L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Judge Dredd : Les liens du sang - Wagner - Ezquerra et autres


Delirium continue de rééditer des épisodes de Judge Dredd en hardcover. Bonne idée !

"Les liens du sang" est un recueil qui contient plusieurs histoires indépendantes. Seul point commun – de taille –  entre ces histoires : on y côtoie la famille de Dredd.
Exception : la première, « La petite amie », d’où la famille Dredd est absente, et où on assiste à la dérive d’un adolescent mal dans sa peu qui tombe amoureux de son robot de plaisir domestique et tue son beau-père pour venger l’honneur de l’androïde. Ah, l’amour !

Sinon, on fréquente beaucoup un jeune clone de Dredd, nommé Rico en hommage à son prédécesseur. On assiste à ses premiers pas comme recrue puis comme juge. Un putain de bon juge ! Droit comme la Justice. Du niveau de Dredd, la jeunesse en plus. Si le vieux, expérimenté, venait à fatiguer, la relève serait prête.

On découvre aussi la nièce cachée de l’inflexible juge, et encore un autre de ses clones, qui choisit, lui, d'avoir une vie plutôt que de sacrifier son existence à la Justice, là où Dredd joue Sartre contre Camus et sacrifie sa famille à la Justice.

Guerres de blocs, trafic d’adrénaline humaine, tentative frauduleuse de suicide, contrebande, corruption de juge, outrage aux mœurs, meurtre en série, etc., c’est dans leur quotidien que les juges nous embarquent, au milieu d’une population individualiste et sous les yeux absurdes des médias.

C’est graphique, violent, rythmé, pas toujours très profond mais terriblement jouissif ; très bien dessiné et colorisé, ce qui ne gâche rien.
Ca tire, ça explose, ça tue, ça meurt. C’est un vrai bon moment de lecture, un fix d’adré. qui fait monter le sourire aux lèvres et capture un lecteur qui, en refermant le volume, est tout surpris de s'être fait autant embarquer.

Judge Dredd, Les liens du sang, Wagner, Ezquerra et autres

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