L'Homme invisible - Tynion IV - Dani

Après un premier album déjà consacré à ressusciter un Universal Monster, en l’occurrence Dracula , James Tynion IV revient à l’exercice avec cet Homme invisible , réalisé avec Dani aux pinceaux. Mais ici c’est une sorte de préquel au film de 1933 que propose Tynion, contrairement à ce qu’il avait fait pour son adaptation précédente. Début du XXe siècle. Jack Griffin est un obscur chimiste. Il travaille comme assistant dans le laboratoire du docteur Cranley où il mène aussi, secrètement, ses propres expériences. Grâce à une substance appelée monocaïne, Griffin parvient à transformer profondément la physiologie de ses cobayes, les rendant plus intelligents et plus agressifs qu’ils ne l’étaient auparavant, et surtout invisibles. Testant ses dosages sur des mammifères de plus en plus gros et proches de l’humain, Griffin avance à grands pas dans ses recherches, au prix d’arrangements de plus en plus grands avec la morale. Au début du film de 1933, Griffin est déjà devenu invisible. Le séru...

La montagne sans nom - Robert Sheckley - Retour de Bifrost 80


La maison d’édition indépendante Le passager clandestin est une toute petite maison radicale, engagée et militante contre une certaine forme insatisfaisante du monde. Au milieu des non fictions, on y trouve la collection Dyschroniques qui remet à l’honneur des textes anciens de grands noms de la SF.

Nouvelles ou novellas posant en leur temps les questions environnementales, politiques, sociales, ou économiques, ces 18 textes livrent la perception du monde qu’avaient ces auteurs d’un temps aujourd’hui révolu. Et si certaines questions semblent moins d’actualité, d’autres, en revanche, sont devenues brûlantes et illustrent, hélas, la pertinence des craintes exprimées par les auteurs de SF.

On notera que chaque ouvrage à fait l’objet d’un joli travail d’édition, chaque texte étant suivi d’une biographie/bibliographie de l’auteur, d’un bref historique des parutions VO/VF, d’éléments de contexte, ainsi que de suggestions de lectures ou visionnages connexes. Une bien jolie collection donc.

Commençons par la très courte nouvelle de Robert Sheckley, "La montagne sans nom". On y voit une équipe de « travaux publics » chargée de remodeler une planète pour la rendre confortable à coloniser – sur Terre on dirait « viabiliser une parcelle ». Mais les indigènes, dont il est clair qu’ils devront dégager, posent problème. Et pas seulement les indigènes, hélas pour la multi planétaire exploitante. Petit texte très (trop ?) classique dans la forme, abordant autant la question de la colonisation étrangère que celle, interne aux USA, dont les amérindiens firent les frais, il pose aussi de premières interrogations environnementales, et questionne la certitude occidentale d’une Création donnée par Dieu à l’Homme pour en user à sa guise. Le traitement, du fait de la brièveté et de la prévisibilité du texte, est néanmoins anecdotique. J’arrête ici pour ne pas écrire une chronique plus longue que la nouvelle. Première publication de "La montagne sans nom" aux USA en 1955.

La montagne sans nom, Robert Sheckley

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