Karnaval - Christophe Siébert

Karnaval est une nouvelle de Christophe Siébert publiée en édition limitée à l’occasion du 29e Festival International du Roman Noir de Frontignan la Peyrade et illustrée par Etienne Savoye. Courte, rapide, drôle, elle raconte les pérégrinations d’une petit équipe de documentaristes partis à Mertvecgorod pour couvrir le « Karnaval » annuel de la ville, un moment de fête et d’excès en tous genres au cœur d'une cité que le grand public occidental doit encore découvrir. Deux ans après le méga-attentat qui servait de point d’orgue à Images de la fin du monde , les quatre Français en vadrouille vont découvrir un monde si étranger que leur professionnalisme, déjà modeste, n’y résistera pas. Sur seulement cinq jours de travail prévus qui virent à l’orgie constante, entre montées et descentes, Siébert décrit la dérive lente et pas si involontaire de personnes ordinaires que rien n’aurait pu préparer à la singularité de Mertvecgorod. Partis de Paris et à seulement trois heures d’avion ...

La montagne sans nom - Robert Sheckley - Retour de Bifrost 80


La maison d’édition indépendante Le passager clandestin est une toute petite maison radicale, engagée et militante contre une certaine forme insatisfaisante du monde. Au milieu des non fictions, on y trouve la collection Dyschroniques qui remet à l’honneur des textes anciens de grands noms de la SF.

Nouvelles ou novellas posant en leur temps les questions environnementales, politiques, sociales, ou économiques, ces 18 textes livrent la perception du monde qu’avaient ces auteurs d’un temps aujourd’hui révolu. Et si certaines questions semblent moins d’actualité, d’autres, en revanche, sont devenues brûlantes et illustrent, hélas, la pertinence des craintes exprimées par les auteurs de SF.

On notera que chaque ouvrage à fait l’objet d’un joli travail d’édition, chaque texte étant suivi d’une biographie/bibliographie de l’auteur, d’un bref historique des parutions VO/VF, d’éléments de contexte, ainsi que de suggestions de lectures ou visionnages connexes. Une bien jolie collection donc.

Commençons par la très courte nouvelle de Robert Sheckley, "La montagne sans nom". On y voit une équipe de « travaux publics » chargée de remodeler une planète pour la rendre confortable à coloniser – sur Terre on dirait « viabiliser une parcelle ». Mais les indigènes, dont il est clair qu’ils devront dégager, posent problème. Et pas seulement les indigènes, hélas pour la multi planétaire exploitante. Petit texte très (trop ?) classique dans la forme, abordant autant la question de la colonisation étrangère que celle, interne aux USA, dont les amérindiens firent les frais, il pose aussi de premières interrogations environnementales, et questionne la certitude occidentale d’une Création donnée par Dieu à l’Homme pour en user à sa guise. Le traitement, du fait de la brièveté et de la prévisibilité du texte, est néanmoins anecdotique. J’arrête ici pour ne pas écrire une chronique plus longue que la nouvelle. Première publication de "La montagne sans nom" aux USA en 1955.

La montagne sans nom, Robert Sheckley

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