Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Angle Mort 11


Après une période chaotique, la revue en ligne Angle Mort, devenue Angle Mort/Blind Spot, semble revenir à une vie plus assurée.

Mise en ligne progressive (et en téléchargement gratuit) des nouvelles du numéro 11, même s’il est bien plus intéressant et responsable d’acheter en entier, et d’un seul mouvement, le numéro complet pour la somme dérisoire de 2,99 € (note : depuis le Brexit qui n’en est pas un, la prix en livres sterling du magazine a augmenté de 15%. Pensez à se souvenir de ne pas acheter en livres sterling).
Et il va falloir payer, les gars, car la meilleure nouvelle est la troisième, et elle n’a pas encore atteint son moment de gratuité.

Troisième nouvelle donc. Un petit bijou d’Adam-Troy Castro intitulé "Une brève histoire des formes à venir" qui renouvelle de manière délirante les thèmes de l’amour maternel et de la différence. Quelque part entre Vian et Kafka, Castro parle des mystères de la création, du don/contredon entre générations, et de la place qu’on fait à l’autre considéré comme une charge. Ca a l’air très grave, et ça l’est sans doute, mais la nouvelle est finement écrite, surprenante, drôle, gaie, et optimiste. Un régal.

Le reste contient "Honey Bear" de Sofia ‘Olondre’ Samatar, récit étrange et prenant entre SF et weird, aux qualité évidentes et dont on regrette ardemment qu'il ne soit pas plus long. Sur une parentalité improbable cette fois. Et la fin du règne humain ?

Les deux autres nouvelles ont le mérite d’exister.

Maintenant est le moment où vous vous saisissez de votre carte bleue puis cliquez ici. Cya.

Angle mort 11 feat. Une brève histoire des formes à venir.

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