Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Elévation - Stephen King


Castle Rock, aujourd'hui (là, la moitié des lecteurs bavent déjà d'aise).
Scott Carey est un cinquantenaire divorcé, un web designer venant de signer un gros contrat, une grande et costaude force de la nature (du genre qui meurt à 55 ans d'un infarctus) qui colle assez bien à l'image qu'on se fait d'un insider US d'origine nord-européenne. Cet homme décent est installé dans la paisible – et, disons-le, plutôt upper class – petite ville du Maine entre amis et voisins.

Tout irait pour le mieux si, depuis quelques temps, une étrange perte de poids ne l'affectait. Où est le problème, direz-vous ? Il tient un une phrase : « perte de poids régulière sans régime ni modification de la silhouette ». Jusqu'où cela ira-t-il ?

Et si Carey est malade – faute d'un meilleur terme – la petite ville l'est aussi. D'une intolérance et d'une bigoterie qui se manifestent dans l'ostracisme qu'elle fait subir à un couple de « lesbines » mariées. « Lesbines », c'est déjà pas fameux, mais « lesbines » ostentatoires, là, c'est trop pour la petite ville bourgeoise nichée au cœur d'un Etat qui vote à 75% Républicain.

Carey peut-il soigner son corps ? Carey peut-il soigner la ville ? Il faudra lire pour le savoir.

"Elévation" est une novella inédite de Stephen King. Avec ce court texte très feelgood, King revient une fois encore à Castle Rock. Il raconte une histoire simple, à la conclusion joliment émouvante, qui pourrait être un épisode de Twilight Zone. Il dépose un ou deux petits Easter Eggs pour ses lecteurs à l'intérieur de l'énorme qu'est en soi Castle Rock. Il livre un message politique de tolérance dans une Amérique trumpienne plutôt consternante – d'une façon que je trouve trop explicite, mais justifiée ici par la brièveté et la volonté feelgood du texte – et montre que l'important est de faire plutôt que de juste regretter, de faire là où on est, d'agir sur sa communauté, de faire changer les mentalités par l'exemple (j'invoque ici les paroles du New Dress de Depeche Mode). Le temps qu'on a importe donc moins que l'usage qu'on en fait.
Enfin, il offre à ses lecteurs, le pendant lumineux du très sombre La peau sur les os, publié il y a 35 ans sous le nom de Richard Bachman.

Pas son meilleur texte, mais un petit truc bien sympa à lire un soir de blues. What else ?

Elévation, Stephen King

Commentaires