Green City Wars - Adrian Tchaikovsky

Futur peut-être pas si lointain. Le désastre environnemental en cours a continué. En réaction, des firmes construisirent quelques Cités Vertes (Green Cities) , à savoir de grandes villes autonomes, environnementalement neutres, autosuffisantes en énergie et en nourriture (grâce à leurs fermes extérieures liées) . Neuwien est l’une de celles-ci, et c’est dans ses murs que se déroule l’action de Green City Wars . Pour comprendre le monde imaginé par Adrian Tchaikovsky, il faut savoir que les Villes vertes (et singulièrement Neuwien) ne sont pas juste des cités écoresponsables. Elles sont aussi des lieux d’où a été rendu invisible tout le travail de service qui permet à une ville de fonctionner et à ses habitants de vivre une vie agréable consacrée à des activités à forte valeur ajoutée. Une ville sans prolétariat donc, peuplée seulement de CSP+ vaquant à leurs occupations intellectuelles. Problème : ce prolétariat que les CSP+ ne veulent pas voir (comme en Grande-Bretagne au XIXe siècle...

Judge Dredd : Les liens du sang - Wagner - Ezquerra et autres


Delirium continue de rééditer des épisodes de Judge Dredd en hardcover. Bonne idée !

"Les liens du sang" est un recueil qui contient plusieurs histoires indépendantes. Seul point commun – de taille –  entre ces histoires : on y côtoie la famille de Dredd.
Exception : la première, « La petite amie », d’où la famille Dredd est absente, et où on assiste à la dérive d’un adolescent mal dans sa peu qui tombe amoureux de son robot de plaisir domestique et tue son beau-père pour venger l’honneur de l’androïde. Ah, l’amour !

Sinon, on fréquente beaucoup un jeune clone de Dredd, nommé Rico en hommage à son prédécesseur. On assiste à ses premiers pas comme recrue puis comme juge. Un putain de bon juge ! Droit comme la Justice. Du niveau de Dredd, la jeunesse en plus. Si le vieux, expérimenté, venait à fatiguer, la relève serait prête.

On découvre aussi la nièce cachée de l’inflexible juge, et encore un autre de ses clones, qui choisit, lui, d'avoir une vie plutôt que de sacrifier son existence à la Justice, là où Dredd joue Sartre contre Camus et sacrifie sa famille à la Justice.

Guerres de blocs, trafic d’adrénaline humaine, tentative frauduleuse de suicide, contrebande, corruption de juge, outrage aux mœurs, meurtre en série, etc., c’est dans leur quotidien que les juges nous embarquent, au milieu d’une population individualiste et sous les yeux absurdes des médias.

C’est graphique, violent, rythmé, pas toujours très profond mais terriblement jouissif ; très bien dessiné et colorisé, ce qui ne gâche rien.
Ca tire, ça explose, ça tue, ça meurt. C’est un vrai bon moment de lecture, un fix d’adré. qui fait monter le sourire aux lèvres et capture un lecteur qui, en refermant le volume, est tout surpris de s'être fait autant embarquer.

Judge Dredd, Les liens du sang, Wagner, Ezquerra et autres

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