Le Trône d'argile 7 - Richemont - Theo - Pieri

Juste un petit mot (cette fois c'est vrai) pour signaler la sortie (il y a quelques semaines quand même) du septième et dernier tome de la série historique Le Trône d'argile , intitulé De Gloire et de cendres . Onze ans (!!!) après la sortie du sixième opus, Anne Richemont et ses compères terminent enfin la geste de Charles VII et de Jeanne d'Arc. On voit dans ce tome le sacre de Charles VII , qui assure la légitimité politique de ce roi assez falot même si les prétentions anglaises, et donc la Guerre de Cent Ans, ne s'éteindront que bien plus tard . On y voit aussi la reconquête progressive du royaume de France par le nouveau roi. On y voit enfin la capture, le procès et l'exécution de Jeanne d'Arc (et le peu d'aide que Charles VII lui apportera - authentique -, au contraire de ses compagnons de guerre qui tentent en vain de la faire évader - fictif) . Les lecteurs qui, comme moi, avaient lu en leur temps les six premiers tomes, sont satisfaits, bien sûr...

Pline 4 - Yamazaki - Bad, bad, naughty Poppée


Pline 4, "La colère du Vésuve". Les habitués savent qu'à la longue je me lasse de chroniquer toujours le même monde, même si, comme l'affirmait Héraclite « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». De plus, Nébal a déjà tout dit.

Juste my two cents donc.

Trois points saillent :

Pline est toujours Pline. Stoïcien résolu, rationnel jusqu'à la froideur, dans une approche Spock-like convaincante. Sautant d’observations en hypothèses et citant ses grands prédécesseurs, le naturaliste romain mêle allègrement réflexions fécondes et croyances superstitieuses dont notre passé, qui est son avenir, nous a démontré la fausseté. J'aime toujours autant le personnage, mais Pline fait du Pline et j'ai l'impression d'avoir fait le tour de la question. De ce fait, je n'y consacre plus qu'une attention limitée.

Ensuite, Nébal l'a dit, je n'y reviens pas, Félix, l’assistant de Pline, prend de l'importance. Il devient le regard critique de l'auteur sur les outrances du grand homme. Intéressant en effet, nécessaire sans doute par la méta-position qu'il engendre dans le regard du lecteur.

Enfin, le personnage de Poppée dévoile toute sa vilénie, facilitée par l'incurie d'un Néron immature et indigne de sa charge. Comme Nébal l'a dit, on hésite en ce qui la concerne entre l'héroïne tragique et l'aventurière méprisable. Qu'importe, elle fait le job en tirant la politique romaine (si tant est qu'on puisse qualifier de politique les tressaillements de Néron) vers les atrocités à venir, donnant par là-même au récit la dynamique que Pline lui-même ne lui offre plus.
Connexe aux faits et gestes de Poppée se dessine le conflit interne à la communauté juive entre orthodoxes et hérétiques (représentés par les thuriféraires du rabbin dissident Jésus) dont les auteurs semblent vouloir faire le fondement de la condamnation des chrétiens après le grand incendie de Rome encore à venir.

Beaux dessins, période intéressante, misère à venir, ça reste intéressant sans toutefois être captivant. A suivre.

Pline 4, La colère du Vésuve, Yamazaki, Miki

Commentaires