Vertèbres - Morgane Caussarieu

Avril 1997, Vieux-Boucau-les Bains, dans les Landes. Jonathan dit Jojo, un écolier de dix ans, est enlevé, emmené dans une camionnette par une « femme à barbe » si l'on en croit les témoignages de Sasha et Brahim, ses deux amis présents au moment des faits. Après une semaine d'inquiétude sourde pour la population de la petite station balnéaire – et singulièrement pour Sasha, Brahim, et Marylou, la mère de Jojo – l'enfant reparaît. Retrouvé par la gendarmerie sur une aire d'autoroute, Jojo est hagard, mutique, il a une vilaine blessure au flanc, et surtout, surtout, il a perdu toute la graisse qui faisait de lui un obèse morbide, diabétique entre autres pathologies. Réapparaître spontanément après un enlèvement est déjà étrange, mais réapparaître en ayant perdu 50 kilos en 7 jours, là, on dépasse l'entendement de quiconque. Qu'importe, dans l'immédiat, ce « détail ». La gendarmerie est contente d'avoir retrouvé un enfant vivant après 48 heures, ses amis s

DIASPORA sort en VF - TiberiX en parle bien


"Diaspora", le monument Hard-SF de Greg Egan sort aujourd'hui en VF. Un magnifique projet mené à bien par Le Belial.
 
Il y a onze ans, l'inénarrable et indispensable compagnon de route TiberiX en disait ici-même le plus grand bien. Peu de temps après, lecture personnelle achevée, je n'ai pas trouvé nécessaire d'ajouter à ce qu'il disait. C'aurait été pure cuistrerie.

Je lui rend donc la parole aujourd'hui en republiant in extenso ce billet qui, s'il est bref, présente efficacement le livre et lui rend l'hommage qu'il mérite. Enjoy :



Ayant sagement laissé la jouissance du centième post à Gromovar, je vais vous parler de DIASPORA de Greg EGAN. Dans la mesure où je respecte son sacerdoce l’empêchant de vous raconter réellement de quoi il s’agit, laissez-moi en contre-partie vous posez quelques questions...

Vous avez peur de la “hard” science fiction, où un un écrivain astrophycien ou informaticien risque de vous dépeindre une société dans laquelle les humains ont encapsulé leur conscience dans des robots Gleisner indestructibles ? Où une autre partie de l’humanité c’est totalement virtualisée dans des banques de données redondantes, uniquement préoccupée par la recherche mathématique fondamentale ? Et où enfin une dernière portion transhumaine est restée dans des os et de la chair, mais en manipulant son génome au besoin pour s’adapter à n’importe quel biotope, tout en modelant son système nerveux pour comprendre intuitivement la mécanique quantique et la théorie des cordes ?

La question de savoir si ces transhumains deviennent extraterrestres les uns envers les autres vous indiffère ? Tout comme le fait de savoir si ces différentes factions peuvent encore communiquer entre elles autour de concepts qui nous semblent évidents ? Ou qu’est-ce qui détermine encore votre personne quand vous pouvez décider de changer vos processus cognitifs à la volée ? A quelle vitesse choisissez-vous de vivre quand vous êtes un programme qui va survivre jusqu’au Big Crunch final ?

Prenez alors le risque de lire le premier chapitre de diaspora où le citoyen orphelin Yatima naît dans le Konishi poli. Vous allez alors basculer dans un univers où la précision lumineuse de la neuroscience et de l’informatique se déploient sans entrave, dans une logique absolue, pour envoyer valser dans des mondes étrangers. Tant pis pour vous, le mal sera fait et passé le troisième chapitre, la problématique des vagues gravitationnelles sera pour vous devenu passionnante.

Et l’ensemble est un tour de force du même genre.

Ce n’est pas gratuit car il y a de surcroît, se surprendrait-on presque à dire, une histoire. Elle se déroule sur des millénaires et présente comment les trois branches de l’humanité divergentes, vont devoir affronter un problème cosmique d’anomalie de spin gravitationnel dans les systèmes d’étoiles doubles. Et oui forcément. Dans le contexte qui nous occupe, les héros n’ont pas vingt-quatre heures pour échapper à un contrat que le mafioso local a mis sur leur tête après un lap-dance qui aurait mal tourné.

Diaspora est une porte vers ce qui est probablement la quintessence de la SF. Une grosse baffe dans nos référentiels habituels. La barrière d’entrée n’est pas élevé, mais si vous n’avez jamais tiqué en regardant Star Wars parce que les vaisseaux se déplacent grâce à des turbines qui font “vrooooir”, ce qui dans l’espace est une double imbécilité, alors il vaudra peut être mieux passer votre chemin.
La prochaine fois, et dans un autre genre, nous parlerons probablement de China Miéville, de la Nouvelle-Crobuzon et de l’amour avec une femme-scarabée. En attendant soyez sages.

Commentaires

Anonyme a dit…
TiberiX : Tiens, ben j’ai bien envie de le relire du coup...