Cauchon - Dorison - Delahaye - Parnotte

Le 23 mai 1430, après un an de campagne militaire victorieuse, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons, alliés des Anglais, lors d’une sortie hasardeuse au siège de Compiègne. Vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10000 livres tournois, elle est conduite à Rouen afin d’y être jugée pour hérésie, entre autres chefs d’accusation dont le très scandaleux « port d’habits d’homme ». C’est l’évêque Pierre Cauchon qui a négocié cet achat pour le compte des Anglais, contre l’Inquisition qui voulait la juger elle-même. C’est Pierre Cauchon aussi qui présidera son procès, à Rouen, entre février et mai 1431 ; il s’agira, lors de ces audiences, de démontrer que l’inspiration de celle qu’on nommait « La pucelle » ne venait pas de Dieu et des saints mais bien plutôt du diable. C’est cette histoire que racontent Xavier Dorison, Louis-David Delahaye et Joël Parnotte dans l’imposant album Cauchon… ou l’homme qui tua Jeanne d’Arc . A la lecture du mag...

Psycho Investigateur, L'héritage de l'homme-siècle - Dahan - Courbier


La très bonne impression laissée par Dans la tête de Sherlock Holmes m'amène à lire "Psycho Investigateur" (dont je n'ai trouvé que le tome 2 ; no trouble, il est lisible indépendamment du t1).

Simon Radius est psycho investigateur. Il peut pénétrer dans la mémoire de ses patients, sonder leur inconscient jusqu'aux tréfonds du ça, extirper les souvenirs, ou briser les spirales névrotiques.

Après un tome 1 (pas lu) dans lequel il s'est vengé du bourreau de sa femme en effaçant toute sa mémoire, Simon attend son procès. Difficile de prouver sa culpabilité dans une telle affaire, sauf si se manifeste un témoin éclairé.
C'est précisément ainsi que se présente le peu amène Henri du Perthuis. Sans vergogne aucune, l'homme menace de faire plonger Simon lors du procès sauf si ce dernier l'aide à réveiller la mémoire de son père, Eugène. Car dans cette mémoire est enfermé le souvenir d'un « trésor » sur lequel Henri voudrait bien mettre la main.

Même principe que dans Sherlock Holmes. Une mise en image qui se libère souvent de la division en case pour suivre le fil d'une pensée, d'un mouvement, ou mettre en relation deux fils narratifs simultanés, des superpositions R/V en transparence, des pliages, etc. ; la réalisation est à 100% au service du récit et de son déroulement logique. Pas d'indices ni de crimes ici, il s'agit de plonger dans l'inconscient d'un vieil homme, entre dépression, névrose, phobie, culpabilité, d'enquêter donc non sur des actes mais sur leur perception, et d'agir non pour arrêter des malandrins (quoique...) mais pour réparer des traumatismes paralysants afin de les surmonter.

La recherche du trésor enfoui dans les méandres cérébraux d'Eugène révélera une histoire biographique passionnante, pleine de rebondissements (jusqu'aux plus étonnants), et franchement dépaysante (avec des fragrances de vieux strips genre Mandrake ou le Fantôme). La réussite finale de Simon réunira une famille pour un meilleur avenir. Que demander de plus ?

Comme pour Dans la tête de Sherlock Holmes, je recommande très vivement tant c'est aussi beau qu'innovant.

Psycho Investigateur, L'héritage de l'homme-siècle, Dahan, Courbier

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