La Marche funèbre des marionnettes - Adam-Troy Castro

Dans le troisième tome des aventures d’Andrea Cort, intitulé La Guerre des marionnettes , on découvrait, ébahi, le Ballet des Vhlans. On assistait à cet événement annuel, entre rite et art, au cours duquel des dizaines de milliers des sentients mais cryptiques Vhlans dansaient une danse extraordinairement complexe à l’aide de leurs corps munis de dix fouets surpuissants, une danse qui, effet des coups de fouets mutuellement portés ou explosions cardiaques de fatigue, se terminait par leur mort en masse sous les regards stupéfiés des délégations étrangères. Sans explication. Sans rime ni raison pour toute autre espèce qu’eux-mêmes. On y apprenait aussi que, des années auparavant, une humaine nommée Isadora (Duncan ?) , au corps modifié dans ce bût, avait dansé avec les Vhlans. Elle était devenue légendaire dans tous l’espace sentient. Adam-Troy Castro raconte aujourd’hui son histoire dans une novella intitulée La Marche funèbre des marionnettes publiée dans la collection UHL au Bélial

Psycho Investigateur, L'héritage de l'homme-siècle - Dahan - Courbier


La très bonne impression laissée par Dans la tête de Sherlock Holmes m'amène à lire "Psycho Investigateur" (dont je n'ai trouvé que le tome 2 ; no trouble, il est lisible indépendamment du t1).

Simon Radius est psycho investigateur. Il peut pénétrer dans la mémoire de ses patients, sonder leur inconscient jusqu'aux tréfonds du ça, extirper les souvenirs, ou briser les spirales névrotiques.

Après un tome 1 (pas lu) dans lequel il s'est vengé du bourreau de sa femme en effaçant toute sa mémoire, Simon attend son procès. Difficile de prouver sa culpabilité dans une telle affaire, sauf si se manifeste un témoin éclairé.
C'est précisément ainsi que se présente le peu amène Henri du Perthuis. Sans vergogne aucune, l'homme menace de faire plonger Simon lors du procès sauf si ce dernier l'aide à réveiller la mémoire de son père, Eugène. Car dans cette mémoire est enfermé le souvenir d'un « trésor » sur lequel Henri voudrait bien mettre la main.

Même principe que dans Sherlock Holmes. Une mise en image qui se libère souvent de la division en case pour suivre le fil d'une pensée, d'un mouvement, ou mettre en relation deux fils narratifs simultanés, des superpositions R/V en transparence, des pliages, etc. ; la réalisation est à 100% au service du récit et de son déroulement logique. Pas d'indices ni de crimes ici, il s'agit de plonger dans l'inconscient d'un vieil homme, entre dépression, névrose, phobie, culpabilité, d'enquêter donc non sur des actes mais sur leur perception, et d'agir non pour arrêter des malandrins (quoique...) mais pour réparer des traumatismes paralysants afin de les surmonter.

La recherche du trésor enfoui dans les méandres cérébraux d'Eugène révélera une histoire biographique passionnante, pleine de rebondissements (jusqu'aux plus étonnants), et franchement dépaysante (avec des fragrances de vieux strips genre Mandrake ou le Fantôme). La réussite finale de Simon réunira une famille pour un meilleur avenir. Que demander de plus ?

Comme pour Dans la tête de Sherlock Holmes, je recommande très vivement tant c'est aussi beau qu'innovant.

Psycho Investigateur, L'héritage de l'homme-siècle, Dahan, Courbier

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