Fistful of Antimatter - Rich Larson

Fistful of Antimatter , de Rich Larson, une référence sans doute au A Fistful of Dollars de Sergio Leone pour ce western spatial situé sur la planète Qopa. Fistful of Antimatter est lisible dans Clarkesworld 240 . Entre nouvelle longue et courte novella, Larson emmène son lecteur sur une planète coloniale peuplée d’humains aussi inégaux que ceux de la planète Terre. Dans les pas de Nuja, bandite, voleuse, mère de sept enfants (dont trois ont grandis dans un exowomb) qui constituent sa bande, Larson nous entraîne dans le désert désolé d’une planète qui ressemble furieusement au Far West, pour des aventures hautes en couleurs. Au menu : « attaque de diligences », gardes armés à déjouer, ville prospère vers laquelle convergent de vulnérables moyens de transport omnibus qui passent d’outpost en outpost, banque remplie comme une caverne d’Ali Baba devenant, de fait, la cible de tous les malandrins des environs. Ajoutons-y un Homme Décapité au corps de polycartilage, pourvu d’une boul...

14-18 La photo - Corbeyran - Le Roux - Usure


Juillet 1916. Le petit groupe d’amis partis à la guerre entame sa deuxième année au front. La bataille de la Somme a commencé, mais on n’en voit pas grand chose dans l’album. Si, un char britannique en panne qui jouera, à la fin, un rôle essentiel dans la résolution de l’épreuve que traverse le groupe.
Cette nouvelle arme arrivait, elle était très imparfaite, et l’armée française n’était guère enthousiaste. On sait ce qu’il en advint en 40, en dépit des exhortations du colonel De Gaulle à employer l’arme blindée comme une arme de première ligne.

Juillet 1916, c’est aussi l’année où Sarah Bernhardt, amputée et en fauteuil, alla exhorter les soldats. Cet épisode est rappelé dans l’album.

Dans l'album, c'est Pierre, mécanicien et bricoleur, qui joue les premiers rôles. Son personnage est central dans le récit, tant pour la partie front que pour la partie arrière.
On découvre son secret honteux.
On admire sa grandeur d’âme ainsi que son ingéniosité. Grandeur d’âme qui sauve un aviateur abattu mais coûte son visage à l’un de ses amis. L’enfer est pavé de bonnes intentions ; au front aucune joie n’est sans tâche.

Pour tous, après deux ans de massacre les soldats sont fatigués. En dépit de l’amitié ancienne et des liens forgés au combat, la dépression arrive, le retrait hors du monde dans un enfer personnel où chacun se retrouve seul dans le no man’s land de son désespoir. Dans un monde insensé, difficile de trouver la moindre raison de vivre, difficile même de conserver la foi pour ceux qui l’ont. La guerre transforme les hommes de manière irrémédiable. Dans leur corps bien sûr - on assiste au calvaire d’une gueule cassée -, et dans leur tête tout autant. Voila pourquoi autant de poilus ne parleront jamais après. L’expérience est indicible et, qui plus est, on rêve de l’oublier.

Deuxième opus un peu décevant dans la série 14-18. Pour une raison que je m’explique mal, la tension des premiers tomes est retombée et, même si l’album est agréable à lire, on reste un peu sur sa faim - à l’exception d’un très beau dialogue sur la foi, ce qu’on y cherche, et ce qu’on peut y trouver.
Reste néanmoins le plaisir de suivre depuis six numéros un groupe d’amis dans la guerre, de voir comment chacun est le soutien des autres, et comment leur solidarité est la seule chose qui leur permet de tenir face à l’incroyable. C’est précisément le thème du joli jeu coopératif Les Poilus que je recommande pour de petites parties rapides et amusantes.

14-18 tome 6, La photo, Corbeyran, Le Roux

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