Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

Angle Mort 11


Après une période chaotique, la revue en ligne Angle Mort, devenue Angle Mort/Blind Spot, semble revenir à une vie plus assurée.

Mise en ligne progressive (et en téléchargement gratuit) des nouvelles du numéro 11, même s’il est bien plus intéressant et responsable d’acheter en entier, et d’un seul mouvement, le numéro complet pour la somme dérisoire de 2,99 € (note : depuis le Brexit qui n’en est pas un, la prix en livres sterling du magazine a augmenté de 15%. Pensez à se souvenir de ne pas acheter en livres sterling).
Et il va falloir payer, les gars, car la meilleure nouvelle est la troisième, et elle n’a pas encore atteint son moment de gratuité.

Troisième nouvelle donc. Un petit bijou d’Adam-Troy Castro intitulé "Une brève histoire des formes à venir" qui renouvelle de manière délirante les thèmes de l’amour maternel et de la différence. Quelque part entre Vian et Kafka, Castro parle des mystères de la création, du don/contredon entre générations, et de la place qu’on fait à l’autre considéré comme une charge. Ca a l’air très grave, et ça l’est sans doute, mais la nouvelle est finement écrite, surprenante, drôle, gaie, et optimiste. Un régal.

Le reste contient "Honey Bear" de Sofia ‘Olondre’ Samatar, récit étrange et prenant entre SF et weird, aux qualité évidentes et dont on regrette ardemment qu'il ne soit pas plus long. Sur une parentalité improbable cette fois. Et la fin du règne humain ?

Les deux autres nouvelles ont le mérite d’exister.

Maintenant est le moment où vous vous saisissez de votre carte bleue puis cliquez ici. Cya.

Angle mort 11 feat. Une brève histoire des formes à venir.

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