Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Talking to Ghosts at the Edge of the World - Lavie Tidhar


Best of British SF 2018, une nouvelle après l'autre. Recensions courtes.

Talking to Ghosts at the Edge of the World, de Lavie Tidhar, est une jolie nouvelle SF cyber-centrée autour de la question des rites funéraires.
Située sur Titan, à l’occasion d'un deuil, elle met en scène une spécialiste qui recueille la partie cybernétique de l'esprit humain après la mort du corps biologique (Richard Morgan appellerait cette partie La Pile).
Sensible et joliment écrite, elle vaut par son world-building - forcément juste esquissé ici. Tidhar invente un monde humain, entre Jupiter, Saturne, et leurs satellites, sans oublier les plus lointaines planètes intérieures, dans lequel la mise en valeur de planètes aux environnements hostiles et les guerres perpétuelles pour des causes et des noms qui sombrent lentement dans l'oubli évoquent fortement notre Moyen Orient sans jamais le citer ni le pasticher.
Un monde dans lequel on aimerait qu'un roman prenne place. Mais c'est sans doute déjà le cas ; le monde de la nouvelle étant "relié" par une sorte d'Internet systemwide appelé The Conversation, comme dans le roman - toujours à lire - Central Station.

Commentaires

sfanglo21 a dit…
Confirmation de la remarque finale : il faut lire ce superbe recueil qu'est Central Station. La plupart des nouvelles ont été publiées auparavant, mais c'est leur rapprochement qui leur donne toute leur valeur. On y sent un net parfum de Cordwainer Smith (une sacrée référence !), ce dont Lavie Tidhar est parfaitement conscient puisqu'il parsèment ces textes d'allusions.
Gromovar a dit…
Il est en liste maintenant. Faudra juste trouver le temps.