Lazarus Intégrale 4 - Rucka et Lark

Juste quelques mots pour dire tout le bien que je pense du tome 4 de l’Intégrale Lazarus qui vient de sortir chez Urban ( et là je m’aperçois que j’ai zappé la chronique du t3 , oups ! Trop tard) . La guerre est maintenant totale entre la famille Carlyle et ses ennemis, les Hock en tête suivi de leurs nombreux alliés sud-américains ou russes. Guerre totale et guerre d’extermination car, pour certains des clans, l’alternative n’est qu’entre la survie ou l’anéantissement. Les alliances fluctuent, les trahisons se multiplient, individuelles ou de clans entiers. Au milieu du conflit, Forever, le Lazare de Carlyle, semble toujours être la pièce maîtresse, tant ses capacités tactiques et stratégiques sont décisives. D’autant qu’elle a la soutien de Johanna Carlyle, intronisée cheffe de famille après l’empêchement temporaire de Malcolm, son père et le fondateur du clan. Et si la nouvelle dirigeante de la famille Carlyle mène la guerre sans pitié comme l’aurait fait son père, il semble qu’ell...

Philip Roth et Brett Easton Ellis dans America 9


Dans le numéro 9 de la revue trimestrielle America, il y a, entre autres, un intéressant dossier sur l'Amérique Indienne.

Il y a aussi deux textes indispensables.


D'abord, "Jus ou sauce ? ", une nouvelle inédite de Philip Roth.
L'inoubliable auteur de La tache y raconte, en dix pages, le début, l'inspiration, et le déroulement de sa carrière d'écrivain.
Dans une illustration délicieuse d'un grand moment de sérendipité, il explique comment une trouvaille inattendue a lancé et orienté son travail d'écriture, faisant, au fil des ans, d'un jeune homme plein d'ambition littéraire l'écrivain mondialement connu qu'il devint.
J'ignore si cette histoire est vraie ou imaginaire. Comme elle est vraiment belle, je préfère ne jamais le savoir.


Puis une longue interview de Brett Easton Ellis, à l'occasion de la sortie de sa non-fiction non-essai non-bio "White".
L'auteur y raconte la distance qui s'est installée entre sa génération et celles qui l'ont suivie, entre temps long et temps court, linéarité et simultanéité.
Il parle de l'Amérique, de Trump, des Démocrates.
Du monde.

Surtout, il livre plusieurs vibrants plaidoyers.
En faveur de l'art pour l'art.
Pour la disjonction de l'auteur et de l’œuvre, ou plus généralement de la personne et de son travail.
Pour l'explication et pour l'analyse, artistiques comme politiques.
Contre le monde des clans et des communautés.
En un mot, pour la complexité de la création - et la volonté de s'y affronter - contre la binarité d'un monde devenant tribal, où tout est enjoint à signifier et où tous se divisent sur la signification - en deux clans, pour et contre ; un monde qui n'a rien à envier à ce Moyen-Âge dans lequel les passions gouvernaient et dans lequel tout anathème vociféré assez fort conduisait irrévocablement au bûcher. Vous avez dit La tache ?

Il m'a convaincu, je lirai "White".

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