Zona Cero - Gilberto Villarroel

Le Chili est un grand pays d’Amérique du Sud. Grand par son impressionnante longueur, 4300 km tout le long du Pacifique, du Pérou au Cap Horn, grand par une histoire longue et tumultueuse faite de colonisation, de bruit, de fureur, d’indépendance et d’un nombre non négligeable de périodes autoritaires plus ou moins explicites. Le Chili est le pays d’origine de Gilberto Villarroel et, après l’avoir longé par la mer dans Lord Cochrane et le trésor de Selkirk , il lui rend un hommage appuyé et dirais-je amoureux dans Zona Cero , son dernier roman publié en français Aux Forges de Vulcain. Chili, aujourd’hui. Gabriel, un ex-journaliste de guerre un peu rangé des voitures couvre un championnat de surf à Valparaiso. C’est alors qu’un très violent tremblement de terre secoue le pays. Gabriel échappe au tsunami qui suit le séisme mais son inquiétude est grande, tant pour l’état de la capitale, Santiago, que pour la santé de Sabine, sa compagne, qui y est coincée à l’avant-dernier étage d’un de

Chicken is Doom


Dis-moi, lecteur, tu as envie de lire une histoire dans laquelle un cibopathe enquête pour le compte du FDA dans un monde post-grippe aviaire d’où toute volaille est bannie ?

Tu as envie de lire un volume, "Chicken Tenders", dans lequel tu assisteras à deux mariages ?

Dans lequel tu verras commettre un meurtre de masse au nougat chaud ?

Dans lequel un phoque des Navy Seals est assassiné ?

Dans lequel Poyo, le coq bionique, sauve un royaume de fantasy d’une invasion de légumes animés et cruels avant de s’attaquer à une infestation zombie ?

Dans lequel tu assisteras à l’opération la plus désastreuse de l’histoire du FDA ?

Dans lequel tu découvriras Babycakes, écureuil de combat né à l’ombre d’Yggdrasil, amélioré par cybernétique, et entrainé par un culte nécromantique amazonien ?

Si tu veux tout ça, et bien d’autres choses que je t’épargne, il faut te ruer sur "Chicken Tenders", le tome 9 de la série la plus déjantée de l’histoire de l’humanité des comics, Chew.

Ecrite par ce John Layman qui censure si peu son imagination délirante qu’on dirait qu’il écrit sous acide et dessinée par ce Rob Guillory qui donne une vie foisonnante au récit, Chew est tellement loin de tout ce qui est réaliste, tellement plein de rebondissements incroyables, prend si souvent son lecteur à contrepied en abusant des faux nez, qu’on lit dans un état d’émerveillement devant une histoire qui prouve qu’il y a toujours une nouvelle frontière scénaristique à conquérir.
Les gagmen sont de retour et ils assurent.

Chew t9, Chicken Tenders, Layman, Guillory

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