The Faith of Beasts - James S.A. Corey

Juste quelques mots pour signaler la sortie de The Faith of Beasts , le tome 2 du Cycle de S.A. Corey intitulé The Captive’s War . Il succède à The Mercy of Gods (La Clémence des dieux en VF) , et conserve toutes les qualités du premier tome en gommant le léger défaut de lenteur que celui-ci présentait. Un bon millésime donc, meilleur même que le premier. Clique ici, lecteur, pour le background et une rapide remise à l’esprit du contexte . Maintenant, mémoire dûment rafraîchie, tu te souviens sans doute que toi et moi avions laissé les captifs humains des Carryx dans la position peu enviable d’être devenus – leur périlleuse évaluation passée – un groupe d’esclaves supplémentaire qui s’ajoute à tous ceux que les Carryx ont déjà réunis pour les servir – par la violence et contre leur gré – au fil de millénaires de pérégrinations spatiales. Des groupes d’esclaves sentients qui ne survivent en tant que groupes qu’aussi longtemps que leur utilité intrinsèque dépasse leur coût d’entretien. ...

Jusqu'ici tout allait bien - Ersin Karabulut


Bon, parfois il faut prendre des décisions des décisions radicales, comme par exemple de faire une brève revue de BD, parce qu'on vient d'en lire trois (avec une quatrième à suivre pour demain) et qu'on n'a pas vraiment le temps de faire de tout ça une recension détaillée (restent plein de fraises à cueillir, Sibeth comprendra).

Continuons avec "Jusqu'ici tout allait bien...", le second volume des Contes ordinaires d'une société résignée du bédéaste turc Ersin Karabulut. C'est encore une vraie réussite, même si l'effet de sidération provoqué par le premier opus n'est halas plus présent.

En neuf contes fantastiques Karabulut entraîne le lecteur dans une sarabande macabre qui dit les maux du monde et le malheur des hommes.
Du poids de la religion et du mal qu'elle fait dans les vies à celui du conservatisme conformiste, Karabulut passe en revue les maux du monde en général et de la Turquie en particulier, entre relations familiales dysfonctionnelles (dont une glaçante histoire de substitution père/fils), regrets éternels, mensonge à soi-même, dénonciation du consumérisme porté par des multinationales qui dépossèdent l'individu de ses choix jusqu'aux choix « démocratiques » eux-mêmes, et privatisation des services de base pour un dernier conte déchirant de désespoir.
C'est bien fait, joliment dessiné dans un style réaliste naïf très adapté, aussi intelligent que déstabilisant.
A lire sans hésitation.

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