Hyde Street t1 - Johns - Reis

Hyde Street, une rue qui existe en tout lieu et à toute époque. Dans cette sorte de purgatoire organisé et managé par un être mystérieux nommé le Compteur atterrissent les âmes viles en attente de traitement. A Hyde Street, elles devront être damnées, définitivement tuées, ou, rarement, absoutes. Ce sont les démons qui la hantent qui se chargent de l'orientation finale. Ces derniers y ont grand intérêt ; en effet, après 10000 âmes traitées sans absolution, chaque démon – des ex-humains à l’âme noire sélectionnés par le Compteur pour être ses agents sur Hyde Street – pourra revenir sur Terre avec, en prime, ce qu’il peut souhaiter. Les démons de Hyde Street sont hauts en couleurs. On compte dans leur rang Mr X-Ray (un publicitaire des 60’s, cynique et mauvais père) , Pranky (un boy-scout des 50’s, enfant martyrisé et tueur en série) , Le Monstre Mutique (acteur de rôles de monstres chez Universal, tueur par accident en raison d’une paranoïa aiguë liée à sa carrière peu glorieuse) , ...

Pline 4 - Yamazaki - Bad, bad, naughty Poppée


Pline 4, "La colère du Vésuve". Les habitués savent qu'à la longue je me lasse de chroniquer toujours le même monde, même si, comme l'affirmait Héraclite « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». De plus, Nébal a déjà tout dit.

Juste my two cents donc.

Trois points saillent :

Pline est toujours Pline. Stoïcien résolu, rationnel jusqu'à la froideur, dans une approche Spock-like convaincante. Sautant d’observations en hypothèses et citant ses grands prédécesseurs, le naturaliste romain mêle allègrement réflexions fécondes et croyances superstitieuses dont notre passé, qui est son avenir, nous a démontré la fausseté. J'aime toujours autant le personnage, mais Pline fait du Pline et j'ai l'impression d'avoir fait le tour de la question. De ce fait, je n'y consacre plus qu'une attention limitée.

Ensuite, Nébal l'a dit, je n'y reviens pas, Félix, l’assistant de Pline, prend de l'importance. Il devient le regard critique de l'auteur sur les outrances du grand homme. Intéressant en effet, nécessaire sans doute par la méta-position qu'il engendre dans le regard du lecteur.

Enfin, le personnage de Poppée dévoile toute sa vilénie, facilitée par l'incurie d'un Néron immature et indigne de sa charge. Comme Nébal l'a dit, on hésite en ce qui la concerne entre l'héroïne tragique et l'aventurière méprisable. Qu'importe, elle fait le job en tirant la politique romaine (si tant est qu'on puisse qualifier de politique les tressaillements de Néron) vers les atrocités à venir, donnant par là-même au récit la dynamique que Pline lui-même ne lui offre plus.
Connexe aux faits et gestes de Poppée se dessine le conflit interne à la communauté juive entre orthodoxes et hérétiques (représentés par les thuriféraires du rabbin dissident Jésus) dont les auteurs semblent vouloir faire le fondement de la condamnation des chrétiens après le grand incendie de Rome encore à venir.

Beaux dessins, période intéressante, misère à venir, ça reste intéressant sans toutefois être captivant. A suivre.

Pline 4, La colère du Vésuve, Yamazaki, Miki

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