Something is Killing the Children t1, Tynion IV, Dell’Edera, Muerto

Juste quelques mots (et cette fois vraiment pas plus) sur le TPB 1 du Something is Killing the Children de l’énorme James Tynion IV, illustré par Dell’Edera et Muerto. Commençons par donner le résumé éditeur : Lorsque les enfants de la petite ville d'Archer's Peak se mettent à disparaître les uns après les autres - certains sans laisser la moindre trace, d'autres dans des circonstances extrêmement violentes - la peur, la colère et la suspicion envahissent l'entourage des victimes et laissent la police locale dans le plus grand désarroi. Aussi, quand le jeune James, seul témoin oculaire du massacre de ses trois camarades, sort de son mutisme pour parler de créatures terrifiantes vivant dans la pénombre, le coupable semble tout trouvé. Son seul espoir viendra d'une étrange inconnue, Erica Slaughter, tueuse de monstres capable de voir l'impensable, ce que l'inconscient des adultes a depuis longtemps préférer occulter. Something is Killing the Children est l’

Le Fulgur t1 - Bec - Palpitant


Sortie du tome 1, intitulé "Au fond du gouffre", de la nouvelle série d'aventure de Christophe Bec, Le Fulgur.
Adapté du roman éponyme de Paul de Sémant, la série racontera la descente d'un sous-marin expérimental vers les profondeurs de la mer et du temps.

1910, golfe du Yucatan. Une expédition financée par le milliardaire américain Joe Kens s'est donnée pour objectif d'aller récupérer, au fond d'un gouffre marin profond de 4000 mètres, le milliard d'or pur contenu dans l'épave d'un navire américain coulé par une tempête. Elle prévoit d'utiliser le Fulgur, un sous-marin expérimental inventé par le Docteur Damian, une sorte de savant fou qui a mis au point une source d'énergie inédite permettant de se déplacer sans utiliser de pièce mécanique.

Problème : si le Fulgur fonctionne comme prévu, ses navires accompagnateurs se trouvent pris dans une éruption volcanique et coulent. Le Fulgur, sans filin, s'enfonce vers les profondeurs abyssales. Tout allant de mal en pis, le sous-marin sans contrôle est projeté dans une fissure océanique qui se referme derrière lui. A très court terme, l'engin est dans une « mer » souterraine, au calme et à l'air. Mais il faut d'urgence trouver le chemin de la remontée sous peine de mourir loin du monde dans un gouffre qui semble bien abriter une vie antédiluvienne.

Roman d'aventure pur et dur, le Fulgur développe un merveilleux scientifique à la Jules Vernes. Pas seulement à cause du « savant fou ». Difficile, en suivant le Fulgur, de ne pas penser au lac souterrain de Voyage au centre de la Terre (et à l’urgence de ressortir avant de mourir), ou à la mer intérieure du Pellucidar de Burroughs. Pour ce qui est de la mer et de ses monstres, le dessinateur, quand à lui, cite WH Hogdson dans ses remerciements.

Ce style vernien est très agréable. Il donne l'occasion de se replonger dans un monde où beaucoup restait à découvrir, où la science était objet d’émerveillement et pas d'inquiétude, où le mythe du progrès était encore vivace, et où des aventuriers - dois-je dire des savanturiers - intrépides repoussaient toujours plus loin les limites de la connaissance et de l'exploration.

Je crois avoir dit ailleurs qu'il est impressionnant d’arriver à créer de la tension avec un média froid qui ne bénéficie pas des artifices du cinéma. Je le répète ici. Et Bec a ce talent. Il sait comme personne trouver une narration qui fait monter la pression et implique le lecteur dans l'inquiétude que ressentent les personnages.
Cette tension était le but recherché ici. Le résultat est palpitant. Touché.

Je ne suis honnêtement guère fan du dessin. Happens. Dommage.

Le Fulgur t1, Au fond du gouffre, Bec Nenadov

Petit cadeau : une couverture du roman original

Commentaires

Efelle a dit…
Pas convaincu par le pitch, j'ai passé mon tour. Faudra que je creuse un peu pour voir s'il peut me plaire.
Gromovar a dit…
Très vernien. Effet nostalgique pour moi. A toi de voir.