La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Pline 4 - Yamazaki - Bad, bad, naughty Poppée


Pline 4, "La colère du Vésuve". Les habitués savent qu'à la longue je me lasse de chroniquer toujours le même monde, même si, comme l'affirmait Héraclite « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». De plus, Nébal a déjà tout dit.

Juste my two cents donc.

Trois points saillent :

Pline est toujours Pline. Stoïcien résolu, rationnel jusqu'à la froideur, dans une approche Spock-like convaincante. Sautant d’observations en hypothèses et citant ses grands prédécesseurs, le naturaliste romain mêle allègrement réflexions fécondes et croyances superstitieuses dont notre passé, qui est son avenir, nous a démontré la fausseté. J'aime toujours autant le personnage, mais Pline fait du Pline et j'ai l'impression d'avoir fait le tour de la question. De ce fait, je n'y consacre plus qu'une attention limitée.

Ensuite, Nébal l'a dit, je n'y reviens pas, Félix, l’assistant de Pline, prend de l'importance. Il devient le regard critique de l'auteur sur les outrances du grand homme. Intéressant en effet, nécessaire sans doute par la méta-position qu'il engendre dans le regard du lecteur.

Enfin, le personnage de Poppée dévoile toute sa vilénie, facilitée par l'incurie d'un Néron immature et indigne de sa charge. Comme Nébal l'a dit, on hésite en ce qui la concerne entre l'héroïne tragique et l'aventurière méprisable. Qu'importe, elle fait le job en tirant la politique romaine (si tant est qu'on puisse qualifier de politique les tressaillements de Néron) vers les atrocités à venir, donnant par là-même au récit la dynamique que Pline lui-même ne lui offre plus.
Connexe aux faits et gestes de Poppée se dessine le conflit interne à la communauté juive entre orthodoxes et hérétiques (représentés par les thuriféraires du rabbin dissident Jésus) dont les auteurs semblent vouloir faire le fondement de la condamnation des chrétiens après le grand incendie de Rome encore à venir.

Beaux dessins, période intéressante, misère à venir, ça reste intéressant sans toutefois être captivant. A suivre.

Pline 4, La colère du Vésuve, Yamazaki, Miki

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