Harleen - Stjepan Sejic

Harley Quinn est un personnage fort et haut en couleurs de la galaxie Batman. Exubérante, violente, clairement foldingue, Harley Quinn est la « petite amie » du Joker, l’adversaire le plus dérangé de l’homme chauve-souris. Harleen , de Stjepan Sejic, est l’ Origin Story de cette héroïne aux costumes spectaculaires et à la personnalité fracturée. Fracturée, Harley l’est à l’évidence ; ses actes et ses mots le démontrent sans cesse. Capable parfois d’empathie ou de lucidité, elle paraît, la plupart du temps, habitée par une grande impulsivité qui se manifeste habituellement par des accès de violence, notamment en défense de celui qu’elle appelle « poussin   ou « canard ». Ce qui amène à une question d’importance à laquelle tente de répondre Stjepan Sejic : comment devient-on Harley Quinn ? Avant Harley, il n’y a qu’Harleen Quinzel, une psychologue affectée à sa demande à la prison-asile d’Arkham, à Gotham. Convaincue que la disparition de l’empathie qu...

Talking to Ghosts at the Edge of the World - Lavie Tidhar


Best of British SF 2018, une nouvelle après l'autre. Recensions courtes.

Talking to Ghosts at the Edge of the World, de Lavie Tidhar, est une jolie nouvelle SF cyber-centrée autour de la question des rites funéraires.
Située sur Titan, à l’occasion d'un deuil, elle met en scène une spécialiste qui recueille la partie cybernétique de l'esprit humain après la mort du corps biologique (Richard Morgan appellerait cette partie La Pile).
Sensible et joliment écrite, elle vaut par son world-building - forcément juste esquissé ici. Tidhar invente un monde humain, entre Jupiter, Saturne, et leurs satellites, sans oublier les plus lointaines planètes intérieures, dans lequel la mise en valeur de planètes aux environnements hostiles et les guerres perpétuelles pour des causes et des noms qui sombrent lentement dans l'oubli évoquent fortement notre Moyen Orient sans jamais le citer ni le pasticher.
Un monde dans lequel on aimerait qu'un roman prenne place. Mais c'est sans doute déjà le cas ; le monde de la nouvelle étant "relié" par une sorte d'Internet systemwide appelé The Conversation, comme dans le roman - toujours à lire - Central Station.

Commentaires

sfanglo21 a dit…
Confirmation de la remarque finale : il faut lire ce superbe recueil qu'est Central Station. La plupart des nouvelles ont été publiées auparavant, mais c'est leur rapprochement qui leur donne toute leur valeur. On y sent un net parfum de Cordwainer Smith (une sacrée référence !), ce dont Lavie Tidhar est parfaitement conscient puisqu'il parsèment ces textes d'allusions.
Gromovar a dit…
Il est en liste maintenant. Faudra juste trouver le temps.