Mortedant's Peril - RJ Barker

Retour de vacances, donc on va faire bref. Mortedant’s Peril est un roman de dark (and dinky toys) fantasy de RJ Barker, premier tome de la trilogie The Trials of Irody Hasp . Qui est cet Irody Hasp qui s’apprête à vivre assez de tribulations pour qu’elles donnent leur titre à la trilogie ? Il est un Mortedant, membre d’un ordre dont la fonction est de percevoir les dernières pensées d’un mort. Même si l’intervalle de temps perçu est vraiment très court, cela permet parfois de transmettre un dernier mot à un être aimé (ou de dire sa haine) , de découvrir l’existence d’un testament ou d’économies cachées, voire, dans certains cas, de connaître le responsable d’un crime. L’ordre des Mortedant fut prestigieux. Il l’est moins. Dans les luttes des classements (comme dirait Bourdieu) , les Mortedants perdent face à leurs adversaires principaux les Spurriers – qui, eux, créent les objets magiques à grands renforts de sacrifices d’animaux. Les Worshipfuls – qui entretiennent le culte du Howl...

Chicken is Doom


Dis-moi, lecteur, tu as envie de lire une histoire dans laquelle un cibopathe enquête pour le compte du FDA dans un monde post-grippe aviaire d’où toute volaille est bannie ?

Tu as envie de lire un volume, "Chicken Tenders", dans lequel tu assisteras à deux mariages ?

Dans lequel tu verras commettre un meurtre de masse au nougat chaud ?

Dans lequel un phoque des Navy Seals est assassiné ?

Dans lequel Poyo, le coq bionique, sauve un royaume de fantasy d’une invasion de légumes animés et cruels avant de s’attaquer à une infestation zombie ?

Dans lequel tu assisteras à l’opération la plus désastreuse de l’histoire du FDA ?

Dans lequel tu découvriras Babycakes, écureuil de combat né à l’ombre d’Yggdrasil, amélioré par cybernétique, et entrainé par un culte nécromantique amazonien ?

Si tu veux tout ça, et bien d’autres choses que je t’épargne, il faut te ruer sur "Chicken Tenders", le tome 9 de la série la plus déjantée de l’histoire de l’humanité des comics, Chew.

Ecrite par ce John Layman qui censure si peu son imagination délirante qu’on dirait qu’il écrit sous acide et dessinée par ce Rob Guillory qui donne une vie foisonnante au récit, Chew est tellement loin de tout ce qui est réaliste, tellement plein de rebondissements incroyables, prend si souvent son lecteur à contrepied en abusant des faux nez, qu’on lit dans un état d’émerveillement devant une histoire qui prouve qu’il y a toujours une nouvelle frontière scénaristique à conquérir.
Les gagmen sont de retour et ils assurent.

Chew t9, Chicken Tenders, Layman, Guillory

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