Nowhere Burning - Catriona Ward

Aujourd’hui, dans le Colorado. Riley et Oliver sont frères et sœurs. Orphelins de parents, ils vivent sous la garde de Cousin, qui, sous prétexte de fanatisme religieux, les martyrise. De punition en privation finit par arriver un jour où la situation n’est plus tenable – d’autant qu’une mystérieuse visiteuse nocturne nommée Dawn propose à Riley, l’aînée, une voie de sortie possible. Frère et sœur vont fuir vers Nowhere, une propriété abandonnée, isolée dans les montagnes, dans laquelle, croit-on, vivent libres des enfants en fuite. Mais Nowhere a aussi mauvaise réputation. Un incendie, des meurtres, le ranch a un passé sombre. Voilà pourquoi Marc et Kimble, deux documentaristes, sont en train de travailler dessus. D’autant que, semble-t-il, des enlèvements ont lieu, qui seraient commis par les résidents de ce lieu si éloigné qu’il a fini par se retrouver noyé dans une brume d’inconnaissance. Et puis il y a Adam, un menuisier, futur père, qui fuit son couple en difficulté dans un chant...

Légion - Brandon Sanderson - Pour la plage ou le train


"Légion" est une novella de Brandon Sanderson.

On y lit l’histoire de Stephen Leeds, un homme affublé de très nombreuses personnalités qu’il matérialise dans son esprit comme autant de compagnons de vie dotés chacun d’un nom, d’un physique et d’une personnalité - Ivy, Tobias, JC, pour n’en citer que trois sur plus de quarante. Leeds « loge » ses personnalités dans un manoir aux très nombreuses pièces, chacune « occupée » par l’un de ses aspects, et lorsqu’il se déplace, il en « emmène » quelques-unes avec lui, en fonction des besoins de la mission.
Car Leeds met parfois ses nombreux talents au service d'autrui. En effet, primus inter pares, Leeds est le chef d’orchestre d’une équipe protéiforme dont chaque membre représente la maîtrise qu’il a d’un domaine de compétence. En effet, c’est clair, Leeds est un génie aux talents variés autant qu'évolutifs, un génie capable par exemple d’apprendre une langue en quelques heures, ce qui conduit, par voie de conséquence, à l’apparition d’une nouvelle personnalité qui lui servira dorénavant d’interprète.
Imaginez un Sherlock Holmes qui aurait individualisé chacune de ses sous-routines intellectuelles.

Dans "Légion" - premier volume d’une série -, Leeds est contacté par une femme qui veut retrouver l’inventeur disparu d’un appareil photo capable de prendre des photos du passé. Une enquête qui les conduira jusqu’à Jérusalem, sur les traces de l'origine du christianisme.

Peu cher : 5.20 euros, rapide à lire : une heure max., "Légion" coûte peu au lecteur. Tant mieux car il offre peu aussi.
Certes, cette histoire n’est jamais déplaisante à lire. Certes l’incipit donne envie : « Je m’appelle Stephen Leeds et je suis parfaitement sain d’esprit. Mes hallucinations, en revanche, sont complètement cinglées. ». Mais, il ne se passe pas grand chose, quand même, dans cette petite centaine de pages. La confrontation entre les personnalités n’apporte guère plus que s’il s’agissait d’une vraie équipe et non d’hallucinations. L’humour du texte ne va pas bien loin. Et je passe sur le fond « géopolitique » qui fait plus Bob Morane que Huntington.

La 4ème dit : « l’occasion d’une enquête fascinante sur l’un des grands mystères de l’humanité », d’enquête il n’y a guère, et le mystère est toujours aussi épais une fois la dernière page lue. Moorcock faisait bien mieux dans Voici l'Homme, et pour ce qui est des personnalités multiples, autant lire Les Mille et Une vies de Billy Milligan, de Keyes. Certes ces deux romans sont plus longs, mais le format court l'était alors peut-être trop.

Légion, Brandon Sanderson

Commentaires

Lorhkan a dit…
Je te trouve un peu sévère, mais ta dernière phrase montre que tu attendais peut-être trop de ce court texte. On ne peut pas tout demander à une petite novella (Ken Liu étant l'exception ! :P ). ;)
Gromovar a dit…
Peut-être.
J'attendais mieux en tout cas, c'est sûr. C'est difficile de faire court et fort. Je trouve que ce texte, pas désagréable à lire, n'est pas fort. Je pense que je l'oublierai vite.
Lorhkan a dit…
Ce n'est pas un texte fort, mais ce n'est pas son but non plus je pense. Ton titre dit tout (ton titre, la dernière phrase, la boucle est bouclée ! :D ): c'est un texte léger pour amuser le lecteur et lui faire passer un bon moment. Mission accomplie pour moi.
shaya a dit…
En tout cas ton avis me confirme dans l'idée de rester sur des romans de Sanderson plutôt sur ses novellas, les auteurs qui écrivent de longs romans ne sont pas toujours bons dans cet exercice !
Gromovar a dit…
Le cas, en effet.