Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Brève revue BD/ Comics : Crusaders tome 1 et The Quantum Age


Juste deux mots.

Le premier pour Crusaders tome 1, intitulé "La colonne de fer".
Le premier tome du nouveau triptyque de Christophe 'Prométhée' Bec est une belle réussite scénaristique et graphique.
Plusieurs fils entremêlés – la plupart en flashbacks – montrent comment la colonie guère démocratique de Titan reçoit un message, une invitation, émis depuis la plus éloignée des galaxies connues, à des milliards d'AL.
Comment une jeune femme prénommée Natalia est formée à la science et à l'amour de l'espace par son père, un quasi dissident.
Comment la très brillante Natalia est sélectionnée pour devenir la chef de l'expédition humaine vers la source du message, à bord des vaisseaux à la technologie incompréhensibles dont les plans étaient joints à l'invitation.
Comment l'aventure tourne au désastre, sur une planète gelée abritant une forme de vie qui ne partage rien avec ce que nous considérons habituellement comme la vie.

Avec "La colonne de fer", Bec se lance dans la Hard-SF sans oublier de dire explicitement son amour pour Star Trek ;)
Même si les personnages – hormis Natalia – sont pour le moment peu développés, c'est à une belle et exaltante aventure que Bec convie le lecteur. Hard-SF au-delà de ce qu'on trouve d'habitude en BD, il n'oublie pas de filer une histoire entraînante, pleine de risque, de mystère, et surtout de cette volonté d'aller au bout de l'inconnu pour chercher du nouveau qui caractérisait le merveilleux scientifique de Verne entre autres.
Et puis il n'inclut aucun de ces personnages à la con au physique improbable qui sont parfois l'alpha et l'oméga de ce dont sont capables les auteurs de BD SF ; c'est incontestablement un plus.

Côté graphique, c'est majestueux, avec des doubles pages impressionnantes qui envoient dans la face du lecteur l'ampleur de ce qui se passe dans le récit.

Un grand plaisir pour moi, et pourtant je ne suis habituellement pas très fan de BD SF.





Le second pour "The Quantum Age", de Jeff Lemire. Une histoire située dans l'univers de Black Hammer, quelques siècles après.
C'est un récit de super-héros confrontés à la folie dictatoriale de l'un d'entre eux. Une histoire de résistance contre l'oppression, initiée par le groupe des survivants brisés de la prise de pouvoir initiale.
Indépendante, l'histoire fait néanmoins de nombreux liens avec la trame originale de Black Hammer ; les deux sont clairement liées.

Je ne suis guère fan du graphisme, très 'jeune', de Torres, mais je dois bien admettre que l'histoire se tient, que Lemire sait toujours inventer une narration cohérente et développer peu à peu des personnages, et, qu'en dépit d'un début durant lequel la nouveauté de cette saga cosmique et les graphismes m'ont laissé dubitatif, je me suis laissé convaincre sur la durée du TPB. Lemire reste donc l'un des scénaristes dont j'apprécie le plus le travail.

Crusaders t1, La colonne de fer, Bec, Carvalho
The Quantum Age, Lemire, Torres

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