La Route de Roswell - Connie Willis

Francie (un prénom aussi vieillot et nostalgique que sa porteuse) est une jeune célibataire invitée au mariage de son ex-colocataire de fac devenue sa meilleure amie, Serena. Ce n’est pas la première fois que cette dernière s’amourache avec un gars bizarre au point de vouloir convoler, mais celle-ci est peut-être la bonne. Serena va épouser Russell, un ufologue patenté, ce qui explique que la cérémonie soit prévue à Roswell , capitale mondiale des cinglés de tous poils depuis le fameux crash de 1947. C’est donc dans cette ville du Nouveau-Mexique que Francie débarque. A peine le temps de croiser un ou deux illuminés que Francie est enlevée par un alien en allant chercher des guirlandes dans la voiture de Serena ; un alien qui, loin de ressembler aux petits gris de légende, a plutôt l’air d’un virevoltant muni d’une foultitude de tentacules aussi rapides que précis, des tentacules à l’aide desquels il enserre la jeune femme et l’empêche de fuir. La créature, qui ne s’exprime que par p...

La montagne sans nom - Robert Sheckley - Retour de Bifrost 80


La maison d’édition indépendante Le passager clandestin est une toute petite maison radicale, engagée et militante contre une certaine forme insatisfaisante du monde. Au milieu des non fictions, on y trouve la collection Dyschroniques qui remet à l’honneur des textes anciens de grands noms de la SF.

Nouvelles ou novellas posant en leur temps les questions environnementales, politiques, sociales, ou économiques, ces 18 textes livrent la perception du monde qu’avaient ces auteurs d’un temps aujourd’hui révolu. Et si certaines questions semblent moins d’actualité, d’autres, en revanche, sont devenues brûlantes et illustrent, hélas, la pertinence des craintes exprimées par les auteurs de SF.

On notera que chaque ouvrage à fait l’objet d’un joli travail d’édition, chaque texte étant suivi d’une biographie/bibliographie de l’auteur, d’un bref historique des parutions VO/VF, d’éléments de contexte, ainsi que de suggestions de lectures ou visionnages connexes. Une bien jolie collection donc.

Commençons par la très courte nouvelle de Robert Sheckley, "La montagne sans nom". On y voit une équipe de « travaux publics » chargée de remodeler une planète pour la rendre confortable à coloniser – sur Terre on dirait « viabiliser une parcelle ». Mais les indigènes, dont il est clair qu’ils devront dégager, posent problème. Et pas seulement les indigènes, hélas pour la multi planétaire exploitante. Petit texte très (trop ?) classique dans la forme, abordant autant la question de la colonisation étrangère que celle, interne aux USA, dont les amérindiens firent les frais, il pose aussi de premières interrogations environnementales, et questionne la certitude occidentale d’une Création donnée par Dieu à l’Homme pour en user à sa guise. Le traitement, du fait de la brièveté et de la prévisibilité du texte, est néanmoins anecdotique. J’arrête ici pour ne pas écrire une chronique plus longue que la nouvelle. Première publication de "La montagne sans nom" aux USA en 1955.

La montagne sans nom, Robert Sheckley

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