Perdido Street Station - China Miéville

Perdido Street Station , de China Miéville, ressort la semaine prochaine dans une édition Deluxe limitée à 2500 exemplaires, toujours au Diable Vauvert et toujours traduit par Nathalie Mège . Prix British Fantasy de la British Fantasy Society 2000, Prix Arthur C Clarke 2001, Prix Ignotus 2002, Prix Kurd-Lasswitz 2003 et Grand Prix de l'Imaginaire du roman étranger 2005, sans oublier un Prix Jacques Chambon de la traduction 2005, ce roman est un classique lu avant le début du blog. Je vous propose néanmoins la chronique enthousiaste de tiberix qui vous donnera sûrement envie de lire ce bel ouvrage.

Retour de chronique : Dernières nouvelles d’Œsthrénie - Anne-Sylvie Salzman

Retour de chronique du Bifrost 78

Actualité chargée pour Anne-Sylvie Homassel puisque paraît aussi, toujours chez Dystopia, "Dernières nouvelles d’Œsthrénie" qu’elle a écrit sous son identité d’Anne-Sylvie Salzman.

Une préface des Rémy puis six nouvelles liées racontent sur plusieurs décennies l’histoire de l’Œsthrénie, petit pays imaginaire d’Europe Centrale. Situé, hélas, à la croisée des chemins, l’Œsthrénie tente d’exister sous la surveillance malveillante, la domination plus ou moins explicite, et les agressions fréquentes, de l’Autriche, de la Roumanie, de la Turquie parfois. De décennies en décennies, d’une nouvelle à une autre, le lecteur suit les destins de personnages liés, qui sont aussi celui du pays lui-même, sur une échelle de temps allant d’un moment au XIXème à un autre au XXème, d’un monde féodal à une technocratie impériale. Il y a un peu des Soldats de la mer dans ce recueil, avec un fantastique beaucoup moins présent.

Ces dernières nouvelles entrainent leurs lecteurs à la découverte en profondeur d’un pays proche et pourtant différent. Elles le poussent à plonger dans son histoire, ses mœurs, ses coutumes (superbes scènes de mariage et d’enterrement), sa politique intérieure, sa religion, ses déboires géopolitiques. Sont longuement et précisément décrits dans un style à mi-chemin entre le conte et la chronique historique, les vies heurtées (entre mésalliance, terrorisme politique, ascension sociale fulgurante et déchéance aussi rapide) des quelques héros d’Œsthrénie et le destin brisé d’un pays indépendant - aussi peu que ce soit – qui fait une révolution avant d’être conquis en fait puis en droit. L’histoire du pays conditionne les vies. Le personnage principal, c’est l’Œsthrénie.

Le tout est minutieux, précis, parfois trop détaillé, d’autres fois un peu désincarné en raison des grandes échelles de temps, toujours plaisant à lire néanmoins.

Dernières nouvelles d’Œsthrénie, Anne-Sylvie Salzman

Commentaires

Vert a dit…
J'ai eu un peu de mal à en venir à bout pour ma part (et pourtant j'aime ce genre d'exercice en principe).
Gromovar a dit…
Happens. Next time maybe :)