Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Metropolis tome 4 : la machine célibataire


Tome 4 et fin de la série uchronique rétrofuturiste "Metropolis". Un album organisé autour de trois moments forts.

D'abord, le mystère est éclairci. Les explications sur les (lointaines) racines du drame de la Place de la Réconciliation arrivent de manière tout à fait explicite. Et comme on pouvait le supposer, Hitler, manipulateur dans l'ombre, n'est pas étranger à l’histoire.
Certains regretteront peut-être cette récapitulation ; je trouve qu'en conclusion d'un cycle BD étalé sur trois ans, elle n'était pas inutile.

Ensuite, les personnages arrivent aux conclusions inévitables de leurs trajectoires. C'est vrai pour Faune comme pour Lohman ou Loulou. Tous paient cher leur implication dans l'affaire.

Enfin, les auteurs nous introduisent à la vérité du monde. Courant à la machinisation de toutes choses, le monde n'est pas un. Fondé sur une idée de la réalité comme Machine célibataire aussi insensée et inconsciente que la machine à punir de La colonie pénitentiaire ou qu'Azathoth lui-même, "Metropolis" développe un système de mondes parallèles qui n'est pas sans évoquer Christopher Priest. Logique au vu de ce qui précédait, la présentation qui en est faite est un peu pompeuse imho. Difficile de trouver le ton juste pour exprimer ce genre de choses.

Quoi qu'il en soit, c'est encore une fois une belle œuvre d'imagination qu'a livré Lehman ainsi qu'un bel hommage à une SF un peu oubliée. J'avais intitulé ma chronique du tome 1 "Un monde sans croix de bois", elles y apparaissent à la fin de ce tome 4. La boucle est bouclée comme elle devait l'être.

Metropolis t4, Lehman, De Caneva, Martinos

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