Aurora Rising - Alastair Reynolds

Alastair Reynolds est un auteur britannique de SF de grand renom. Il a créé le célèbre cycle des Inhibiteurs dont la revue Bifrost disait en 2023 qu’il constituait la partie « la plus renommée, at assurément la plus volumineuse » de son œuvre. Aurora Rising (titre original : The Prefect) est un roman qui se passe au XXVe siècle, environ cent ans avant l’intrigue principale du cycle. Il peut se lire (comme ses deux suites) indépendamment du cycle principal, et montre aux lecteurs qui le connaîtraient un univers qui n’a pas encore sombré dans la déréliction liée au désastre de la Pourriture fondante. Yellowstone est le monde humain le plus avancé. Un cauchemar atmosphérique constellé de villes sous dôme. Autour de Yellowstone gravitent environ dix mille habitats orbitaux qui forment le Glitter Band . 100 millions de personnes vivent dans ces habitats qui sont tous strictement souverains. Seule condition pour faire partie de l’ensemble : accepter et respecter un système qui place le ...

Metropolis tome 4 : la machine célibataire


Tome 4 et fin de la série uchronique rétrofuturiste "Metropolis". Un album organisé autour de trois moments forts.

D'abord, le mystère est éclairci. Les explications sur les (lointaines) racines du drame de la Place de la Réconciliation arrivent de manière tout à fait explicite. Et comme on pouvait le supposer, Hitler, manipulateur dans l'ombre, n'est pas étranger à l’histoire.
Certains regretteront peut-être cette récapitulation ; je trouve qu'en conclusion d'un cycle BD étalé sur trois ans, elle n'était pas inutile.

Ensuite, les personnages arrivent aux conclusions inévitables de leurs trajectoires. C'est vrai pour Faune comme pour Lohman ou Loulou. Tous paient cher leur implication dans l'affaire.

Enfin, les auteurs nous introduisent à la vérité du monde. Courant à la machinisation de toutes choses, le monde n'est pas un. Fondé sur une idée de la réalité comme Machine célibataire aussi insensée et inconsciente que la machine à punir de La colonie pénitentiaire ou qu'Azathoth lui-même, "Metropolis" développe un système de mondes parallèles qui n'est pas sans évoquer Christopher Priest. Logique au vu de ce qui précédait, la présentation qui en est faite est un peu pompeuse imho. Difficile de trouver le ton juste pour exprimer ce genre de choses.

Quoi qu'il en soit, c'est encore une fois une belle œuvre d'imagination qu'a livré Lehman ainsi qu'un bel hommage à une SF un peu oubliée. J'avais intitulé ma chronique du tome 1 "Un monde sans croix de bois", elles y apparaissent à la fin de ce tome 4. La boucle est bouclée comme elle devait l'être.

Metropolis t4, Lehman, De Caneva, Martinos

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