Le froid va encore empirer - Rich Larson in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122 il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, Scientifiction and so on. Il y a aussi, hélas, un édito d'Olivier Girard qui rend hommage à Philippe Boulier, son ami, un membre de l’équipe qui nous a quittés. Philippe Boulier n’était pas, de l’équipe, celui que je connaissais le mieux. Mais il était toujours là, dans mon champ de vision, assis à la Table-SF ou dînant à la Loco. Et puis, de ce champ de vision, il a disparu. Pas à cause d’un défaut de la rétine, mais bien plutôt à cause d’un défaut du réel. Dans le Bifrost 122 , il y a aussi un gros dossier sur les cent ans d’ Amazing Stories , qui entre en résonance avec les trente ans de Bifrost, et quatre nouvelles de Rich Larson, Robert Charles Wilson, Laurent Genefort et Olivier Caruso. Commençons par Rich Larson. Au cœur d’une forêt d’hiver survivent une mère enceinte et malade (d’une bien étrange maladie) et ses deux filles. C’est la nuit. Les soldats approchent. Leur simple présence est terri...

Whodunnit à l'opéra - Aspic 5 - Gloris - Despujols


"Whodunnit à l'opéra" : tome 5 de la série d’enquêtes fantastiques Aspic, ou, pour être précis, tome 1 de l’enquête 3.

Après les rudes épreuves qu’a vécues Flora dans le tome 4, la résilience de la jeune femme met du temps à s’exprimer. Mélancolique, elle regarde avec apathie une vie qui lui paraît absurde. Même les efforts de ses amis pour lui redonner goût à la vie ne lui sont que d’un maigre secours.
Un terrible malheur personnel sortira Flora de sa torpeur - comme quoi, à quelque chose malheur est bon ! – juste au moment (planche 12 quand même et je le regrette) où se présente une nouvelle affaire, un mystère maléfique avec morts et menaces à l’Opéra de Paris.
On embarque donc avec les détectives pour l’Opéra Garnier (et l'en-dessous aussi) où se répète Faust et autour duquel rode monsieur Gaston Leroux.

Sur le scénario, peu de choses encore (trop peu à mon goût), du fait du temps (1/4 de la pagination quand même) consacré aux émois de Flora. Ca avance, tranquillement sans être renversant.

Sur le plan graphique en revanche, Jacques Lamontagne a été remplacé par Emmanuel Despujols. Et là, ça ne fonctionne pas. S’il avait toujours dessiné, peut-être, mais ici, la comparaison est inévitable. Traits moins fins, erreurs sur les corps, instabilité des visages, moindre niveau de détails, yeux souvent ratés, encrage (est-ce lui ?) parfois trop appuyés, imprécision générale et bonhomie - volontaire ou non - du style qui donnent l’impression de lire une version Junior (et pour Junior) du travail de Lamontagne.

Même les couleurs, pourtant par le même Lorien, semblent plus fades car moins mises en valeur par la présence d’un dessin qu’elles exaltent.

Déception graphique donc, et le scénario, pour l’instant, offre moins qu’il n’aurait pu. Une étoile pâlit.

Aspic t5, Whodunnit à l’opéra, Gloris, Despujols

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