Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Angle Mort 11


Après une période chaotique, la revue en ligne Angle Mort, devenue Angle Mort/Blind Spot, semble revenir à une vie plus assurée.

Mise en ligne progressive (et en téléchargement gratuit) des nouvelles du numéro 11, même s’il est bien plus intéressant et responsable d’acheter en entier, et d’un seul mouvement, le numéro complet pour la somme dérisoire de 2,99 € (note : depuis le Brexit qui n’en est pas un, la prix en livres sterling du magazine a augmenté de 15%. Pensez à se souvenir de ne pas acheter en livres sterling).
Et il va falloir payer, les gars, car la meilleure nouvelle est la troisième, et elle n’a pas encore atteint son moment de gratuité.

Troisième nouvelle donc. Un petit bijou d’Adam-Troy Castro intitulé "Une brève histoire des formes à venir" qui renouvelle de manière délirante les thèmes de l’amour maternel et de la différence. Quelque part entre Vian et Kafka, Castro parle des mystères de la création, du don/contredon entre générations, et de la place qu’on fait à l’autre considéré comme une charge. Ca a l’air très grave, et ça l’est sans doute, mais la nouvelle est finement écrite, surprenante, drôle, gaie, et optimiste. Un régal.

Le reste contient "Honey Bear" de Sofia ‘Olondre’ Samatar, récit étrange et prenant entre SF et weird, aux qualité évidentes et dont on regrette ardemment qu'il ne soit pas plus long. Sur une parentalité improbable cette fois. Et la fin du règne humain ?

Les deux autres nouvelles ont le mérite d’exister.

Maintenant est le moment où vous vous saisissez de votre carte bleue puis cliquez ici. Cya.

Angle mort 11 feat. Une brève histoire des formes à venir.

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