No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Nemesis, L'éternel Retour selon Laird Barron

Le numéro de décembre d'Apex remet à disposition du public en délire une nouvelle de Laird Barron intitulée "Nemesis", qui n'avait jusqu'alors été publiée que dans la revue Primeval, en son numéro 1.
Etrange, déconcertante, résolument weird, "Nemesis" est une histoire de mal absolu, de confrontation entre la réalité et ses représentations, de filiation empoisonnée. C'est aussi et surtout une histoire courte dans laquelle un léviathan d'appartement prénommé Hercules fait le trait d'union entre une eschatologie et sa cosmogonie associée. En quelques pages obscures, ça n'est pas mal.

Nemesis, Laird Barron

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