The Trials of Empire - Richard Swan

Suite et fin de la trilogie de L'Empire du Loup , de Richard Swan, avec The Trials of Empire , qui vient conclure le cycle. Après un volume deux qui m'avait un peu laissé sur ma faim  – c'est souvent le cas avec les volumes centraux –, cette fin est tout à fait à la hauteur de l'ambitieuse trilogie de Swan. La lutte pour l'avenir de l'Empire, entamée dans le lointain minuscule village frontalier de Rill, culmine dans ce dernier tome. Elle se déroule autant dans le monde réel, en et hors les frontières de l'Empire, que dans les plans métaphysiques où résident et combattent les alliés et instigateurs de la tentative de renversement de l'Empire du Loup. Les héros du cycle et leurs alliés sont poussés dans leurs derniers retranchements lors de batailles tactiques épiques dont bon nombre ne sortiront pas vivants. Aux marches de l'Empire comme dans les rues même de la capitale, on combat et meurt par milliers, sous les ordres d'un Konrad Vonvalt qui do...

La Malédiction - Henry Lion Oldie - Vertiges de l'amour


Les éditions Lingva font beaucoup en France pour faire connaître la littérature russe, et singulièrement l’œuvre de Henry Lion Oldie. Cela se vérifie encore une fois avec la sortie de "La Malédiction", recueil de cinq nouvelles dont une inédite, celle qui donne son titre au recueil.

Dans les nouvelles d’Oldie, on croise un univers mental russe fait de truculence, d’emphase, d’humour, de nonsense parfois, sans oublier une forme mélancolique de nostalgie. Il y a tout ça dans ces nouvelles, touche par touche, à l’exception notable de la seconde Le huitième cercle du métro qui est la moins 'russe' dans la forme, jusqu’au point d’avoir des personnages dotés de prénoms anglais.

Il est beaucoup question d’amour dans les nouvelles rassemblées ici, un sentiment si indispensable, si puissant, et si facile à oublier. Il est aussi question de solitude, et d’amour impossible donc, quand ne restent qu’un homme et une femme sans descendance immédiate, ou, bien pire, quand toute l’humanité a disparu.

Je vais écrire ici juste quelques lignes sur chacun des textes, pour les présenter, puis, plutôt que de chroniquer moi-même, laisser à Henry Lion Oldie le soin de parler, mieux que je ne le ferais, de son œuvre. On lira donc dans "La Malédiction" :

Relève-toi, Lazar, une étrange nouvelle qui, entre superstition et marché noir, montre qu’on peut oublier son amour, qu’il ne faut pas jouer avec, qu’il ne peut être une monnaie d’échange. Can’t buy me love. Le texte vaut pour son ambiance.

Le huitième cercle du métro, un cauchemar dystopique à la Prix de tous les dangers qui parlera forcément aux habitués du RER B ou de la ligne 13.

Viens me voir dans ma solitude est un très beau texte nostalgique, en hommage à Roger Zelazny, qui montre le dernier espoir de couple entre Charon et la Mort quand plus personne n’a besoin de passer la rivière car tous l’ont déjà fait.

Nevermore est un hommage à Poe et un texte post-apo très fort qui laisse un goût de cendre froide dans la bouche.

La Malédiction, enfin, est une fantasy dans le style de La loi des mages dans laquelle on comprend, après une enquête officielle, pourquoi un mage a maudit un village entier. Il y est encore une fois question d’amour et de l’embellissement que ce sentiment apporte aux vies qui savent le cultiver.

A lire pour voyager dans des terres si proches géographiquement et si lointaines culturellement.

La malédiction, Henry Lion Oldie

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