Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Gagner la guerre tome 2 - Genet - Jaworski


Gagner la guerre, tome 2, "Le royaume de Ressine".

Après avoir adapté la nouvelle Mauvaise donne qui présentait le personnage haut en couleurs de l'espion, bretteur, et assassin Benvenuto Gesufal, ce deuxième tome adapte le début du roman qui a donné son nom à la série BD.
Gagner la guerre, le roman, commence par une victoire militaire de la principauté de Ciudalia sur le royaume de Ressine, une victoire militaire entachée de nombreuses manigances et traîtrises perpétrées entre les Ciudaliens eux-mêmes.

Si quelques opérations terrestres sont montrées presque en off, c'est en mer que se déroulent les combats décisifs et les coups de Jarnac. Batailles navales, vent magique invoqué par sorcellerie, canonnades et abordages, pertes cruelles ou bienvenues, jusqu'à la victoire par k.o. des Ciudaliens et de leur unique podestat survivant : Léonide Ducatore, l'employeur de Benvenuto.

S'ensuivent des négociations de paix, afin d'établir un traité qui serve les intérêts de la principauté, bien sûr, mais aussi ceux de Ducatore et de ses alliés, d'où l’implication du discret Benvenuto, envoyé dans une dangereuse mission diplomatique.
A la fin du volume, traité signé, les derniers prisonniers de guerre ciudaliens – parmi lesquels Gesufal – rentrent par mer dans une ville qui s'apprête à rendre hommage à ses héros morts et à célébrer une victoire qui doit offrir puissance et prospérité accrue à la ville et à ses grandes familles. Mais pour Benvenuto, pion dans une partie aux enjeux énormes, les ennuis ne font que commencer.

Car reste maintenant à se partager la dépouille du cadavre ressinien, et que c'est là que l'embrouillamini va se corser vraiment. La lutte meurtrière pour s'approprier les fruits de la victoire fait le gros du roman, elle sera l'objet des tomes à venir pour la BD.

Grand plaisir toujours de retrouver Benvenuto et l’Histoire de la gueuse Ciudalia et de ses nombreux et impitoyables amants. Le ton est celui du premier tome (normal) et le dessin fait la part moins belle au grandiose pour se recentrer sur les visages et offrir des scènes de batailles lisibles.
C'est à lire si on a aimé le tome 1, en attendant la suite. Le contrat d'adaptation est rempli imho.

Gagner la guerre t2, le royaume de Ressine, Genet, Jaworski

L'avis de Feyd Rautha

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