Fables - Willingham, Buckingham

Première lecture (mieux vaut tard que jamais !) d'une série publiée entre 2003 et 2015 : Fables . 150 exemplaires (avec un redémarrage récent au numéro 151) écrits par Bill Willingham, avec principalement Mark Buckingham aux pinceaux, 14 (et même un peu plus) Eisner Awards. Après une Intégrale en 10 tomes chez Urban, voici qu'arrive la même en « poche » à petit prix chez Urban Comics Nomad. Les deux premiers numéros sont sortis il y a peu et c'est là qu'enfin je suis entré dans l'histoire. Je ne vais pas chroniquer longuement ici une série bien connue que quantité d'entre vous, lecteurs, ont déjà lue et appréciée, j'en suis convaincu. Disons simplement que Buckingham transporte les personnages des contes (dans leur immense diversité et profusion) dans le monde moderne. Fuyant un Adversaire qui les a conquis et massacrés royaume de conte après royaume de conte, les Fables survivantes ont trouvé refuge dans notre monde il y a quelques siècles déjà ; entre

Starve 2 - Brian Wood - Retour à la simplicité


Suite et fin de "Starve".

Après son agression, et alors que le jeu continue, Gavin Cruikshank entame enfin vraiment sa désintoxication au succès et à la fortune. Mais le chemin est semé d'épines. Gavin doit mettre un terme à son mariage avant de se réconcilier avec sa femme. Il doit se défaire de sa fortune. Il doit apporter à sa fille le soutien fort qu'il n'a jamais eu l'occasion de lui fournir. Il doit cesser d'être une star pour redevenir un chef, un alchimiste capable de donner un goût délicieux aux produits les plus simples pourvu qu'ils soient authentiques et frais.

Gavin vise à la disparition de sa personne publique. Le créateur veut devenir formateur. Quitter le jeu, arrêter la cuisine de luxe, remotiver des jeunes du Bronx et les aider à monter leur propre restaurant coopératif, pour nourrir leur neighbourhood à des prix abordables avec de bons produits frais achetés localement, recréer le lien producteurs/restaurateurs/convives. Stratégie d'empowerment que sa fille mettra en œuvre aussi après avoir cédé un temps à la séduction des limelight. Ca faisant, et en dépit du prix élevé que la chaine TV qui l'employait lui fait payer pour sa liberté, il trouve enfin cette paix qui lui avait toujours échappé.

Bien écrit, faisant une part importante aux cases strictement culinaires (avec même des recettes), le comic est un message d'amour à la cuisine et à ceux qui la font avec passion dans la philosophie de partage qu'ils ne devraient jamais perdre de vue.

Starve TPB 2, Wood, Zezelj, Stewart

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