Le Voleur - Claire North

Bangkok, 1938. Rémy Burke fait partie de l'élite de la Maison des Jeux, il joue dans la Haute Loge, et depuis longtemps. Un soir il est abordé par le bien plus jeune en Haute Loge Abhik Lee qui le pousse à boire jusqu'à l'ivresse avant de lui arracher son accord pour une partie de cache-cache. Tout le monde connaît cache-cache, tout le monde y a joué. Mais sûrement pas à celui de la Haute Loge. La règle y est simple. Burke doit rester caché le plus longtemps possible de Lee puis, après la découverte de Burke, les rôles seront inversés. A la fin, celui des deux qui aura été caché le plus longtemps sera déclaré vainqueur et remportera la mise ; Lee a misé 20 ans de sa vie à transférer à Burke et Burke – c'était l'alcool qui parlait – a accepté de miser toute sa mémoire. Le terrain de jeu est la Thaïlande entière, et les deux joueurs ont des « pièces », humain alliés qu'ils peuvent utiliser à leur guise. Problème : Burke s'est fait arnaquer. En Thaïlande (qu&#

Chew 10 - Blood Puddin' : Got you, bastard !

Chew 10. "Blood Puddin" donc ; comme le titre le laisse entendre, ça va saigner dans cet épisode. Saigner grave !

Après l'équipée désastreuse qui concluait l'épisode 9, Tony Chu est fou de rage. L’hôpital est rempli de ses proches, plus ou moins gravement blessés. Le FDA, décapité, est réorganisé. Tony lui même se retrouve affublé d'un nouveau partenaire qu'on dirait tout droit sorti de Shaft. Il est temps de rendre la monnaie de sa pièce au cibopathe maléfique qui se fait appeler le Collectionneur.

Mais d'abord, retrouver Olive, la fille de Tony, devenue maverick et conséquemment lancée dans la destruction de l'appareil criminel du Collectionneur. La retrouver, l'arrêter, l'empêcher de se faire tuer, et enfin, Olive écartée, neutraliser le Collectionneur de la seule manière possible si on en croit la vision de Toni, la sœur trop tôt partie de Tony. Une vision qui commence par l'incroyable, l'inimaginable, l'inénarrable : Tony mangeant Poyo (si vous ne comprenez rien à tout ce binz c'est que vous avez raté les neuf premiers épisodes, sinon c'est limpide).

Dans cet épisode qui clôt l'un des arcs narratifs, le ton est plus grave que drôle. Les enjeux sont énormes, Tony doit s'y faire pardonner ses nombreuses erreurs relationnelles, et bien des vies sont en balance. Néanmoins le comics conserve son pouvoir comique principal : un contexte délirant qui entoure l'action et les héros. Truffé de petits détails visuels en arrière-plan (le travail de Guillory est stupéfiant), de textes semi-cachés, s'adressant parfois directement au lecteur, n'hésitant devant aucune absurdité avec un tel aplomb qu'elles y gagnent l’apparence de la logique, Chew me fait toujours plus penser à un hybride post grippe aviaire de Monty Python et de Mad. Je lis avec grand plaisir. Ne boudez pas le vôtre.

Chew t10, Blood Puddin', Layman, Guillory

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