vous goûterez les charmes discutables mais troublants. Toujours, l’humanité qui sourd de ces personnages entraînés par le destin au-delà du garde-fou des apparences vous touchera.
Tels cette fillette distrayant de ses chansons le cadavre d’un pendu, ce trépassé incapable de laisser derrière lui ses biens terrestres, ou ces deux gaillards qui jouent aux osselets les charmes d’une pucelle défunte dans un cimetière. Ici, un reclus laisse une jeune flâneuse choir dans un puits. Là, une souillonne dispute à une morte son linceul princier, avec lequel elle veut langer son morveux. Plus loin, encore, une mourante joue de la viole dans un couvent en ruines. Les tours et les détours sont innombrables pour embrasser fougueusement la Camarde ou faire la nique à la Faucheuse. Même s’il faut subir le harcèlement de celle que l’on n’eut pas le courage de suivre dans le trépas, souffler des cercueils de verre pour chérubins réduits en cendres, ou rêver de suivre en plein ciel de libres araignées filantes.
On voit trop vite arriver la dernière station de ce funèbre pèlerinage. Il faut alors se résoudre à laisser le promeneur poursuivre seul son chemin.

Voila. Rien de plus. Sinon voici ce qui m'attend :


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