La Maladie de Zhao - Thomas Day in Bifrost 123

Dans le Bifrost 123 , sous une couverture ornée d’un maedre et d’un reconnaissable chapeau vert, il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction, etc. Il y a aussi un édito d'Olivier Girard qui rend un émouvant hommage à Roland C. Wagner, un grand de la SF française, mort il y a bientôt quatorze ans dans un accident de la route, peu après que son maître ouvrage, Rêves de Gloire , eut obtenu le Grand Prix Européen des Utopiales . Je me souviens de la gentillesse de l’homme, de son ouverture, de la manière dont il avait accueilli et introduit dans le milieu une petite bande de blogueurs qui tentaient de s’y faire une place il y a bien longtemps de cela. Je me souviens aussi d’une interview qu’il m’avait donnée live , après une nuit sans doute aussi courte que mouvementée. Il y a donc bien sûr, dans la revue, un gros dossier Roland C. Wagner. Un dossier plein des souvenirs de tous ceux qui l’ont côtoyé et connu plus longtemps et mieux que la petite bande de...

Psycho Investigateur, L'héritage de l'homme-siècle - Dahan - Courbier


La très bonne impression laissée par Dans la tête de Sherlock Holmes m'amène à lire "Psycho Investigateur" (dont je n'ai trouvé que le tome 2 ; no trouble, il est lisible indépendamment du t1).

Simon Radius est psycho investigateur. Il peut pénétrer dans la mémoire de ses patients, sonder leur inconscient jusqu'aux tréfonds du ça, extirper les souvenirs, ou briser les spirales névrotiques.

Après un tome 1 (pas lu) dans lequel il s'est vengé du bourreau de sa femme en effaçant toute sa mémoire, Simon attend son procès. Difficile de prouver sa culpabilité dans une telle affaire, sauf si se manifeste un témoin éclairé.
C'est précisément ainsi que se présente le peu amène Henri du Perthuis. Sans vergogne aucune, l'homme menace de faire plonger Simon lors du procès sauf si ce dernier l'aide à réveiller la mémoire de son père, Eugène. Car dans cette mémoire est enfermé le souvenir d'un « trésor » sur lequel Henri voudrait bien mettre la main.

Même principe que dans Sherlock Holmes. Une mise en image qui se libère souvent de la division en case pour suivre le fil d'une pensée, d'un mouvement, ou mettre en relation deux fils narratifs simultanés, des superpositions R/V en transparence, des pliages, etc. ; la réalisation est à 100% au service du récit et de son déroulement logique. Pas d'indices ni de crimes ici, il s'agit de plonger dans l'inconscient d'un vieil homme, entre dépression, névrose, phobie, culpabilité, d'enquêter donc non sur des actes mais sur leur perception, et d'agir non pour arrêter des malandrins (quoique...) mais pour réparer des traumatismes paralysants afin de les surmonter.

La recherche du trésor enfoui dans les méandres cérébraux d'Eugène révélera une histoire biographique passionnante, pleine de rebondissements (jusqu'aux plus étonnants), et franchement dépaysante (avec des fragrances de vieux strips genre Mandrake ou le Fantôme). La réussite finale de Simon réunira une famille pour un meilleur avenir. Que demander de plus ?

Comme pour Dans la tête de Sherlock Holmes, je recommande très vivement tant c'est aussi beau qu'innovant.

Psycho Investigateur, L'héritage de l'homme-siècle, Dahan, Courbier

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