Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

A Very Scalzi Christmas - John Scalzi Ohoho !


Noël approche et John Scalzi adore Noël. Il propose donc aujourd'hui ses miscellanées de saison sur le thème. Le petit opus s'appelle "A Very Scalzi Christmas".

Des nouvelles courtes, des interviews de personnages célèbres, des listes, le tout écrit entre 2003 et 2019. Comme il est de règle involontaire dans ce type de compilation, le contenu est inégal, et sa réception dépend tout autant de la congruence entre l'humour de l'auteur et celui du lecteur que de la similitude de leurs centres d'intérêts.

Le thème fédérateur de la chose est le traitement du Père Noêl comme le président d'une multinationale – la NicholasNorth LLC – dont la mission serait de livrer à temps les cadeaux qu'attendent ceux qui aiment le Père Noël.

Une interview de l'avocat de Santa Claus permet de découvrir les rouages du fonctionnement de la LLC, une autre du « Chrismas Bunny » dévoile les guerres de franchises commerciales qui opposent Santa Claus et le Easter Bunny.

Une nouvelle SF/Fantasy au ton de comédie fifties – A Christmas in July – place Santa Claus au cœur d'une alerte sécuritaire au Pentagone et appelle à s'inquiéter sur l'avenir du monde.

Une longue grâce de Thanksgiving remercie le Seigneur pour avoir évité à l'humanité la longue litanie des catastrophes qui auraient pu la frapper et que décrivent nombre de films qu'on devra reconnaître à la lecture (exemple : « We also thank you for once again not allowing our technology to gain sentience, to launch our own missiles at us, to send a robot back in time to kill the mother of the human resistance, to enslave us all, and finally to use our bodies as batteries. That doesn’t even make sense from an energy-management point of view, Lord, and you’d think the robots would know that. But in your wisdom, you haven’t made it an issue yet, so thank you. »).

Script Notes on the Birth of Jesus raconte comment les exécutifs d'un studio font d'un projet de film historique sur la naissance de Jésus un grand spectacle SF avec ninjas et voyageurs temporels.

Le reste est plus quelconque ou trop américain.

Alors, ce n'est pas cher (en numérique – les versions papiers sont proposées à des prix hallucinants), ça se lit vite, et John Scalzi est un gars sympa. Trois mauvaises raisons d’acheter un livre. Mais qu'importe ! Ca se lit en deux heures et c'est un petit moment de bonne humeur, pas toujours réussi mais toujours sincère. Enjoy !

A Very Scalzi Christmas, John Scalzi

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