Conan L'heure du dragon - Blondel - Sécher

" L'heure du dragon " est le seul roman de Conan écrit par Howard. Il a été adapté dans les années 70 par la fine équipe Roy Thomas - Gil Kane. Il l'est une nouvelle fois ici par le duo Julien Blondel (scénariste de Elric, décidément! il aime les personnages myhthiques)  - Valentin Sécher (dessinateur de Méta Baron) . On peut rêver pires adaptateurs. Conan est roi d'Aquilonie. Plus pour longtemps quand le roman commence. Car trois nobles ambitieux ont tiré le très maléfique empereur Xaltotun de Python d'un sommeil de 3000 ans en usant pour ce faire du légendaire Cœur d'Ahriman. En échange ils lui demandent de les aider à usurper les trônes de Némédie et d'Aquilonie. Pour cela Conan doit mourir. Mais si, sur le champ de bataille, Xaltotun tient parole et offre aux félons une victoire écrasante sur l'armée aquilonienne, il a, en revanche, d'autre projets pour un Conan qu'il préfère emprisonner secrètement. De fait il a plus globalement d'

La montagne sans nom - Robert Sheckley - Retour de Bifrost 80


La maison d’édition indépendante Le passager clandestin est une toute petite maison radicale, engagée et militante contre une certaine forme insatisfaisante du monde. Au milieu des non fictions, on y trouve la collection Dyschroniques qui remet à l’honneur des textes anciens de grands noms de la SF.

Nouvelles ou novellas posant en leur temps les questions environnementales, politiques, sociales, ou économiques, ces 18 textes livrent la perception du monde qu’avaient ces auteurs d’un temps aujourd’hui révolu. Et si certaines questions semblent moins d’actualité, d’autres, en revanche, sont devenues brûlantes et illustrent, hélas, la pertinence des craintes exprimées par les auteurs de SF.

On notera que chaque ouvrage à fait l’objet d’un joli travail d’édition, chaque texte étant suivi d’une biographie/bibliographie de l’auteur, d’un bref historique des parutions VO/VF, d’éléments de contexte, ainsi que de suggestions de lectures ou visionnages connexes. Une bien jolie collection donc.

Commençons par la très courte nouvelle de Robert Sheckley, "La montagne sans nom". On y voit une équipe de « travaux publics » chargée de remodeler une planète pour la rendre confortable à coloniser – sur Terre on dirait « viabiliser une parcelle ». Mais les indigènes, dont il est clair qu’ils devront dégager, posent problème. Et pas seulement les indigènes, hélas pour la multi planétaire exploitante. Petit texte très (trop ?) classique dans la forme, abordant autant la question de la colonisation étrangère que celle, interne aux USA, dont les amérindiens firent les frais, il pose aussi de premières interrogations environnementales, et questionne la certitude occidentale d’une Création donnée par Dieu à l’Homme pour en user à sa guise. Le traitement, du fait de la brièveté et de la prévisibilité du texte, est néanmoins anecdotique. J’arrête ici pour ne pas écrire une chronique plus longue que la nouvelle. Première publication de "La montagne sans nom" aux USA en 1955.

La montagne sans nom, Robert Sheckley

Commentaires