Phantom Road t3 - Lemire - Walta - Bellaire

Nouvel article court, consacré cette fois au TPB 3 du Phantom Road de Lemire, Walta et Bellaire. Contrairement au TPB 6 de Department of Truth qui ne faisait que bien peu avancer l’intrigue, ce volume 3 de la série fantastique de Lemire laisse son lecteur bien plus au fait de ce qui se passe dans le très étrange monde de la Phantom Road . Ambiance Twin Peaks toujours, avec ce que ça comporte de zones d’ombre et d’étrangeté, mais, enfin, on commence à y voir un peu plus clair sur les enjeux du récit, sur les rapports entre les personnages, sur l’historicité de l’objet que doivent transporter vers un mystérieux Golgotha les héros malheureux de la série, à savoir Dom et Birdie. On comprend, en lisant ce tome 3, comment l’agente Weaver est liée familialement à la Phantom Road . On découvre quel est le rôle des relais routiers Billy Bear . On apprend que le père de l’agente Weaver fut le deuxième à enquêter sur les mystères de la Phantom Road et qu’il eut un prédécesseur, l’homme en che...

Brève : La horde - Sibylle Grimbert


"La horde" est un roman fantastique de Sibylle Grimbert, plus connue pour ses romans de blanche.

On y voit Ganaël, un démon, prendre possession d'une fillette de 10 ans, Laure. Dans le huis-clos du village de vacances où elle est avec ses parents, Ganaël ouvre Laure à des possibilités nouvelles, à une immoralité qui lui procurera plaisir, pouvoir, ou au moins autonomie, suivant ce qu'elle en fera. Mais, trop ambigu dans son rapport aux humains, Ganaël verra l'élève dépasser le maitre.

Avec ce roman ouvertement Imaginaire, Grimbert interroge, comme dans ses autres œuvres, les questions du pouvoir, du libre-arbitre, ou du déterminisme. Elle le fait dans un style dense, n'hésite pas à briser un quasi-tabou littéraire, et livre certaines réflexions bien vues sur les relations entre les gens, au-delà des jeux sociaux.

"La horde" plaira aux lecteurs de blanche souhaitant s'initier aux récits d'Imaginaire. Il est sans doute trop léger pour les amateurs avertis. Que ces derniers sachent néanmoins que Ganaël est plutôt plaisant, aussi cynique et caustique qu'un démon d'In Nomine Satanis.

La horde, Sibylle Grimbert

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