Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire

Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire ) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV) . Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité. Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés. Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux. C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa t...

Chew 10 - Blood Puddin' : Got you, bastard !

Chew 10. "Blood Puddin" donc ; comme le titre le laisse entendre, ça va saigner dans cet épisode. Saigner grave !

Après l'équipée désastreuse qui concluait l'épisode 9, Tony Chu est fou de rage. L’hôpital est rempli de ses proches, plus ou moins gravement blessés. Le FDA, décapité, est réorganisé. Tony lui même se retrouve affublé d'un nouveau partenaire qu'on dirait tout droit sorti de Shaft. Il est temps de rendre la monnaie de sa pièce au cibopathe maléfique qui se fait appeler le Collectionneur.

Mais d'abord, retrouver Olive, la fille de Tony, devenue maverick et conséquemment lancée dans la destruction de l'appareil criminel du Collectionneur. La retrouver, l'arrêter, l'empêcher de se faire tuer, et enfin, Olive écartée, neutraliser le Collectionneur de la seule manière possible si on en croit la vision de Toni, la sœur trop tôt partie de Tony. Une vision qui commence par l'incroyable, l'inimaginable, l'inénarrable : Tony mangeant Poyo (si vous ne comprenez rien à tout ce binz c'est que vous avez raté les neuf premiers épisodes, sinon c'est limpide).

Dans cet épisode qui clôt l'un des arcs narratifs, le ton est plus grave que drôle. Les enjeux sont énormes, Tony doit s'y faire pardonner ses nombreuses erreurs relationnelles, et bien des vies sont en balance. Néanmoins le comics conserve son pouvoir comique principal : un contexte délirant qui entoure l'action et les héros. Truffé de petits détails visuels en arrière-plan (le travail de Guillory est stupéfiant), de textes semi-cachés, s'adressant parfois directement au lecteur, n'hésitant devant aucune absurdité avec un tel aplomb qu'elles y gagnent l’apparence de la logique, Chew me fait toujours plus penser à un hybride post grippe aviaire de Monty Python et de Mad. Je lis avec grand plaisir. Ne boudez pas le vôtre.

Chew t10, Blood Puddin', Layman, Guillory

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