A Forest Darkly - Angela Slatter

Monde de Sourdough , encore. Dans la Grande Forêt Sombre que tout monde de conte noir se doit de posséder. Mehrab est une sorcière. Elle vit dans une petite cabane au cœur de la forêt, non loin du minuscule village de Berhta’s Forge. Difficile de faire plus à l’écart du fracas du monde : de Lodellan jusqu’au bord de la Grande Forêt, le voyage prend plusieurs mois de route, et ensuite, une fois arrivé à la lisière de la forêt, il faut encore environ six semaines pour rejoindre Berhta’s Forge, qui se trouve assez profondément dans la forêt, non loin de son cœur selon les cartes – bien que celles-ci restent très imprécises. C’est pourtant sur le pas de sa porte, au fin fond de cette retraite, que le monde va s’inviter sous la forme d’une jeune fille en fuite, Rhea. Rhea est une très jeune sorcière. Prise en charge par les Visiting Sisters après un acte assez grave pour mettre sa vie en danger (si sa nature même de sorcière n’engendrait pas déjà un risque suffisant) , Rhea est passée de ma...

Elévation - Stephen King


Castle Rock, aujourd'hui (là, la moitié des lecteurs bavent déjà d'aise).
Scott Carey est un cinquantenaire divorcé, un web designer venant de signer un gros contrat, une grande et costaude force de la nature (du genre qui meurt à 55 ans d'un infarctus) qui colle assez bien à l'image qu'on se fait d'un insider US d'origine nord-européenne. Cet homme décent est installé dans la paisible – et, disons-le, plutôt upper class – petite ville du Maine entre amis et voisins.

Tout irait pour le mieux si, depuis quelques temps, une étrange perte de poids ne l'affectait. Où est le problème, direz-vous ? Il tient un une phrase : « perte de poids régulière sans régime ni modification de la silhouette ». Jusqu'où cela ira-t-il ?

Et si Carey est malade – faute d'un meilleur terme – la petite ville l'est aussi. D'une intolérance et d'une bigoterie qui se manifestent dans l'ostracisme qu'elle fait subir à un couple de « lesbines » mariées. « Lesbines », c'est déjà pas fameux, mais « lesbines » ostentatoires, là, c'est trop pour la petite ville bourgeoise nichée au cœur d'un Etat qui vote à 75% Républicain.

Carey peut-il soigner son corps ? Carey peut-il soigner la ville ? Il faudra lire pour le savoir.

"Elévation" est une novella inédite de Stephen King. Avec ce court texte très feelgood, King revient une fois encore à Castle Rock. Il raconte une histoire simple, à la conclusion joliment émouvante, qui pourrait être un épisode de Twilight Zone. Il dépose un ou deux petits Easter Eggs pour ses lecteurs à l'intérieur de l'énorme qu'est en soi Castle Rock. Il livre un message politique de tolérance dans une Amérique trumpienne plutôt consternante – d'une façon que je trouve trop explicite, mais justifiée ici par la brièveté et la volonté feelgood du texte – et montre que l'important est de faire plutôt que de juste regretter, de faire là où on est, d'agir sur sa communauté, de faire changer les mentalités par l'exemple (j'invoque ici les paroles du New Dress de Depeche Mode). Le temps qu'on a importe donc moins que l'usage qu'on en fait.
Enfin, il offre à ses lecteurs, le pendant lumineux du très sombre La peau sur les os, publié il y a 35 ans sous le nom de Richard Bachman.

Pas son meilleur texte, mais un petit truc bien sympa à lire un soir de blues. What else ?

Elévation, Stephen King

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