Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Talking to Ghosts at the Edge of the World - Lavie Tidhar


Best of British SF 2018, une nouvelle après l'autre. Recensions courtes.

Talking to Ghosts at the Edge of the World, de Lavie Tidhar, est une jolie nouvelle SF cyber-centrée autour de la question des rites funéraires.
Située sur Titan, à l’occasion d'un deuil, elle met en scène une spécialiste qui recueille la partie cybernétique de l'esprit humain après la mort du corps biologique (Richard Morgan appellerait cette partie La Pile).
Sensible et joliment écrite, elle vaut par son world-building - forcément juste esquissé ici. Tidhar invente un monde humain, entre Jupiter, Saturne, et leurs satellites, sans oublier les plus lointaines planètes intérieures, dans lequel la mise en valeur de planètes aux environnements hostiles et les guerres perpétuelles pour des causes et des noms qui sombrent lentement dans l'oubli évoquent fortement notre Moyen Orient sans jamais le citer ni le pasticher.
Un monde dans lequel on aimerait qu'un roman prenne place. Mais c'est sans doute déjà le cas ; le monde de la nouvelle étant "relié" par une sorte d'Internet systemwide appelé The Conversation, comme dans le roman - toujours à lire - Central Station.

Commentaires

sfanglo21 a dit…
Confirmation de la remarque finale : il faut lire ce superbe recueil qu'est Central Station. La plupart des nouvelles ont été publiées auparavant, mais c'est leur rapprochement qui leur donne toute leur valeur. On y sent un net parfum de Cordwainer Smith (une sacrée référence !), ce dont Lavie Tidhar est parfaitement conscient puisqu'il parsèment ces textes d'allusions.
Gromovar a dit…
Il est en liste maintenant. Faudra juste trouver le temps.