Aurora Rising - Alastair Reynolds

Alastair Reynolds est un auteur britannique de SF de grand renom. Il a créé le célèbre cycle des Inhibiteurs dont la revue Bifrost disait en 2023 qu’il constituait la partie « la plus renommée, at assurément la plus volumineuse » de son œuvre. Aurora Rising (titre original : The Prefect) est un roman qui se passe au XXVe siècle, environ cent ans avant l’intrigue principale du cycle. Il peut se lire (comme ses deux suites) indépendamment du cycle principal, et montre aux lecteurs qui le connaîtraient un univers qui n’a pas encore sombré dans la déréliction liée au désastre de la Pourriture fondante. Yellowstone est le monde humain le plus avancé. Un cauchemar atmosphérique constellé de villes sous dôme. Autour de Yellowstone gravitent environ dix mille habitats orbitaux qui forment le Glitter Band . 100 millions de personnes vivent dans ces habitats qui sont tous strictement souverains. Seule condition pour faire partie de l’ensemble : accepter et respecter un système qui place le ...

Chew 10 - Blood Puddin' : Got you, bastard !

Chew 10. "Blood Puddin" donc ; comme le titre le laisse entendre, ça va saigner dans cet épisode. Saigner grave !

Après l'équipée désastreuse qui concluait l'épisode 9, Tony Chu est fou de rage. L’hôpital est rempli de ses proches, plus ou moins gravement blessés. Le FDA, décapité, est réorganisé. Tony lui même se retrouve affublé d'un nouveau partenaire qu'on dirait tout droit sorti de Shaft. Il est temps de rendre la monnaie de sa pièce au cibopathe maléfique qui se fait appeler le Collectionneur.

Mais d'abord, retrouver Olive, la fille de Tony, devenue maverick et conséquemment lancée dans la destruction de l'appareil criminel du Collectionneur. La retrouver, l'arrêter, l'empêcher de se faire tuer, et enfin, Olive écartée, neutraliser le Collectionneur de la seule manière possible si on en croit la vision de Toni, la sœur trop tôt partie de Tony. Une vision qui commence par l'incroyable, l'inimaginable, l'inénarrable : Tony mangeant Poyo (si vous ne comprenez rien à tout ce binz c'est que vous avez raté les neuf premiers épisodes, sinon c'est limpide).

Dans cet épisode qui clôt l'un des arcs narratifs, le ton est plus grave que drôle. Les enjeux sont énormes, Tony doit s'y faire pardonner ses nombreuses erreurs relationnelles, et bien des vies sont en balance. Néanmoins le comics conserve son pouvoir comique principal : un contexte délirant qui entoure l'action et les héros. Truffé de petits détails visuels en arrière-plan (le travail de Guillory est stupéfiant), de textes semi-cachés, s'adressant parfois directement au lecteur, n'hésitant devant aucune absurdité avec un tel aplomb qu'elles y gagnent l’apparence de la logique, Chew me fait toujours plus penser à un hybride post grippe aviaire de Monty Python et de Mad. Je lis avec grand plaisir. Ne boudez pas le vôtre.

Chew t10, Blood Puddin', Layman, Guillory

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