Les Frères Rubinstein 7 - Pour Klara - Brunscwhig - Le Roux

Voici qu’est arrivé Pour Klara , le tome 7 de la série des Frères Rubinstein (et que, contrairement à ce que je croyais, il ne conclura pas la série) . L’album suit, comme toujours depuis six ans , les destins croisés des frères Rubinstein, Moïse et Salomon. Nés dans le Nord de la France, au sein d’une famille modeste, les deux garçons connurent dès leur jeunesse les affres d’un antisémitisme qui, à l’époque, était vu comme presque acceptable tant il était banal. Deux frères dont les vies sont emportées par les courants d’un temps mauvais contre lesquels ils n’auront cessé de lutter. Deux frères vite séparés, projetés dans des destins si divergents, mais si semblables aussi, tant ils portent conjointement le poids d’un antisémitisme qui, après avoir couvé à bas bruit pendant les premières décennies du vingtième siècle, s’embrase et détruit tout sur son passage, tel un maléfique feu grégeois (On attribue à Hitler cette harangue : « Oui, nous sommes des barbares, et nous voulons être de...

Retour de chronique : Exquise planète - Bordage, Demoule, Lehoucq, Steyer

Retour de chronique publiée dans Bifrost 75
"Exquise planète" est un ouvrage collectif, construit comme un « cadavre exquis », par trois scientifiques et un auteur de SF. L’idée de départ était de créer un monde scientifiquement crédible et d’y faire évoluer une biosphère afin de montrer la diversité des formes planétaires et biologiques possibles. A l’heure de la découverte d’exoplanètes toujours plus nombreuses, il n’était pas inintéressant de dépasser l’anthropocentrisme par l’exemple ; les quatre auteurs s’y attèlent.

Hasard du calendrier, "Exquise planète" est publié au moment où on découvre la planète Kepler 186f, qui ressemble beaucoup à la Terre, mais encore plus à « l’exquise planète » avec une gravité de 0,9 et un soleil de type Naine rouge.

Bien qu’amusant avec sa description de la naissance d’un système planétaire puis d’un mécanisme évolutionnaire (cette partie 2 étant la plus réussie), le livre n’est guère convaincant en raison de la combinaison périlleuse entre un faible (166) nombre de pages et la technique du cadavre exquis qui découpe le texte en quatre parties consécutives mais brèves.

L’impression est celle d’un patchwork décousu, d’autant que la troisième partie, où sont imaginées des histoires alternatives à notre Terre, paraît hors sujet. Le livre se termine avec une nouvelle racontant un contact colons humains / autochtones dans lequel Bordage fait du Bordage.

On peut lire, pour une première approche des questions d’évolution.

Exquise planète, Bordage, Demoule, Lehoucq, Steyer

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