No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

The Manhattan Projects vol II - Hickman Pitarra Bellaire


"Manhattan Projects, vol II : Leur Règne"

Personnages, contexte et décors sont connus, le comic out of bounds continue sur sa lancée du premier tome.

On voit donc ici :

Le délirant Oppenheimer terminer enfin sa guerre civile intérieure (avec un résultat surprenant).
Einstein (ou pour être plus précis, les Eisntein) faire des siennes à travers les dimensions du multivers de façon bien plus barbare que scientifique en compagnie d’un Feynman pusillanime et soumis.
Daghlian s’isoler dans le désert en version locale du Dr Manhattan.
Von Braun et le peu fin Gagarine partir dans l’espace en quête de Laïka, pour une aventure Space-Op, cocasse et haute en couleurs, truffée de petites références décalées à Star Wars.
Groves et l’encore plus barjo Gen. Westmoreland, amoks et lancés dans une série d’opérations d’une très grande brutalité.
J’en passe et des meilleures.

Mais surtout, on apprend encore une fois à la lecture de ce volume ces vérités qu’on nous cache depuis toujours. Sur la fabrication de la Guerre Froide, sur la prise de contrôle de l’URSS par des entités extra-terrestres, sur l’arrivée au pouvoir de Castro, sur la Crise des Missiles, sur la mort de Kennedy et la fameuse Balle magique - et sur le rôle qu’y ont joué les personnages les moins recommandables du comic.

Comme pour le tome 1, il faut quelques dizaines de pages pour adhérer (de nouveau) au concept. Mais, ensuite, c’est vraiment amusant, du fait même de l’excès - avec une mention spéciale au Brejnev alien.
L’ensemble n’est pas terminé aujourd’hui en VO, même si l’édition Urban reprend tout l’existant.

The Manhattan Projects, Vol II Leur Règne, Hickman, Pitarra, Bellaire

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