Spectres - Thomas Gunzig

Futur pas trop lointain. Léa est une physicienne brillante, de ces esprits qui révolutionnent le monde en initiant ce que Kuhn nommait un changement de paradigme. Ces esprits sont extraordinairement rares ; ils ont façonné l’état de la science telle que nous la connaissons aujourd’hui. Poussée par un mandarin qui l’inspire avant de lui voler sa découverte, Léa met au jour une autre dimension, à côté de la nôtre. D’abord profondément déprimée, Léa est remise en selle par une autre physicienne avec qui elle va travailler à « envoyer » de la matière de notre dimension dans le Plan Dimensionnel Secondaire. Financée à hauteur de plusieurs milliards de dollars par un milliardaire démesuré, l’expérience réussit au-delà de toutes les espérances. On peut envoyer et ramener de la matière entre les plans, on peut aussi le faire avec des êtres vivants sans conséquence négative. Il devient alors temps de rentabiliser l’investissement par l’envoi d’un complexe d’extraction minière lancé da...

Whodunnit à l'opéra - Aspic 5 - Gloris - Despujols


"Whodunnit à l'opéra" : tome 5 de la série d’enquêtes fantastiques Aspic, ou, pour être précis, tome 1 de l’enquête 3.

Après les rudes épreuves qu’a vécues Flora dans le tome 4, la résilience de la jeune femme met du temps à s’exprimer. Mélancolique, elle regarde avec apathie une vie qui lui paraît absurde. Même les efforts de ses amis pour lui redonner goût à la vie ne lui sont que d’un maigre secours.
Un terrible malheur personnel sortira Flora de sa torpeur - comme quoi, à quelque chose malheur est bon ! – juste au moment (planche 12 quand même et je le regrette) où se présente une nouvelle affaire, un mystère maléfique avec morts et menaces à l’Opéra de Paris.
On embarque donc avec les détectives pour l’Opéra Garnier (et l'en-dessous aussi) où se répète Faust et autour duquel rode monsieur Gaston Leroux.

Sur le scénario, peu de choses encore (trop peu à mon goût), du fait du temps (1/4 de la pagination quand même) consacré aux émois de Flora. Ca avance, tranquillement sans être renversant.

Sur le plan graphique en revanche, Jacques Lamontagne a été remplacé par Emmanuel Despujols. Et là, ça ne fonctionne pas. S’il avait toujours dessiné, peut-être, mais ici, la comparaison est inévitable. Traits moins fins, erreurs sur les corps, instabilité des visages, moindre niveau de détails, yeux souvent ratés, encrage (est-ce lui ?) parfois trop appuyés, imprécision générale et bonhomie - volontaire ou non - du style qui donnent l’impression de lire une version Junior (et pour Junior) du travail de Lamontagne.

Même les couleurs, pourtant par le même Lorien, semblent plus fades car moins mises en valeur par la présence d’un dessin qu’elles exaltent.

Déception graphique donc, et le scénario, pour l’instant, offre moins qu’il n’aurait pu. Une étoile pâlit.

Aspic t5, Whodunnit à l’opéra, Gloris, Despujols

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