De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

Angle Mort 11


Après une période chaotique, la revue en ligne Angle Mort, devenue Angle Mort/Blind Spot, semble revenir à une vie plus assurée.

Mise en ligne progressive (et en téléchargement gratuit) des nouvelles du numéro 11, même s’il est bien plus intéressant et responsable d’acheter en entier, et d’un seul mouvement, le numéro complet pour la somme dérisoire de 2,99 € (note : depuis le Brexit qui n’en est pas un, la prix en livres sterling du magazine a augmenté de 15%. Pensez à se souvenir de ne pas acheter en livres sterling).
Et il va falloir payer, les gars, car la meilleure nouvelle est la troisième, et elle n’a pas encore atteint son moment de gratuité.

Troisième nouvelle donc. Un petit bijou d’Adam-Troy Castro intitulé "Une brève histoire des formes à venir" qui renouvelle de manière délirante les thèmes de l’amour maternel et de la différence. Quelque part entre Vian et Kafka, Castro parle des mystères de la création, du don/contredon entre générations, et de la place qu’on fait à l’autre considéré comme une charge. Ca a l’air très grave, et ça l’est sans doute, mais la nouvelle est finement écrite, surprenante, drôle, gaie, et optimiste. Un régal.

Le reste contient "Honey Bear" de Sofia ‘Olondre’ Samatar, récit étrange et prenant entre SF et weird, aux qualité évidentes et dont on regrette ardemment qu'il ne soit pas plus long. Sur une parentalité improbable cette fois. Et la fin du règne humain ?

Les deux autres nouvelles ont le mérite d’exister.

Maintenant est le moment où vous vous saisissez de votre carte bleue puis cliquez ici. Cya.

Angle mort 11 feat. Une brève histoire des formes à venir.

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