Exquisite corpses - Tynion - Walsh - Bellaire

Depuis 250 ans, les 13 familles les plus riches d'Amérique du Nord se partagent le contrôle du pays à l'insu de tous. Tous les 5 ans, le soir d'Halloween, elles se réunissent, désignent une petite bourgade américaine, recrutent 12 tueurs à tendance psychopathe, et organisent un grand tournoi au terme duquel sera désignée la nouvelle famille dominante. Lâchés dans une petite ville discrète et sans histoire, les criminels n’ont qu’un seul objectif : éliminer leurs adversaires. Pour les habitants d’Oak Valley, Maine (l’arène malchanceuse de cette année), le but est simple : survivre à cette terrible nuit. Bienvenue dans l'arène d'Oak Valley où débute la nouvelle édition de ce jeu de massacre hors norme baptisé EXQUISITE CORPSES ! Exquisite Corpses est le nouveau projet de James ‘serial writer’ Tynion IV . C’est une série de comics qui seront publiés sous au moins deux formats en France : 7 numéros souples (espacés d’un mois, depuis janvier) plus un coffret pour les r...

Whodunnit à l'opéra - Aspic 5 - Gloris - Despujols


"Whodunnit à l'opéra" : tome 5 de la série d’enquêtes fantastiques Aspic, ou, pour être précis, tome 1 de l’enquête 3.

Après les rudes épreuves qu’a vécues Flora dans le tome 4, la résilience de la jeune femme met du temps à s’exprimer. Mélancolique, elle regarde avec apathie une vie qui lui paraît absurde. Même les efforts de ses amis pour lui redonner goût à la vie ne lui sont que d’un maigre secours.
Un terrible malheur personnel sortira Flora de sa torpeur - comme quoi, à quelque chose malheur est bon ! – juste au moment (planche 12 quand même et je le regrette) où se présente une nouvelle affaire, un mystère maléfique avec morts et menaces à l’Opéra de Paris.
On embarque donc avec les détectives pour l’Opéra Garnier (et l'en-dessous aussi) où se répète Faust et autour duquel rode monsieur Gaston Leroux.

Sur le scénario, peu de choses encore (trop peu à mon goût), du fait du temps (1/4 de la pagination quand même) consacré aux émois de Flora. Ca avance, tranquillement sans être renversant.

Sur le plan graphique en revanche, Jacques Lamontagne a été remplacé par Emmanuel Despujols. Et là, ça ne fonctionne pas. S’il avait toujours dessiné, peut-être, mais ici, la comparaison est inévitable. Traits moins fins, erreurs sur les corps, instabilité des visages, moindre niveau de détails, yeux souvent ratés, encrage (est-ce lui ?) parfois trop appuyés, imprécision générale et bonhomie - volontaire ou non - du style qui donnent l’impression de lire une version Junior (et pour Junior) du travail de Lamontagne.

Même les couleurs, pourtant par le même Lorien, semblent plus fades car moins mises en valeur par la présence d’un dessin qu’elles exaltent.

Déception graphique donc, et le scénario, pour l’instant, offre moins qu’il n’aurait pu. Une étoile pâlit.

Aspic t5, Whodunnit à l’opéra, Gloris, Despujols

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