2333 - Ed Park

Il y a des romans presque impossibles à résumer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans dont on se dit au début qu’on n’arrivera pas à les terminer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans qui finissent par embarquer leur lecteur dans un vortex et l’emmènent bien plus loin qu’il n’aurait cru aller, 2333 est de ceux-là. 2333 est le deuxième roman de l’écrivain américain d’origine coréenne Ed Park, le premier traduit en français, par Stéphane Vanderhaeghe chez Actes Sud. C’est un pavé de 600 pages globalement inrésumable, disais-je. Je fais une chose rare sur ce blog : fournir le résumé éditeur. Puis je commenterai. En 1919, des patriotes coréens dispersés à travers le monde établissent le Gouvernement provisoire de Corée pour protester contre la colonisation japonaise. Essentiellement symbolique, ce gouvernement en exil est officiellement dissous après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Une guerre civile éclate, entraînant la tragique division entre le Nord et le...

Dichronauts - Greg Egan


"Dichronauts" est le dernier roman SF de Greg Egan. Moi qui aime vraiment l'auteur et ses folles extrapolations scientifiques trouve qu'ici il est allé trop loin, qu'il s'est trop amusé avec son monde mathématique et a oublié de le peupler vraiment. Une erreur qu'il n'avait pas faite dans la trilogie Orthogonal.

Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 88, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…).

Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout :

Seth is a surveyor, along with his friend Theo, a leech-like creature running through his skull who tells Seth what lies to his left and right. Theo, in turn, relies on Seth for mobility, and for ordinary vision looking forwards and backwards. Like everyone else in their world, they are symbionts, depending on each other to survive.
In the universe containing Seth's world, light cannot travel in all directions: there is a “dark cone” to the north and south. Seth can only face to the east (or the west, if he tips his head backwards). If he starts to turn to the north or south, his body stretches out across the landscape, and to rotate as far as north-north-east is every bit as impossible as accelerating to the speed of light.
Every living thing in Seth’s world is in a state of perpetual migration as they follow the sun’s shifting orbit and the narrow habitable zone it creates. Cities are being constantly disassembled at one edge and rebuilt at the other, with surveyors mapping safe routes ahead.
But when Seth and Theo join an expedition to the edge of the habitable zone, they discover a terrifying threat: a fissure in the surface of the world, so deep and wide that no one can perceive its limits. As the habitable zone continues to move, the migration will soon be blocked by this unbridgeable void, and the expedition has only one option to save its city from annihilation: descend into the unknown.


Voila. Rien de plus. Sinon voici ce qui m'attend :

Commentaires

chéradénine a dit…
Je crois me rappeler que Greg Egan mentionnait dans une interview le fait que la SF qu'il pratiquait était finalement peu représentée: je me demande s'il ne cherche pas à s'élever, selon sa propre définition du genre, au-dessus de la masse, quitte à proposer des concepts trop ardus pour la plupart des lecteurs.

J'imagine déjà les mauvaises blagues à propos de "personnages bidimensionnels" !
Gromovar a dit…
Habituellement j'aime vraiment la démarche d'Egan mais ici il passe dans le mauvais sens la limite de la littérature. Je vois mal comment prendre du plaisir - même strictement intellectuel - à lire ce roman.