Bangkok Déluge - Pitchaya Sudbanthad

« Krungthep mahanakhon amon rattanakosin mahintara ayuthaya mahadilok phop noppharat ratchathani burirom udomratchaniwet mahasathan amon piman awatan sathit sakkathattiya witsanukam prasit » : ville d'Asie, capitale de la Thaïlande. Aussi connue sous le nom de Bangkok . C'est dans la ville tentaculaire de ses origines que nous transporte Pitchaya Sudbanthad pour son premier roman, " Bangkok Déluge ". De la fin du XIX siècle au futur proche, Sudbanthad donne à voir, à entendre, à sentir, une ville monstre aussi fascinante qu'on cobra cracheur. Autour d'un site qui persiste d'un moment de la ville à l'autre, d'une maison qui fut mission chrétienne avant d'être une belle demeure et devint ensuite l'annexe d'un immeuble de grande hauteur, l'auteur déroule l'écheveau des vies qui en sont proches, au cœur d'une ville qui est le personnage principal du roman. Une ville que je n'avais pas lue aussi bien décrite depuis La fille a

Les Vikings en Europe

"Northlanders" suite et fin. C’est cette fois à l’Europe continentale que le volume est consacré. Cette Europe que les Vikings ont si longtemps parcouru, pas toujours pacifiquement.

Un prologue et trois histoires, avec un interlude qui sert de respiration.

Passons sur le prologue et l’interlude, courts récits très graphiques centrés autour des mêmes thèmes : la détermination guerrière, la rage combattante, la folie de l’honneur, et l’obstination d’aller à l’ordalie.

Voyons ce qu’il en est des trois histoires :

Metal. Norvège vers 700. Erik est un géant guère futé, forgeron de son état. Quand des chrétiens plein de morgue s’installent dans son village et paient ses frères vikings pour leur construire une église, le fougueux jeune homme ne peut le supporter. D’autant qu’il s’amourache d’Agnès, une nonne viking albinos à qui prêtres et religieuses font subir outrages et humiliations pour la punir de ce qu’elle est. Aidé - mais est-ce bien le mot ? - par la déesse Hulda, Erik et Agnès, qu’il a libérée, se lancent dans une équipée sanglante contre les chrétiens du pays, tuant, brulant, pillant. Mais, usant d’une magie qu’ils ne maitrisent pas, ils réveillent un mort qui devient leur Némésis, et ne comprennent que bien trop tard qu’ils sont utilisés par une Hulda qui n’a pas de vraie affection pour eux.

Le siège de Paris, en 886. Alors que l’armée viking de Siegfried ne veut que contourner la ville pour aller piller au-delà, elle se trouve arrêtée par les fortifications du Paris de l’époque - grosso modo l’Ile de la Cité. Des mois de siège, des milliers de morts, avant un assaut qui améliore la position des vikings sans leur offrir de victoire définitive. C’est finalement l’empereur Charles le Gros qui paiera les vikings pour partir. Le tout est vu à travers les yeux d’un capitaine mercenaire roué et courageux.

La veuve et la peste, Volga en 1020. La plus longue et la meilleure histoire. On y voit une colonie viking chrétienne victime de la peste s’enfermer pour tenter d’enrayer l’épidémie. A l’intérieur, quelques centaines d’habitants vont vivre un hiver de disette glacée car l’arrêt de toute communication pose vite des problèmes importants à un peuple commerçant. A fortiori si, aux malheurs du temps, s’ajoute la malveillance des hommes.
De l’indifférenciation frileuse émergent quelques personnalités notables, acteurs du drame : Boris, un prêtre lettré qui a le malheur d’être étranger, l’Ancien, le vieux sage qui représente l’autorité morale traditionnelle, Hilda, dont le riche mari vient de succomber à la peste et qui vit dorénavant seule avec sa fille Karin, et Gunborg, une brute épaisse immorale et violente qui commande, hélas, aux guerriers. Enfermés tous ensemble dans leur enceinte gelée, les Vikings de la colonie russe, et Hilda plus que les autres, vont découvrir un mal bien pire que la peste sous les traits de Gunborg. Lui et sa bande sauront en effet profiter de la situation pour conquérir un pouvoir qui ne leur revenait pas en se débarrassant peu à peu de tous ceux qui les gênent. L’homme est un loup pour l’homme. Souvent.

Northlanders t3, Le livre européen, Wood et al.

Commentaires

Lorhkan a dit…
Après les réussites de deux premiers tomes, je ne manquerai pas d'acheter celui-ci.
Le siège de Paris, la Russie, en plus des deux premiers volumes, je crois que géographiquement, cette saga a à peu près balayé toute la zone d'influence viking.
Gromovar a dit…
J'espère bien que tu vas y venir ;)
Anonyme a dit…
Il manque les terres d'orient (empire byzantin et terre sainte.

yossarian
Gromovar a dit…
L'empire byzantin est abordé dans le tome 1 par l'entremise d'un des personnages qui y est mercenaire.